vendredi 24 mars 2017

Blood Incantation + Cruciamentum + Atavisma + God of Death @ Midland (Lille) 23/03/2017



    Je l’ai toujours dit, je ne suis pas allergique aux concerts en semaine, loin de là. Alors quand le lendemain je suis en récup, je te laisse imaginer le carnage. Hier ça s’est passé au Midland, une salle que j’apprécie de plus en plus et qui s’améliore énormément. C’est simple : c’est peut-être la seule salle lilloise à survivre à ce génocide en masse du prosélytisme de la violence auditive.

    On commence donc avec God of Death, comme d’hab sur Lille, toujours avec un peu de retard. Formé sur les cendre d’Evil Breath, j’avais pas un souvenir marquant de leur prestation à Oignies en ouverture de Dark Fufu. Après je suis vachement méfiant concernant les groupes régionaux, mais force est de constater que je me suis fourvoyé totalement. Car les mecs hier m’ont totalement convaincu. La base est carrément Death Metal, avec un gros côté mélodico-technique, mais tellement bien foutu que tu m’emmerdes pas une seule seconde. Dis comme ça je suis sûr que tu t’imagines une énième copie de Cannibal Corpse ou un sempiternel groupe de Brutal Death bon pour finir dans la cuvette des chiottes. Mais que nenni vil fêlon ignare ! God of Death, c’est de la déstructuration dans les breaks et dans la façon dont sont construits les morceaux, c’est un duo de chants des deux gratteux ultra efficace (voix prédominante black avec un soutien assez growlé derrière), qui n’est pas sans te rappeler un Belphegor survitaminé (juste au niveau des vocaux j’entends) et accompagné d’une lourdeur sans équivoque. Un gros point gagnant pour un groupe dont je n’attendais absolument rien en fait et PUTAIN ce que j’adore ce genre de surprise. C’est un peu comme si on m’emmenait de force voir une séance de Nuit et Brouillard et que je me rendais compte qu’en fait c’était financé par une campagne SOL . Aaaaargh, j’avais dit que je me calmais sur les blague nazis, désolé. Du coup, ça m’a fait reprendre du houblon et encore du houblon car voir un groupe qui se démarque un peu dans la scène Nordiste, ça me redonne espoir éhé. Pis tout ces passages en tremolo qui auraient pas fait défaut dans un groupe de Black, soutenus par une basse 5 cordes pour un rendu apocalyptique de ses morts, perso, ça fonctionne carrément avec moi. Petit bémol, parce que j’ai toujours quelque chose à redire, c’est que ça m’énerve les mecs qui portent un T-shirt de leur propre groupe alors qu’ils jouent…Putain les gars, on sait que c’est God of death : vous êtes sur le flyer, dans l’event et vous le dites en plus, c’est bon on a compris aha.

    L’occasion de se boire un Chien enragé (Vodka, Rhum, Gin et Tabasco OUTCH), et j’enchaîne avec Atavisma (ouais j’ai pas trop le temps aujourd’hui alors j’essaye de te torcher ça vite fait). J’ai vu le groupe en Novembre dans cette même salle. J’avais été frustré de pas avoir eu le temps de faire un Live Report parce que c’était une sacrée claque, mais vu l’insistance d’une certaines fane de l’Islande, je me suis senti obligé de faire preuve d’intérêt pour e groupe français. Et bordel, je me rappelais plus à quel point c’était FAT !! Les mecs officient dans un Doom/Death ultra sombre et graaaaaaas. Mais gras comme une tronçonneuse, un peu comme le son de Dismember, avec une alternance entre passages blastés qui te donnent envie de te démolir la nuque et lenteur/lourdeur comme un bunker qui te tomberai sur la gueule. Et ajoute à ça un son ultra fort (pour le Midland) et t’as un espoir de survie proche du score du Fion en Mai prochain. Je suis d’ailleurs étonné que Dany (le gérant du bar) laisse passer autant de décibels, lui qui, à l’époque, était ultra reloud là-dessus. Mais le temps passe et, avec le recul, je me dis qu’il avait peut-être raison quand on voit que Le Midland survit à toutes ces fermetures de salles. Du coup, j’ai beau dire, je soutiens totalement le gars et l’apprécie de plus en plus. Brève parenthèse donc, et j’en reviens à Atavisma. Un son tellement monstrueux donc, que t’entends même pas ce que te raconte le chanteur entre chaque chanson. Et pourtant le mec à une puissance vocale incroyable sur chaque chanson. Un truc pas loin de rappeler Incantation mais avec ce son tellement suédois derrière. Perso, j’ai eu l’impression de tronçonner du zombie avec du graaaaaaaaas ! J’insiste mais le son raw qu’ils ont te rend leur Doom/Death encore plus percutant et violent. Ça grésille de tous les côté, ça dégouline par toutes les enceintes, ça t'assomme de lourdeur aaaaaaargh !!!! Jette-toi dessus immédiatement sous peine de louper  un des meilleurs groupes dans le genre de la scène française. Inutile de chercher en Suède quand la qualité est au Rendez-vous ici-même.

    Le temps de boire encore quelques bibines et on continue dans la même lignée avec les Anglais de Cruciamentum et leur Death tout aussi lourd et dégueulasse. Putain mais t’es dans la même lignée en moins Doom donc t’es pas dépaysé. Sérieux, la crasse du son (dans le bon sens du terme) m’a achevé. C’est ultra bien chiadé malgré la voix un peu en retrait. Ça te tronçonne la gueule à grand coups de blasts, de passages plus mid-tempo et à chaque fois la lead qui tourbillonne dans ton cerveau comme une putain de scie circulaire dans tes tripes. Le batteur ma totalement subjugué, j’arrive pas à m’en remettre. On dirait un peu la manière de faire d’un Incantation mais en largement moins étouffant au niveau du son. Ce qui n’enlève rien à la qualité du bazar. En fait, j’ai l’impression qu’il faut plus regarder du côté de Grave Miasma pour te donner une petite idée du truc. Un peu un mélange consanguin entre ça et Incantation donc, pour un rendu ultra fatos de la DASS bordel !!! Ouais j’écris comme je parle et je t’emmerdes. En gros : du gros riffs qui tâche comme une chiasse du lendemain de cuite, de gros passages typés Death/Thrash avec les enceintes qui dégoulinent l’huile de Kebab fermentée, de la mélodie ultra ravageuse qui t'agresse constamment les esgourdes et ….Bah et une petite déception sur la fin. Autant le débit du batteur est ultra saccadé (et je me demande franchement comment c’est possible…C’est pas humain sérieux), autant la dernière chanson m’a cassé toute l’ambiance du truc avec ses riff Hardcore de chiasse. Je m’emballe peut-être un peu mais ça m’a fait redescendre d’un paradis où graisse et oppression prédominent pour tomber dans un étron purulent sans inspiration. J’suis quand même méchant mais heureusement, ce n’est qu’un faux pas dans un caveau où suinte la qualité du Death sépulchral.

    Je vais m’arrêter là (j’te l’ai dit, j’ai pas trop le temps aujourd'hui), parce que Blood Incantation, bien qu'assez bon, m’a pas marqué plus que ça. J’ai été assez marqué par la voix de cadavre du gaillard mais après, ça reste totalement dans la lignée de cette date avec influences Incantation etc. Pas spécialement de ressenti particulier donc je préfère rien dire de plus.

    En résumé : une bonne surprise pour les nordiste de God of Death (nos régions ont du talent éhé), le reste de la date placée sous le signe de la lourdeur, le gras, l’oppressante sensation de pourrir dans une fosse entre les vers et les organes putréfiés, une salle qui devient totalement incontournable depuis des années et qui ne cesse de s’améliorer, des gars que je vois pas souvent en concert (putain Sepuchral quoi merde !), une asso qui, bien que je n’aime pas toutes leur dates, a réussi à taper fort ce soir-là et comme d’habitude : du houblon, du grain d’orge et de l’éthylisme fort agréable !

    Prochaine date à chroniquer : Beleriand avec Antilife (et un troisième groupe mais je sais plus trop quoi) jeudi. Merci à l’asso, au Midland, aux groupes et aux gens qui se sont déplacés (un Midland assez bien rempli pour une fois…D’autant plus surprenant qu’on est en pleine semaine, et en général, les salles sont vides quand c’est pas un vendredi ou un samedi….Et après ça se dit passionné mais ça ne vient pas sous prétexte que ça travaille….Bref, je vais pas m’étendre sur mon avis sur ce public de fonctionnaires du metal).


Allez hop ! ONLY LIVE IS REAL !!!!

dimanche 12 mars 2017

Death/Grind Night @ Liverpool (Valenciennes) 11/03/2017


    Je sens que ça va être du grand n’importe quoi ce Live Report. D’une part parce que j’étais en forme hier soir (traduis-le comme tu veux). Et puis bon… Du death et du Grind en général ça se prend pas le choux, c’est aussi décomplexé qu’un habitué de la Fistinière devant un reportage sur Anal Théo et les matraques.

    Mais remettons les choses dans le contexte. Il y a deux semaines de ça, j’apprends le suicide de Gary, le chanteur de LARDON. Si ce nom te parle pas, sérieux…Casse-toi de mon blog, va crever la gueule ouverte, j'te pisse à la raie. Du peu que j’avais parlé avec lui, c’était un gars pas prise de tête, à l’humour Grind décapant et même un peu réservé sur les bords. Bref, ça m’a fait tout drôle. Ayant loupé la crémation (boulot oblige), je me devais donc de venir à ce concert hommage en quelque sorte, car ils étaient prévus à l’affiche.

    Et dès l’arrivée d’In Purulence sur la scène, ça balance que le concert est un hommage à Gary justement. Petit frisson et c’est parti pour 4 heures de musique qui tâche les culottes de ta grand-mère. J’ai vu le nom passer pas mal de fois dans la région, les mecs étant de Béthune et autant le dire tout de suite : je débarque vraiment comme un con au milieu d’un concert dont je ne connais qu’un seul groupe (Death Agony). In Purulence c’est quoi ? Du Death bien brutal qui défriserait la permanente d’un guitariste de Glam.  Actuel sans tomber dans le piège de la modernité technique ou le Brutal Death chiantissime et pas trop Old School non plus mais ayant bouffé du Cannibal Corpse pendant des années et te le vomissant en pleine face sans toutes ces fioritures techniques-mes couilles. T’as toujours le petit solo bien placé ou la petite mélodie qui fait mouche et les mecs s’éclatent, bien que les instrus sont assez statiques…Dommage. Surtout que les gars ont donné leur premier concert en 2015 apparemment donc faudra se motiver un peu. Mais heureusement, on a là un frontman bien en forme qui n’hésite pas à aller haranguer le public, le sourire toujours aux lèvres et faisant même pousser la chansonnette aux gens sur Verdun (avec ses riff qui auraient eu leur place chez Marduk… Si si !). Autre petit souci pour ma part : la batterie un peu trop en avant. Mais par contre, j’adore le son étouffé de la caisse claire. Alors oui, je pense que c’est un groupe de première partie, mais ils font ça vraiment bien. Du coup, j’ai plutôt pris mon pied, déjà un coup dans le nez sévère avec le Before à la cave à bière de La sentinelle, et puis faut aussi admettre que c’est structuré comme il faut. Imagine un gros tractopelle en ossement humains lâché en plein camp de manouche, un psychotique aux commandes réalisant un charnier bien sanglant, le tout sur une lourdeur écrasante…Bah In Purulence c’est ça. Classique certes, mais une putain de bonne mise en bouche. Ah oui, et j’y pense, le petit truc qui m’a fait tiqué (bah ouais je sais, j’ai la critique facile mais je t’emmerde), c’est le chanteur qui balance que nous sommes tous des Patriotes du metal….Mon dieu, que j’ai horreur de ces slogans. C’est comme la grande famille du metal…Non mais faut arrêter putain. Les ¾ du public en général peut crever la gueule ouverte, y’a tellement de connards qui gangrènent la scène, ouvrez les yeux ! Alors peut-être que je me trompe sur la signification de ce titre de chanson, mais nulle doute que j’ai préféré Verdun. Mais c’est mon côté enculeur de chèvre ça je pense.

    Bref, après cette très bonne mise en bouche, je me rends compte que le barman à un bon coup dans le nez, que la borne d’arcade est éteinte (pas de Street Fighter ce soir :( ) et que y’a de la musique années 90 entre chaque groupe, et ça c’est bien FAT ! Enchaînant Pils sur Pils (bière plate, ils devraient changer pour de la Jupi), voilà Death Agony qui enchaînent. Un bail que je les avais pas vu tiens, et mine de rien, ça m’avait pas mal manqué. J’en ai toujours eu de bons souvenirs en fait et je pense que quiconque ne les ayant jamais vu mérite une flagellation en place pubis à grand coup de barbelés rouillés. Bref, la Blitzkrieg commence et putain c’est comme dans mes souvenirs, juste avec un œil et une oreille plus critique aujourd’hui. Alors que j’en avais le souvenir d’un gros truc de Brutal Death basique qui envoyait du jambonneau en pleine face d’un salafiste sodomite, je me rends compte que c’est au-delà de ça. Ce qui m’a marqué direct c’est ce côté apocalyptique (dans le bon sens du terme) constamment au cœur des compo. Compos qui, avec le recul, sont quand même ultra bien foutues et accrocheuses. Du break là où c'est nécessaire d’en foutre, du lead parfaitement intégré, du riffing plus lent pour mieux te défoncer la tronche avec un batteur digne d’un marteau-piqueur en pleine zone de désamiantage…Bref, du très très très lourd et le son est vraiment mieux sur Death Agony. Tu vas dire que je pars très très très loin, mais j’ai l’impression d’entendre du Brutal Death blackisé en fin de compte, comme du Deströyer 666 qu’aurait copulé avec Demigod sur fond de Necrowretch sans l’écho sur la voix. Ouais je pars loin, mais faut essayer d’imaginer une partouze incestueuse entre tout ça (tout en restant bien axé Death Brutal hein, j'insiste là-dessus), et tu peux t’y retrouver. Moi, perso, j’ai le cerveau qui va rendre l’âme. Et puis je suis toujours impressionné par la prestance de Milouse au chant. Guttural as fuck mec ! Alors que le gars à une voix assez douce quand il te parle en fait mais sa présence sur scène te fait l’effet d’une armoire à glace éhé. Pas le mec à faire chier je pense. Les plus calmes en apparence sont souvent ceux qui peuvent te laminer la gueule en cas de provocation. Pour ce qui est du final, gros bordel qui verra la gratte de Milouse lâcher et du coup, continuer à une seule gratte, le chanteur se consacrant exclusivement à la chansonnette purulente et venir nous taquiner dans le public, ce qui m’aura valu le réveil de ma côté fêlée ahaha. Mais ça valait bien le coup, moi le mec qui est de plus en plus statique en concert, rejetant tout ce qui touche aux « pogo » (terme de metaleuleux que je hais avec le temps), circle pit et slam de merde. Bref, faut admettre que j’ai bien évacué le stress comme un puceau dès qu’on lui touche le bout de pine. Petit regret pour ma part : l’absence de la reprise de Paranoid, mais je ne sais plus s’ils la jouent encore, ils en ont sûrement eu marre et ça se comprend.

    Allez hop, le temps de passer à la Barbar (ouais j’en peux plus de leur Pils à la con), et on va voir ce que donne le Black/Grind de Putrid Lust. Les mecs sont deux : un chanteur et un guitariste, plein de sang sur la gueule, en fond, une boite à rythme à la con. Et alors….alors quoi ? Bah figure-toi que c’est loin d’être mauvais. Ou alors si dans un sens, dans le sens de la scatophilie, du grand n’importe quoi apocalyptique et de la vénération du Malin pornographique. Bah écoute... tout ça mélangé, je trouve le truc ultra bien chiadé. Et justement, c’est ce côté à l’arrache qui fait mouche chez moi. Alors résumons la chose au mieux possible : tu prends toute la violence de Impaled Nazarene (alors c’est peut-être le T-shirt du gratteux qui m’influence) sans le côté Rock-n Roll et tu la balances version Grind bordélique, le tout entrecoupé de passages électro/années 90/trip de drogués et des blagues de 2 secondes ou des discours scato et PAF !! Grosse branlée en pleine gueule. Et je culpabilise pas d’avoir balancé plein de doigts d’honneur au groupe parce que c’était justement dans l’esprit. Franchement, je m’attendais pas à autant de violence et de liquéfaction du cerveau sur Putrid Lust. Je trouve du coup qu’ils portent mal leur nom, parce que tu t’imagines voir un groupe de Death bidon et en fait…C’est juste une putain de gangrène du cerveau express qui te donne envie de te rouler à terre et finir total PLS…Mais un PLS scatophile (PLS Caca), satanique (PLS Bouc noir) et purulent (PLS Brain Dead). Et ceux qui viennent d’y voir une référence à Kaamelott ont gagné…toute mon estime (référence aux inconnus par-dessus le marché). Bref, excuse mes palabres, j’ai repris une binouze par-dessus alors que j’ai pas dessoûlé d’hier. Donc pour revenir au concert, j’ai surkiffé, j’ai pris ma branlée, j’ai adoré, j’ai jamais vu de groupe pareil et putain ce que c’est bon ! Et finalement, les gars sont vraiment carrés et talentueux dans leur bordel merdique, c’est ça qu’est bon !! Même quand ils touchent au Punk, j’en veux pour preuve cette chanson qu’on peut voir sur leur facebook d’ailleurs. GG Allin Black Crust quoi aha. Pour résumer : concert gagnant pour le groupe, apocalyptique as fuck et crachant toute leur haine de l’humanité sur fond de caca purulent. J’espère simplement qu’à leur prochaine date, y’aura plus de public, parce que je ne sais pas si c’était les 3 concerts en même temps ce samedi (Celeste à Béthune et Vortex of End à Bruxelles) ou le fait que ça se passe à Valenciennes, mais j’ai trouvé la salle vide …

    Bref, les absents ont torts et n’auront pas eu la joie de savourer la musique recherchée de Anal Geriatric Infection…non j’déconne, c’était ultra n’importe quoi. Si t’apprécies Gouda’s Hole et Mulk c’est pour toi. Et perso, ça me fait plutôt marrer. Quoi de mieux qu’un connard cagoulé ayant fait mumuse avec des claviers électros et une boite à rythme dégueulasse qui te grogne en pleine gueule avec ses deux micros pitchés quand tu viens de voir 3 groupes où tu dois déjà débrancher ton cerveau ? Bah c’est parfait pour te cryogéniser les neurones, et ce grand bordel totalement absurde m’a fait passé un moment excellent. Le peu du public dansait comme à un concert de Grind (mais finalement, c'est vrai que c'est un sous-genre du Grind), t’avais l’impression de vouloir rire comme un psychopathe en dévorant des intestins et faire caca sur des tétraplégiques. Moi je dis bingo ! Et viens pas me sortir « c’est pas de la musique, c’est n’importe quoi, c’est honteux de faire des trucs pareils, c’est…. » BREUM !!! Ok je suis assez clair là ?? Je t’enverrais cordialement matter l’épisode sur le caca de 2Guys1Tv, cette sainte émission, non sans t’avoir préalablement sodomisé aux gros graviers. Bon, pour faire simple, j’ai pas pris de notes sur AxGxI, du coup je sais pas trop quoi dire mais je pense avoir été à l’essentiel avec mes souvenirs d'alcoloo heureux.

    Un agréable moment, toute la bande de potes réunie, de la bière à foison, du gras, du lourd, de la violence, et un bar vraiment sympa. Pensez juste à changer votre Pils les gars parce que j’ai juste envie de la vomir quoi.


    Merci à l’asso (si asso il y avait, j’avoue je suis venu un peu à l’arrache, sans me renseigner sur rien), au bar, au (peu de) public présent, et aux groupes, tous bien classieux dans leur délire. Mention spéciale à mon tio (mais grand quand même) Milouse qui m’avait manqué sur scène et qui nous à prouvé qu’il savait gérer les problème technique éhé. Et surtout, merci aux potes ! J’veux pas faire mon sentimental de merde mais sans ces mecs/gonzesses, je crois que je me bougerai quasi jamais en concert et je perdrai beaucoup de bons moments priceless. AAAAAAAAARGH allez, merci d’avoir lu ma prose dégueulasse et ONLY LIVE IS REAL Bordel !!!!!!!!!!!!!!!

lundi 20 février 2017

Cultus + Antilife + Blackdeath @ Smile café (Liège) 19/02/2017


    Je sais pas ce que j’ai en ce moment, mais les concerts du Dimanche soir me motivent comme un agent SS lors de la nuit de cristal ! Désolé pour la métaphore, la Night of Honor de ce Samedi me fait remporter un certains nombre de points Goldwyn.

    Ce soir, nous avons donc une affiche qui se joue dans un petit café du centre-ville de Liège. Première fois pour moi, et pourtant on m’en avait pas mal parlé. A peine rentré du dimanche, je saute dans ma caisse, un petit crochet sur Lille et c’est parti. Premier constat sur place : c’est dans une rue piétonne, je tourne vingt minutes pour trouver une place et, vu que je suis aussi bon en orientation qu’une manchot excelle dans la masturbation, je prie le Grand Cornu pour que mon GSM tienne le coup avec le GPS piétons. Finalement, ce fut facile et ni une, ni deux, je m’envois une mousse en terrasse chauffée. Second constat : le lieu est excellent, le bar étant situé en retrait de la scène mais non séparée de celle-ci. Ajoute à ça un petit Marduk Dominical qui tourne et tu sens que ça va puer la transpiration ce soir. L’évènement annonçait une vingtaine de personnes mais j’ai l’impression que plus de monde s’est bougé avec une trentaine de personnes présentes. C’est vrai que les concerts du dimanche (tout comme ceux en semaine) motivent pas forcément les gens mais, perso, j’ai quand même 2h45 de route qui m’attendent derrière avec un réveil à 6h le lendemain après avoir passé une nuit de 5h la veille, donc niveau motiv, je pense qu'il est difficile de faire mieux. Quand on aime, j’estime qu’on doit s’investir. Bref, ceci est un autre débat, mais au moins je me dis que ça épure aussi le public, et que les gens ce soir valent le coup.

    Bref, c’est à Antilife de démarrer leur cérémonial sanglant et satanique. Tu dois sûrement déjà savoir mon appréciation du groupe si tu m’as déjà lu et, bien que non chroniqué dimanche dernier, j’avais été les revoir en Belgique. Et y’a pas : leur haine de l’humanité fonctionne toujours. Y’a quelque chose dans lequel je me retrouve à chaque fois que je les vois jouer et c’est un vrai défouloir, alors que je ne bouge pas tant que ça. Disons que c’est tellement intériorisé que je me sens pas « obligé » d’aller bousculer du monde pour que ça suinte la haine. Bien évidement, on est là face à du Black dépressif…mais ô combien violent. Les chansons démarrent bien souvent lentement (Worms ou Shoot in my fucking skull à tout hasard), mais finissent toujours à un moment ou à un autre par éclater dans un flot de blast-beats qui te donne envie de taper les gens autour de toi. Ajoute à ça un pur décor avec os et ce qui m’a l’air d’être des abats de bidoche, et tu sais que tu vas assister à un pur rituel où le groupe invoque Satan afin d’exterminer l’humanité car le dégoût de ces gars envers celle-ci est totalement exacerbé. Et j’en veux pour preuve Psycho, le chanteur, ayant passé son concert de profil à hurler ses lignes de chants suraigues face à un être imaginaire, comme un dialogue avec Lucifer lui-même. Après, si t’as déjà assisté à un de leur concert, tu connais la recette : un des deux gratteux dégoulinant de sang de porc (on le sent, pas de doutes là-dessus), les prières sataniques d’un Psycho totalement possédé, le flingue sorti sur Shoot in my fucking skull, te glaçant le sang lorsqu’il te vise avec, le chanteur qui joue avec du sang pas très hallal, l'intégralité de l'album joué et cette reprise de Dunkelheit. Mais le point culminant du concert restera toujours la violence du batteur qui, en fin de set, avant de jouer la reprise, se jette sur quelqu’un du public. Ce soir, ce fut préalablement sur le bassiste du groupe, puis sur ma gueule. Un défouloir où, me sentant totalement possédé par cette haine envers toute la fange du monde, me permet d’extérioriser tout le mal-être qui suinte dans les tréfonds de mon esprit. Le seul bémol que j’émettrais cette fois-ci serait l’absence de samples (fin, surtout à cause de l'absence du mec qui passe les samples apparemment). Donc pas d’intro, et pas d’interludes entre les chansons.

    Blackdeath était annoncé en « tête d’affiche » mais ont préféré jouer en second. Ça foutra pas le bordel avec Cultus parce que c’est exactement le même line up. Laisse-moi éclaircir comme je peux ton intellect de mollusque : Cultus est un one-man-band de Hollande qui, pour le live, s’entoure des mecs/la batteuse de Blackdeath (Russie). Et ça tombe bien, parce que le gars joue la guitare en live dans Blackdeath. Bref, encore un truc de consanguins pour ceux à qui la Vodka ne suffit plus pour se réchauffer. Une fois les choses mises au clair, parlons musique…Et laisse-moi te dire qu’on en aura vite fait le tour. Troisième fois que je vois le groupe. Les deux premières m’ayant laissé totalement froid à cause de leur son pourri comme pas possible. Première bonne nouvelle : ce ne sera pas le cas ce soir. Mais bon…c’est pas parce tu changes les prostituées que la maison de passe sera plus propre. Après coup, je me suis rendu compte en discutant avec un pote que c’était du War Metal sans Blast-Beat. Du coup, y’a un peu un problème. Franchement, je vais les éviter comme la peste ce groupe parce que je le trouve excessivement surestimé. Du "War metal d'ascenseur" comme il disait justement aha. Aucun intérêt, aucune énergie et des accoutrements ridicules. Ah oui, et puis un bassiste qui joue comme un pur autiste.

    Bref, je préfère passer à Cultus qui m’a bien foutu sur le cul. Grosse découverte de la soirée donc et j’ai un peu de mal à mettre le doigt sur mon ressenti bizarrement. J’y ai trouvé tellement d’influences synthétisées dans ce groupe c’est juste ouf. Déjà, tu sens clairement le riffing classique d’un Darkthrone de la grande  époque, joué en live d’une manière assez incisive et glacée, mais un Darkthrone qui essayerai de constamment de taper des mélodies à la Der Weg einer Freiheit avec l'énergie d’un Marduk (surtout la batterie en fait). Je pars loin mais ça me semble tellement classique et fourni à la fois que je galère à m’y retrouver moi-même. Je songe sincèrement à m’écouter ça à tête reposée parce que si je ressens ça après le concert, c’est que je risque d’y trouver mon compte. Je me suis pas fait chier une seule seconde en tout cas et ça m’a paru vraiment court. Un petit tour sur metal-archives et je vois que le gars officie dans l’art noir depuis 2001 et que la disco est finalement assez aérée. J’ai aussi souvenir que la voix crachait énormément, dans un registre ni trop aiguë, ni trop branlette, et puis j’ai beaucoup apprécié le fait qu’on entendait bien la basse. Monsieur l’autiste prouve qu’il sait quand même jouer, et que c’est son autre groupe le vrai souci aha. Bref, j’ai un peu de mal à développer plus que ça sur Cultus parce que j’ai moi-même du mal à m’y retrouver. Sache que si t’aimes le Black Metal traditionnel et le Black qui t’ajoutes un soupçon de mélodie (une sorte de mix entre la scène finlandaise et un Negator des famille qui aurait abandonné le Trigg et la prod aseptisée), jette-toi sur Cultus qui ajoute un souffle épique sans tomber dans le riff de tapette en version crue et en rendant bien hommage à la scène norvégienne.

    Un Live Report un peu vite expédié aujourd’hui, mais osef, j’ai jamais prétendu être journaliste (je leur chie d’ailleurs cordialement au visage à tous ces branleurs qui se prennent pour des chroniqueurs objectif…C’te blague quoi !) et j’aime écrire quelque lignes sur les petites dates qui ont lieu dans le coin. Et en ce sens je tiens personnellement à remercier Melody et Flocky qui sont deux personnes que j’ai rencontré il y a peu et ont l’air de franchement bien faire vivre la scène de ce côté-là de la Belgique. Merci au Smile café, dommage que ce ce soit si loin, sinon je sens qu’il y en aurait des week-end imbibés là-bas éhé. Et enfin aux gars d’Antilife et de Cultus pour leur prestation mémorable.

Spread the plague : «  Kill yourself, Worship Satan »

dimanche 12 février 2017

Excruciate 666 + Surpuissance + Sepulchral Voices @ Midland (Lille) 11/02/2017


    Enfin il neige ! Ouais bon, ça tient pas, mais c’est un peu comme les prémices d’une guerre imminante où le froid et le old school seront mis à l’honneur. Alors faut savoir qu’il y avait quand même deux autres dates qui me faisaient de l’œil ce soir là. A savoir, Antilife de dernière minute en Picardie, et la release party de Slaughter Messiah en Belgique. Honnêtement, j’ai fait au plus simple et j’ai préféré privilégier les potes pour soutenir le Xavier, la « légende » comme dirait Jérém Maltkross. Et pour une légende, je me dis que c’est pas faux. Le mec, avec Wolves of the Underground, a fait venir du putain de beau monde dans le coin. Monarque, Borgne, Forteresse, Tsjuder, Endstille, Setherial, Profanal entre autre, et s’est toujours démené pour faire vivre la scène Underground du Nord. Que ce soit Dark Managarm, Hats Barn, Excruciate 666… Ils y sont tous passés. Le mec est un bon pote, mais c’est pas pour autant que je vais lui sucer les boules dans un Live Report, soyons clair. Mais comment veux-tu dire du mal d’un gars qui a su gérer de pareilles dates ? Alors oui, il est souvent ivre, laissant sa caisse sans sécurité, il se retrouve avec des merdes de thunes maintes et maintes fois car pas grand monde vient à ses dates. Mais bordel, on s’en fout ! L’esprit est là putain ! Un esprit passionné et totalement dévoué à défendre cette musique. Et d’ailleurs, c’est dingue le nombre de gars qui lui cherche des crosses ces derniers temps, franchement je comprends pas. Hier, on était prêt à démolir un connard qui assurait avoir payé deux fois l’entrée, il s’est fait virer par le patron et a même voulu me sauter dessus à l’extérieur. Le gars se dit « fan » de Black Metal, et c’est la première fois que tu vois s’gueule à un concert. J’en fait très souvent comme tu le sais, et on voit toujours les même têtes, alors une raclure pareille, je l’aurai pas loupé. Foutez moi ça au four et qu’on en parle plus.

    Bref, ce matin, la tête tourne encore un peu et je vais me dépêcher d’entrer dans le vif du sujet avant de finir de dessoûler. Un bol de chocolat, une clope, un tour aux chiottes et me voilà opé pour chroniquer ces trois groupes défendant purement et simplement l’ancien !

    Sepulchral Voices ouvrent donc les hostilités d’une date qui sent bon l’hommage au vrai metal extrême, celui qui te donne envie de t’arracher la nuque et, malgré la trentaine de personne présente ce soir, promet déjà un moment des plus éthyliques et épique. Le groupe démarre sur une tiote introduction qui sert strictement à rien et est totalement moisie (j’ai dit que je ne suçais les boules de personne ce soir, non ?) qu’ils feraient mieux de jeter à la poubelle. Merde, les mecs défendent le vieux (mouahahaha) et il y a pas besoin de faire une intro quoi, déconnez pas ! Heureusement, ça dure pas longtemps et le Gianpetro nous ouvre les hostilités, les choses sérieuses commencent et tu sens direct que les mecs en ont bouffé du Hellhammer, du Motörhead et du Bathory. PAF !!! Manque plus qu'Hélène et les garçons et c'est parfait! T’as juste envie d’aller acheter une Dolorean et de la programmer sur 1983 histoire d’aller revêtir ta veste à patch et d’aller taper discut à Tom G Warrior. La quasi-totalité de leur album, Defenders of the old y passe, mais pas que ! Les gars ont su étonnamment laisser la place à quelques songs de leur EP avec Total Chaos et Nuclear War notamment (renommé sur leur setlist par Total Kellogs et Nuclear Boire aha) qui t’envoit juste une dose d’amphétamine à même le cœur et le cerveau et te redonne l’envie d’aller chercher de la bière et te démolir le crâne. Le tout soutenu par un batteur assez impressionnant qui, pour la soirée, aura l’occasion de jouer deux fois (Sepulchral Voices et Excruciate 666). Le mec mérite bien son surnom de Johnny Turbo et, bien qu’imbibé, assure un max et frappe comme la Gestapo en 1940. A tel point que le mec gueule « putain j’ai déjà des crampes » avant la moitié du concert aha. Et puis ce Gianpetro ultra motivé qui, bien que sans corpse paint ce soir, crache tout son amour pour la vieille école. D’ailleurs, petit détail balancé (sûrement à l’attention de monsieur Deadlight), comme quoi certains se foutent d’eux car leur album s’appelle « défenseurs du vieux », mais non, c’est bien défenseur de l’ancien, et tu le sens à chaque riff où la mélodie thrashy côtoie le brisage de nuque à la Motörhead. Regarde Black Leather Bitch ou Nuclear war bordel !
En bref, une bonne entrée en matière de vénération de l’ancien, un groupe qui applique la recette comme il faut, sans apporter grand-chose certes, mais quand c’est bien fait, faut le dire et c’est le genre de chose qui fait bien plaisir.
Ah oui, et j'ai oublié mais putain, la reprise de Outbreak of Evil en fin de set surbutte carrément et ça fait du bien aux esgourdes!


SETLIST : 

Sepulchral Voices
Faster Than Death
Burn the False Cult
Gates of Hell
Speed Metal
Defender of the Old
Black Leather Bitch
Total Kellogs
Nuclear Boire
No regret
Satanic R'N'R (tu rajoutes une barre sous le R et ça fait Satanic R'N'B)
Ong Jager
Outbreak of Evil (Sodom)



    Quatrième bière et je me sens toujours sobre. Je me dis qu’il y a un problème, ou alors que mon foie commence à trop s’habituer à l’alcool, c’est mauvais. Du coup, il est l’heure de taper dans la Chouffe en pression et d’aller entretenir le colocataire du poumon, discutant philosophie et origami avec le peu de personnes présentes ce soir au Midland. A tel point que j’en loupe trois chansons de Surpuissance aaaargh. Je les avais vu/découvert récemment à l’occasion du Hard & Heavy metal fest au Red Studio de Douai, mais ils avaient du écourter le set en ne jouant que trois chansons, dont le fameux " Affamé de metal "  (et non assoiffé de metal n’est-ce pas Ulf ?) que j’ai loupé hier du coup aha. Mais peu importe, à peine entré dans la salle que je me fous devant, la bière brandie, me prenant du riffing incisif plein la gueule. Leur Thrash lorgnant sur une petite dose de Heavy pas dégueu du tout, pour ne pas dire excellent, marche d’enfer et t’as immédiatement envie de brandir le poing et de partir en croisade contre le mainstream à grande dose de tabassage en règle. La voix me fait légèrement sourire, car l’effet de réverb ou d’écho dessus donne l’impression que le mec chante dans une cuvette de chiotte. Mais le rendu à totalement son charme. Je suis de toute façon conquis par leur Thrash des familles. Mention spéciale à Cracheur de sang et son refrain qui te reste en tête ou encore à Tout déchirer. Des titres kitsch (ça doit venir de là leur côté heavy à la française éhé) qui sont pas sans te rappeler un bon vieux ADX de l’époque en version Thrashy. Et puis regarde-moi ce batteur qui se donne à fond. Mais en fait chacun des trois membres se démène pour rendre hommage au Thrash de la grande époque, en appliquant une recette très efficace et je trouve même qu’il apporte quelque chose au style. Loin des classiques et tellement inspiré par ceux-là même, tu sais où tu mets les pieds et tu sais que tu vas te démolir les cervicales. Surpuissance portent bien leur nom.
Petit bémol qui n’a rien à voir avec la musique : je déteste cordialement les gens qui portent des T-Shirt de leur propre groupe sur scène. Voilà, maintenant, vous avez une bonne raison de me casser la gueule.

SETLIST :

Rescapé du chaos
Hellriders
Affamé de Metal
Cracheur de sang
Atomisé
Dévastation
Commando Terreur
Tout déchirer
La horde noire
Surpuissance



    Bon, ENFIN, mon coup dans le nez se déclare et j’enchaîne avec avidité le sacrosaint breuvage qui rythme mes week end. Tiens, d’ailleurs, tu m’excuses mais j’ai une 3 monts à ouvrir [ellipse temporelle] … Voilà qui est mieux !! Hop, on se désaltère, on se masse le cou (parce que parler d’Excruciate 666 me redonne des crampes de cervicales) et on attaque.
Excruciate 666, si t’es un tant soit peu amateur de VRAI black metal et que tu bouges un peu dans la région, tu les as forcément déjà vu. Sinon, tu peux aller te jeter sous un train ou t'ouvrir les veines en écoutant Sopor Aeternus. Car les mec abreuvent depuis 20 ans la scène d’un War metal sans concession, comme une version bâtarde de True Black avec un Blasphemy des dimanches matin. 20 ans de carrière, mais ce n’est que depuis 2010 que les mecs carburent sur les sorties de qualité. Fin, c’est pas un rythme à la Agathocles non plus, mais je pense que leurs meilleures sorties se sont concrétisées avec le premier album. Sorties régulières, dont un split avec Decayed (excusez du peu !) qui aura bien été à l’honneur ce soir (mais j’y reviendrai). Le groupe sait qu’il arrive en terrain déjà conquis, mais en profite justement pour asséner une frappe décisive avec pour arme, une kalach à la batterie (Johnny Turbo Round 2), des hurlements d’éviscération sur 6 cordes qui te sortent de l’ampli, et un appel à la destruction craché à même tes oreilles. Les mecs ont toujours su garder un son bien cradingue mais tellement adapté à ce qu’ils font. A côté, Blasphemy ce sont des petits joueurs. La guerre est déclarée et, bien qu’ignorant assez la première chanson, je me prends une baffe de fou devant Sons of Warfare tirée du split susmentionné, précédé par un Iron Blood ashes qui fait son petit effet. Justement, parlons-en de la setlist ! Je suis certes content de découvrir une tripotée de titres pas encore sortis, mais bordel, je suis quand même un peu dégoûté de pas reconnaître la moitié des morceaux du coup aaaargh. Toute proportion gardée, il est vrai que du coup, ça renouvelle le groupe et t’assistes pas à 10 concerts pareils avec eux, mais j’aime pas voir un groupe que j’adore, jouer des titres que je connais pas aha. Mis à part ça (et le fait aussi que le décor était absent ce soir…Et alors les gars, les têtes de cochons qui finissent en football d’intérieur et les grosses croix à l’envers ??), les nouveaux titres promettent un assaut sans compromis qui ne laissera debout que les plus forts d’entre nous, et ce n’est pas la populace réduite qui me contredira ce soir-là. A voir l’engouement du public, comme à chaque fois, tu sais que la guerre est gagnée d’avance.  Puis je sais pas, j’adore leur corpse paint, dégueulasse et net à la fois, et un Morgraven en cartouchières croisées sur le torse… Tout y est et ça marche A CHAQUE FOIS. Le summum est atteint par l’heure de la soirée où tout le monde commence à être assez éthylisé, Ulf slamme, monte sur scène, et tu sens que l’orga est donc plus que passionné, que c’est viscéral et que ça te donne envie de vivre POUR ce genre de truc. Et sans compter les mecs des autres groupes ultra motivés. Que ce soit le batteur de Surpuissance au premier rang brandissant le point, le Gianpetro faisant de l'air guitare sur un tabouret (pas debout sur le tabouret non, le tabouret pris pour une guitare! Je te laisse imaginer la scène), ou encore des accolades avec les trois personnes susnommées et mon cher prince (je me comprends, il se reconnaîtra), t'es juste heureux d'être venu ce soir! Je peux comprendre que certains font pas de concerts et se la jouent misanthrope parce qu’il y a toujours quelques branleurs kikoolol metal qui s’y ballade (n’est-ce pas monsieur « j’ai payé deux fois ma place »…) mais hier, toux ceux présents étaient des vrais j’ai l’impression. Je préfère carrément voir 30 personnes passionnés que 120 cons qui se la jouent True Black comme la moitié du public au concert de Djevel la veille. Et que dire de Battlehammer of the inner war qui fait toujours un effet monstre!!! Putain faut vraiment que je répare ma gratte, le guitariste habite à 4 rues de chez moi et m'a promis de m'apprendre des morceaux éhé. Bref, je ne vois pas trop quoi dire de plus. Les fils de la guerre sont arrivés pour vaincre, la guerre fut déclaré et remportée avec fierté, nous endoctrinant tous d’un appel à la destruction. Et si le catholicisme ne fait plus peur à personne aujourd’hui, les deux décennies de guerres d’Excru leur a appris à cibler le véritable cancer des civilisations d’aujourd’hui, comme le prouve le futur titre Porkus Diabolikus.

SETLIST :

Infernal War Machine
Iron Blood Ashes
Sons of Warfare
Sign of Desaster
Porkus Diabolikus
Thunder in the Black Skies
Medieval War
Black Death Troopers
Rites of Torturers
Furious Thrashing Rage
Battlehammer of the Inner War
Absolute Filth Crusher



    C’est donc l’image d’un terrain dévasté qui me reste en tête après l’invasion des nordistes (et des belges de Sepulchral Voices cela dit), et je ne vois pas d’autres solution que de m’enfiler ma 3 Monts aujourd’hui pour me remettre de mes émotions. Car si hier, j’étais pas dans un état d’esprit spécialement joyeux, ce concert à réussi à me sortir d’une période un peu dépressive le temps d’une soirée et ça, c’était pas gagné. 

    Un grand merci à ce bon vieux Ulf! WOTU rennaîtra dans la grandeur mec! Et y'aura moyen de gérer quelques bonnes dates tu verras! Merci aux groupes, tous énormes. Dans ce genre de concert, c'est comme lorsqu'un fait divers pédophile et consanguin à lieu dans le coin : j'ai juste envie d'appliquer le logo "Nos régions ont du talent"... Merci au public présent, ainsi qu'à Jérém de Maltkross (pas trop eu l'occaz de discuter et d'acheter des trucs cette fois désolé..J'attends toujours ma paye....), et merci aussi au bar et à Dany, gardant la tête hors de l'eau pendant que d'autres salles sont obligées de fermer (tout mon soutien à El Diablo soit dit en passant).

    Je vous laisse, je dois appliquer de l’onguent sur ma nuque, sinon demain j’vais me bloquer un organe en zone.

Bref, tout ça ça m’a donné envie d’envahir la Pologne.

La semaine pro, date dans la continuité d’un Call of Terror avec la Night of Honor. Live report ou pas ? Hésitation, faudra que je vois avec l’orga.

Bonne bourre !


ONLY LIVE IS REAL !!!!

samedi 4 février 2017

Ragnard Winter Night @ De Verlichte Geest (Roulers) 02/02/2017


    Quand j’avais 16 ans, je commençais à me prendre la dureté de la vie en pleine face. J'ai commencé à me scarifier les bras, j’avais constamment des idées noires et je cherchais un exutoire. Et puis j’ai découvert le metal extrême (Transilvanian Hunger, Balrog, Gris – Il était une forêt, Belphegor – Bondage Goat Zombie entre autres) et c’est comme si le mal s’accentuait, me confirmant que la vie était noire, impossible de revenir en arrière, que les choses ne pouvaient que s’empirer. J’avais raison dans un sens, sauf sur un point : j’avais enfin trouvé une sorte de catharsis pour évacuer ces idées noires, me permettant de mieux supporter toutes ces merdes qui te tombent dessus, tout en cultivant cette haine de l’humain qui naissait peu à peu au fond de moi. Et une chose en amenant une autre, me voilà à rencontrer les personnes qui ne sont pas loin de penser exactement comme moi, avec une vision des choses en totale adéquation et une conception de la musique totalement similaire. Ça peut t’enfoncer comme te faire supporter les choses en t’évitant le suicide, afin de garder la tête hors de l’eau et pourvoir ainsi diffuser la sacro sainte parole de l’auto-destruction. Eh bien Antilife, c’est exactement ça.

    A 20h, ce Jeudi 02/02/2017, le suicide collectif commence sur l’introduction de leur album (enfin sorti pour l’occasion). Une basse bourdonnante, des rires de bébé…et le claquement sec et létal d’un flingue. Les choses sont claires : bien que la date soit un soutien au festival Ragnard Rock, point de flûtes ou musette, ni de Pagan Black des familles. Psycho, le chanteur, toujours aussi taré, arrive sur scène le bide lacéré (et je n’ai pas souvenir de l’avoir vu autant scarifié). Qu’avons-nous au programme ici ? Si tu me suis un peu, tu ne seras pas sans savoir que j’ai déjà vu à deux reprises Antilife (et je pense avoir déjà pas mal développé le truc dans mes anciens LR), et c’est « sans » surprise que le groupe commence sur Worms, seule chanson qui m’emballait pas trop au début. Seulement, depuis le temps, l’album a tourné autant de fois que la lame sur mes chairs, via bandcamp et youtube, et je la trouve tout simplement énorme, tout comme les enchaînements suivant (Welcome to my (ANTI)life, Bad day...En fait, chaque chanson apporte son lot de haine et de dépression). 

    Alors la recette Antilife est assez simple : du dépressif mais de la haine comme pas possible. Je l’ai déjà précisé auparavant mais jamais je n’ai pu voir un groupe sachant aussi bien allier les deux, les groupes de DSBM ayant tendance à trop miser sur la lenteur et les pleurs de gothiques qui se scarifie à la feuille de papier aha. Ici tu auras droit à de la violence viscérale et un rejet total de la vie au sens humain du terme, un dégoût de ce qui nous pousse à respirer et la gloire de l’auto-destruction. Animé par ces sentiments, le groupes se compose de plusieurs cadavres : deux guitaristes qui t'envoient le riff ou le lead qui percute ton esprit comme la balle sur les fragments de ton crâne, mélodique mais lancinant à la fois et qui te prend aux tripes, un bassiste masqué (que l’on entend d'ailleurs assez bien tout au long du concert), tel un terroriste souhaitant exterminer la totalité de l’humanité, un batteur accoutré de la même façon et qui, à la fin du concert, sort de derrière sa batterie, se déplaçant comme un zombie détruit par la vie et tout son mal-être, avant de trouver sa cible dans le public et se jetant sur lui pour le rouer de coup. Tout le public s’écarte, regardant le défouloir du batteur et le mec qui essaye tant bien que mal de se défendre, encaissant les coups et la rage du batteur. Perso, si certains cracheront à la gueule du groupe pour ça en te sortant le coup du non-respect du public et toutes ces conneries, je comprends parfaitement la démarche. Et t’es devant un groupe de DSBM extrême. Les mecs sont intègres, il vivent ce qu’ils jouent, ils se comportent comme ce qu’ils font passer dans leur musique. Si t’as peur de te froisser un muscle, retourne pleurer dans ta piaule d’adolescent et va te branler sur tes posters de Within Temptation. Ou mieux, comme dit le groupe : Hail Satan, Kill Yourself….

    Bref, revenons-en au concert et je reviens vite fait sur le chanteur également. Je serai toujours et à jamais impressionné par cette voix partant souvent en suraigus inhumains. Au final, je vais vraiment finir par croire en l’existence de Dieu et Satan, car ce genre de cris doit forcément être inspiré par la Grand Cornu Himself ! Je vois pas comment c’est possible autrement. Et une présence scénique toujours incroyable, tapant ses musiciens qui continuent de jouer, imperturbables, tels les spectateurs de leur propre dépression, et se tapant régulièrement lui-même sur le crâne et le torse avec le micro. Et si ça s’arrêtait là… Vers la fin du concert, le voilà prendre un crâne rempli de sang, en lancer sur le public et porter le calice de fortune à ses lèvres pour s’en renverser dessus. Vu l’odeur et connaissant le personnage, je sais pertinemment qu’il a pas été se servir dans une boucherie hallal. Et puis t'as toujours Psycho avec son flingue sur Shoot in My Fucking Skull, visant le public, se le foutant sur la tempe...
Enfin, pour clôturer les choses de manière grandioses après l’intégralité de Life is Pain joué sur scène, nous aurons droit à une reprise de Dunkelheit de Burzum. Et ce fut la bonne surprise car, jusqu’à présent, les mecs reprenaient du Silencer. Au moins, voilà qui permet de renouveler la chose.

Bref, un très bon cérémonial pour inciter les gens au suicide. Toujours aussi fort, toujours aussi personnel, toujours aussi haineux et extrémiste. A voir si j’irai les voir dimanche 12/02 (ça dépend des thunes). 

    Inutile de te préciser que ce sera le groupe que j’aurai le plus développé dans ce Live Report, les deux groupes suivants m’étant assez inconnus au bataillon. Je ne serai donc pas très précis les concernant mais comme d’hab, je parlerai beaucoup du ressenti.
Selvans, les Italiens, attaquent donc, officiant dans un Black Pagan qui n’est pas sans rappeler Nokturnal Mortum sans le côté musette ou les premiers Negura Bunget. En fait, t’as quand même un peu de synthé, mais c’est plutôt discret et pas autant prononcé que dans les deux groupes précités. Alors après t’as tout l’attirail au niveau des costumes, avec un chanteur en guenille assez scénique. Je sais pas pourquoi, mais je l’ai trouvé très présent sur scène grâce à un festival de mimiques, pas que ce soit ridicule, mais bien dans l’esprit de leur musique. Un peu en décalage avec notre époque en fait, mais ça renforce leur côté « Pagan ». Je reviens sur les synthés mais je trouve ça bien dommage qu’ils ont pas de claviériste en live. Parce que le peu qu’on entend renforce bien l’esprit guerrier du bazar. En gros, même s’il m’aura fallu deux trois chansons pour rentrer dedans, j’ai vraiment su apprécier leur Black païen, ayant l’impression de partir en guerre contre la civilisation à grand coup de matraquage de fûts, la double balancée telle une cavalcade de chevaux en charge contre le grand ennemi juif du monde (j’entends par là le Christ, n’y voit pas là un discours antisémite influencé par le Call of Terror hein!), pour un retour aux valeurs ancestrales prônées par un chanteur qui, vers la fin du concert, se ramènera avec un énorme tambour, instrument qu’il jouera avec des os.  J’ai particulièrement apprécié ces passages atmosphériques, où les nappes de sythés côtoient la flûte discrète…Comme une envie d’être dans une forêt sous la neige et méditer sur ma vie… Mais la voix écorchée (bien qu’un poil en retrait) du chanteur te rappelle à l’ordre, t’enseignant qu’il n’y a pas à tergiverser plus longtemps et que tu dois prendre les armes pour te relever et garder la tête haute. Bref, des hymnes guerriers as fuck sans tomber dans l’auto-parodie d’un style où prolifèrent les flûtes et les chansons à boire. Une bonne découverte en somme.

    Enfin, Khors attaquent et, je ne sais pas si c’est la Guldendraak qui monte, ou la goutte de Jagger, ou encore la fatigue du milieu de semaine, mais ça m’a carrément moins emballé. Khors, c’est un groupe Ukrainien avec un des guitaristes de Nokturnal Mortum. Et du coup, tu t’attends à du Nokturnal Mortum worship. Et c’est exactement ça…en carrément moins bon. Tu prends le riffing de NM, t’enlèves la majeure partie des synthés et toutes ces fioritures qui rendent le groupe légendaire Ukrainien si particulier, et t’obtiens un groupe très peu inspiré qui se contente d’appliquer une recette sans y intégrer le feeling si nationaliste qu’on retrouve chez eux. Et puis la gueule du chanteur qui a l’air de sortir tout droit d’un groupe de Death mélo finlandais (+ le gratteux  trop démoniaque sur sa BC Rich aha)…Bref, on dirait qu’on privilégie l’attitude à la musique et c’est dommage. Alors, c’est con quand même, parce que chaque début de morceau ne laisse présager que du bon…Et puis y’a quelque chose qui fait que ça retombe totalement à plat…Exit les batailles épiques, la volonté de défendre ses valeurs nationalistes ou la méditation dans une caverne isolée en pleine forêt…Place à un ennui profond face à un groupe qui se contente d’imiter sans quelconque intérêt. Il y a juste les deux dernières chansons qui m’ont un peu redonné « espoir », avec des riffs beaucoup plus thrashy et ses passages bien plus inspirés. C’est con de devoir attendre la fin d’un concert pour réussir à apprécier un peu la qualité d’un groupe. Je dis ça car ces dernières chansons ont vraiment quelque chose d’intéressant et ça rattraperait presque le reste de leur concert…Dommage d’en arriver là. C’est un peu comme te taper une femme au corps à faire bander un cheval…et se rendre compte qu’elle à la tête de Balasko…. Bref, c’est pas ça qui me motivera à m’intéresser à ce groupe.  Et puis c’est QUOI, ce putain de bruit de métronome entre chaque chanson ????? Sérieux, c’est du gros foutage de gueule, les mecs savent pas jouer ou quoi ??? Bordel, c’est bon quoi, vous faites pas du Prog non plus, faut arrêter !!! Surtout pour une batterie qui a l’air assez surfaite au final…

En général, les concerts proposent une montée en qualité des groupes. Pour ma part, ce soir ce fut l’inverse. Un premier groupe au summum, bien qu’un peu en décalage par rapport au reste de l’affiche, un second qui m’aura fait l’effet d’une très bonne découverte, et un troisième assez en dent de scie qui m’aura laissé plutôt mauvaise impression.

Merci donc à Ondes Noires qui, depuis la fermeture temporaire (je l’espère) d’El Diablo, se démerde pour continuer à faire vivre la scène Underground mondiale. Tout ça près de chez moi, j’ai vraiment pas à me plaindre. Un très bon moment qui aura piqué le lendemain au taff, mais ça en vaut toujours la peine.

Au programme, le week-end prochain, je vais aller soutenir mon tio Ulf (de WOTU)  avec une date locale. Au programme : Surpuissance, Sepulchral Voices et Excruciate 666. Toujours un plaisir de voir les trucs locaux et aussi une bonnes occaz de soutenir le saint père Ulf.



Pour l’anecdote sinon, au cas où les gens me demanderaient, je n’ai pas voulu faire de report pour le Call of Terror pour plusieurs raisons. Déjà, me connaissant avec mes punchline nazies, je n’aurais pas pu m’empêcher et je ne voulais pas porter préjudice à l’orga. Et puis les portables étaient interdits et je fonctionne pas mal par notes, histoire de retranscrire au mieux ce que j’ai pu ressentir sur l'instant, donc pas possible de faire un truc que je juge médiocre et qui va à l’encontre de ma conception du LR.  

dimanche 15 janvier 2017

Black Death Invasion Part III @ El Diablo (Lille) 14/01/2047


    Ce que j’aime ces week-ends où je peux me taper deux concerts d’affilé. Ce soir, j’hésitais avec une date bien plus salivante en Belgique mais finalement, me voilà optant pour ce concert quasi local sur Lille dans une salle qui me plaît, en compagnie de personnages au verbe haut et à la personnalité forte.

    Ne pouvant décoller avant 19h (ben oui, y’en a qui bossent les samedi), je loupe le premier groupe qui était Cryptogenic, et j’en suis désolé, non pas parce que ça avait l’air bien, mais tout au contraire histoire de rire un coup.

    Metrydia a déjà attaqué lorsque nous descendons prendre la première bière et, dès le début, je sais que je n’aimerai absolument pas. Les gars officient dans un Black/Death à la voix de corbeau asthmatique qui insupporte au possible, reprenant tous les codes classiques de ce genre de truc, mais sans intérêt. Il y a tellement de groupes interchangeables aujourd’hui, surtout dans le Black, mais alors là, ça m’a vraiment fait ni chaud ni froid. Le seul truc que j’ai trouvé raccord, c’est le look des mecs en fait aha. Avec un chanteur tout droit sorti de l’asile et chaque membre du groupe habillé d’un T shirt blanc déchiré, le corpse paint ultra blafard. Du coup, manque plus qu’à trouver la recette qui marche…Ou splitter, c’est selon.

    Bon alors faut aussi savoir que j’en attendais absolument rien de cette date et que j’y allais surtout pour voir les potes (mon petit Ulf !), mais bon, toujours curieux de découverte, je me poste devant Epidemian, totalement inconnus au bataillon. Seul groupe purement Death de la soirée, les mecs ont pris leur pied en te balançant un gros Brutal Death flirtant parfois avec des breaks « core » en 0000 0000 0000 (les musiciens comprendront), pas trop mal placés et qui en auront fait fuir certain (alalah, le public BM de base hein ^^). Perso, bien que très classique, j’ai trouvé leur rouleau compresseur musical comme une brise d’air frais mais qui t’assomme quand même à grands coups de tabassages en règle soutenus par un batteur assez fou en fait et une technicité assez travaillée au niveau des instru. Par contre je ne vois absolument pas l’intérêt d’avoir deux chanteurs. M’enfin, ils ont l’air de s’éclater c’est le principal. Et puis au fur et à mesure du concert, tu te sens tout simplement écrasé sous un monticule de cadavres en putréfaction qui t’étouffe. Bref, de la bagarre qui tâche ton falzar de puceau, accompagné d’une technique, parfois un peu à la limite du démonstratif mais les mecs arrivent quand même à éviter ce travers. Et puis c’est un peu un détail inhérent à ce genre de trucs. Un bon petit groupe de première partie en somme.

    Sans transition, c’est au tour de Nirnaeth que j’attendais assez. Alors faut quand même que je te parles de mon rapport avec un groupe qui tourne autant dans la région. Franchement, quand quelqu’un me dit qu’il ne les a jamais vu, je me dis « autant demander à un aveugle s’il veut entendre ». J’aurais chroniqué trois ans en arrière, je les aurais descendus en flèche. Car j’ai bien dû les voir cinq fois et, à chaque fois, je me barrais au bout de 2-3 chansons, ne comprenant pas l'engouement autour de ce groupe. Et puis, un jour au Midland (l’année dernière il me semble), je suis resté…tout le concert, tellement j’avais trouvé un intérêt que j’avais occulté avant ça. J'appris par la suite que les mecs avaient un nouveau batteur depuis la dernière fois où je les avais vus, batteur qui avait officié dans un autre groupe local et m’avait assez subjugué par sa technique et sa puissance de frappe : Duwarhk. Du coup, est-ce que la batterie faisait défaut auparavant ou est-ce moi qui ai eu un déclic providentiel…La question me passe un peu au-dessus et je m’en branle un peu de la réponse. Je retiens surtout le fait qu’il est jamais trop tard pour apprécier un groupe. 

    Bref, depuis ce temps-là, je les revois encore une fois et j’apprécie encore plus, et pour être franc, ce soir, ce fut absolument qualitatif. Ce que j’aime énormément dans leur Black/Death traditionnel, c’est surtout cette alternance blast-beats et mid-tempo et, puisque je te parlais du batteur plus haut, le mec est juste ultra bourrin en fait. Alors t’en as qui jouent vite et triggent le bazar pour apporter plus de puissance. Je dis pas, ça passe, mais j’ai tendance à préférer les sons plus franc et naturels avec le temps, et c’est exactement ça avec Nirnaeth. A la fois instinctif et travaillé, sans tomber dans un Raw black inaudible et tout en restant intègre. Et puis j’adore ce chanteur, un Collin Farrel aux cheveux longs, qui a sa manière bien à lui d’occuper la scène. Je lui trouve quelque chose d’aristocratique en fait, je ne sais pas pourquoi aha. Sa voix, ni trop black, ni trop death trouve un assez bon équilibre. Alors certains diront que c’est un peu surfait. Perso, bien que pensant ça auparavant, je me rends compte que c’est tellement bien joué que finalement, ça prend facilement aux tripes, et j’en veux pour preuve cette dernière chanson ultra inspirée. Et même si t’as l’impression que les gars appliquent une recette dans la plus pure tradition, ça suinte quand même la passion et le travail derrière. Il leur manque juste un petit plus pour se démarquer définitivement et devenir un groupe qui ne fait pas que des premières parties comme c’est le cas jusqu’à présent, mais ils sont bien partis pour connaître une évolution de la sorte. Bon, je conclus là juste en disant que ça m’a fait plaisir de pouvoir chroniquer un groupe local que je détestais avant et qui m’a fait fermer ma gueule depuis 2016 éhé.

    Passons ensuite au dernier groupe de la soirée : Spectre. Belge mais francophone, ne pas confondre avec le talentueux Spektr de France. Ils auront déjà commencé lorsque je descends m’envahir les esgourdes d’un Black Metal froid et dans la plus pure tradition norvégienne. La première chanson avait l’air assez posée et mid tempo, mais la suite viendra casser ce faux avis grâce à une déferlante qui provient directement des enfers, comme si Cerbère lui-même était envoyé sur Terre afin de dévorer nos âmes de larves inutiles. Ouais, je sais, le Black traditionnel, ça m’inspire pas mal éhé. Et puis j’insiste, mais c’est tellement dans la plus pure tradition nordique, rappelant tantôt un Mayhem période Wolf’s Lair Abyss, tantôt un vieux Marduk qui aurait copulé avec un 1349 sur fond de breaks lancinants. Froideur incisive et corpse paint assez effrayant, les mecs savent en imposer et se cachent parfois derrière un mur de fumigènes qui nous laisse entrapercevoir cette aura inquiétante dégagée par leur musique. Y’a pas à dire, c’est tellement bien fait que ça marche du feu de Satan, comme si Lucifer lui-même s’était invité à Liège, susurrant à l’oreille des mecs la façon d’endoctriner la plèbe avec ses maléfices. Et puis l’effet que ça me fait, le résultat final qui me percute le crâne si tu veux, c’est que j’y retrouve autant des groupes précités que du Aosoth ou du 1349. Mais absolument pas dans la musique, juste dans l’effet qu’elle me procure. Bref, je me comprends et j’ai carrément apprécié cette découverte, même si je leur reprocherai juste une chose : c’est ces blancs entre chaque chanson. Il manquerait des transitions ritualistes ou des invocations sataniques et le truc, en plus d’éviter au public de revenir à la réalité toutes les cinq minutes, transcenderais l’ambiance que cherche à dégager le groupe. Allez, la prochaine fois j’y tiens et j’y  crois. La bonne surprise de la soirée donc, avec un nom très évocateur et qui marche du tonnerre, qui vient défourailler la chatte de ta grand-mère en mode Leatherface. Ah oui, et j’oublie mais j’en parle : pas de bassiste ce soir. Mais bon, c’est du True Black, y’a pas besoin éhé.


    Bref, en conclusion, malgré un début de concert qui démarrait pas top, un enchaînement où la qualité est monté d’un cran à chaque groupe, nous proposant chacun à leur façon une approche différente de la violence et de l’intégrité dans leur propre style. L’occasion pour moi de passer un bon moment (et j’avoue, de picoler un coup quand même aha). Et je tiens à remercier encore une fois El Diablo qui commence à devenir un second foyer les week-ends. Et bien évidemment les groupes et le public présent (bien que quelques mecs lourds de chez lourds m’ont assez hérissés le poil). 

    Et la prochaine (mais je ne sais absolument pas si je ferai un Live Report, sachant que les portables y seront interdits, et par conséquent, je ne pourrai pas trop prendre de notes), parlera de Reich et d’humanité aryenne. Le tout sur la région lyonnaise.

samedi 14 janvier 2017

Eastrain Party @ Bistrot Saint Sauveur (Lille) 13/01/2017


    Premier Live report de 2017 ! Ça faisait quasiment un mois que j’en avais pas écris et faut dire que ça me démangeait pas mal. Pourtant ce ne sont pas les occasions qui ont manqué, mais plutôt le temps. Y’a eu la Pixmas party à El Diablo juste avant Noël et une date de grind le week-end dernier qui m’aura valu d’enfin voir Brutal Sphincter. 

    Mais rentrons dans la vif du sujet avec ce concert au Bistrot de Saint So qui promet de bonnes choses.
Barque ayant malheureusement dû annuler leur participation, c’est Discomfort qui ouvrira les hostilités. T’es face à une sorte de mélange entre Powerviolence et Hardcore dans une plus pure tradition mais ô combien jouissif !! A peine le temps d’entretenir le cancer du poumon que les gars t’envoient une bonne flopée de chansons dépassant jamais les trois minutes (et encore … aha) avec un son qui tâche encore plus qu’une vierge asiatique devant son premier porno scatophile. 

J’en profite pour préciser que j’hésitais un peu à faire un live Report de cette date sachant que tous les groupes officient dans un sous-genre que je connais très peu finalement, mais je me suis dit que je m’en battais les couilles car ça me faisait plutôt plaisir de taper pour une date qui m’avait énormément plu. Et puis bon…je n’ai absolument rien d’officiel donc je m'en bas la bite avec un fer à friser.

 Bref, pour en revenir aux excellents Discomfort, j’ai bien l’impression que les mecs ont été putain d’influencés par la scène Hardcore mais sans les breaks moisis qui me rebutent tellement. A la base, si tu me connais un peu, tu sauras que 60% de mes écoutes sont orientées Black Metal, mais s’il y a bien quelque chose que je ne comprendrai jamais, c’est ce rejet absolu du blackeux de base en ce qui concerne la scène à tendance « core » et tous ses dérivés, alors que, en définitive, Discomfort sont peut-être carrément plus négatifs que l’ado à lunette qui fait joujou avec son clavier dans sa chambre et vient de découvrir Infernal Circle en croyant que le Black Metal c’est ce genre de groupe moisis. Bref, je m’éloigne du sujet mais ça me semblait nécessaire de le préciser. Ah oui, et sinon, le blackeux de base adore Nails…Va-t’en comprendre quelque chose… Et justement, tu retrouves un peu de Nails dans la façon dont c’est envoyé (t'as vu la transition réfléchie as fuck!). Je sais pas mais les gars ont bien du jouer une quinzaine de morceaux en trente minutes. Et c’est bien ça qui fait leur force : aussi rapide qu’une Blitzkrieg, aussi intense qu’un nuage de Napalm. Et en parlant de ça (putain mes enchaînement sont inspirés aujourd’hui aha), ça peut me rappeler la façon de faire d’un Napalm Death ou d’un Nasum des familles, mais toujours avec cette influence Hardcore au premier plan. Franchement, ceux qui ont loupé ça ont forcément eu tort ! En plus c’est une date gratuite, comme toujours dans cette salle ! C’est peut-être aussi pour ça que je traîne un peu des pieds à chaque fois que je vais là-bas, car comme le « métalleuleux » de base est un gros con qui se plaint du prix des concerts (allez à Paris les gars vous verrez…) mais se gênent pas pour claquer 200 boules pour faire le Hellfest, ce genre de lieu ramène déjà pas mal de kékouzes… M’enfin, hier ça pouvait aller. Et puis faut dire aussi que ça me passe au-dessus le public maintenant. Sauf dans le Black peut-être…Mais y’a tellement de quoi rire…  

Enfin, au niveau du son, les gars suintaient juste une haine incomparable à base de riffs tellement lourds mais bourrin à la fois. PAF la bagarre !!! Et les gars étaient vraiment heureux d’être là franchement, et ils étaient à fond. En même temps, dans ce genre de truc, j’imagine mal les gars rester statiques éhé. Bref, je suis un peu parti dans tous les sens sur ce premier groupe mais c’est un truc à suivre de près car les gars sont juste phénoménaux !


    On retourne s’abreuver de Jupiler et parler avec deux trois potes que j’ai pas souvent l’occasion de voir, et c’est au tour de Love Sex Machine de nous retourner le cerveau, mais d’une manière absolument toute autre. Car là où Discomfort avait de quoi démolir le marbre, LSM t’enterre totalement jusqu’à la mort par asphyxie, pratiquant un Sludge Doomy d’une lourdeur sans équivoque. Et si tu penses automatiquement à Crowbar, je ne peux que t’inviter à jeter une oreille dessus expressément car on en est très très loin. Ces cris arrachés balancés comme un astéroïde qui te tomberait sur la gueule sont juste monumentaux. A l’image de la musique, avec des cris tantôt gravissimes, tantôt écorchés, tout ça me donne la nette impression que le soleil est en train de foncer sur la Terre et nous réchauffe jusqu’à ce que l'on fonde sous la lourdeur de l’astre qui nous fera juste cramer vif. C’est peut-être la bière mais voilà l’image qui me vient automatiquement en tête. Leur lourdeur est tellement intense que j’ai l’impression que la salle s’est transformée en véritable fournaise! Ce que j’ai adoré chez eux c’est aussi leur feeling sans pareil. En fait, c’est un groupe qui reprend la pure crasse d’un Sludge des plus classique, mais tellement inspiré par la scène Doom traditionnelle. Je me fais peut-être des idées mais sérieux, c’est le pur ressenti que j’ai, et ça donne un mélange juste parfait. T’as pas le temps de t’ennuyer une seule fois et ça te prend aux tripes comme il faut, voire plus. Peut-être aussi le peu de vocaux finalement qui me permet de rentrer encore plus dedans. En parlant de ça, j’ai trouvé qu’ils étaient assez bien dosés mais très peu présent, mais quand même présent régulièrement aha. Je me comprends. En bref, ça hurle quand il faut et ça en fait pas des caisse. Et pareil que le premier groupe : on voit des gars heureux d’être ici, tout simplement. Je finirai juste sur cette dernière chanson que j’ai trouvé tellement au-dessus de tout, avec son break qui reprend à la batterie, exactement le genre de choses que je surkiffe éhé. Et chose non négligeable : ils sont lillois !


    C’est pas tout, mais la Jupi fait son petit effet et je me rends compte que je reste devant absolument toutes les chansons de tous les groupes, chose plutôt rare chez moi. M’enfin, la plupart de mes concerts tapent dans le Black et, soit je tombe sur des premières parties assez quelconques, soit des groupes qui me déçoivent en concert. Du coup, dès que ça tape dans le Sludge ou la bagarre comme ce soir, ça me permet d’apprécier quand même assez bien les groupes. Parlons donc de la tête d’affiche qu’est False Light qui nous viennent quand même de Caroline du Sud (rien que ça !) ! L’occasion aussi pour eux de promouvoir leur split avec Discomfort justement !Alors tout de suite, tu ne peux t’empêcher de penser directement à Nails, mais un Nails qui viendrait de la rue. Y’a qu’à voir les deux trois gars dans le public qui en profitent pour te taper du Mosh sur les breaks. Et bizarrement, ce sont justement les breaks que j’ai pas trouvé spécialement « utiles » en fait. Disons que leur Grind/Powerviolence est tellement efficace que je me demande à quoi ça sert de ralentir le tempo aha. Et pour en revenir à ma comparaison avec Nails, c’est autrement plus efficace que ce groupe (que j’apprécie aussi cela dit) et encore plus qualitatif. Et comme Discomfort, t’as cette voix qui tire un peu sur la façon de faire d’un groupe de Hardcore, mais en tellement haineux et violent. Ce qui est assez fun, c’est de voir ce chanteur à la carrure assez soft finalement, et tu t’imagines pas qu’il peut avoir ce genre de vocaux aha. Les mecs sont, eux aussi, très motivés et je pense qu’on leur aura bien rendu. Ce genre de tabassage des familles, moi ça me fait toujours un effet monstre. Simple et efficace, avec un son assez fort (mais toujours moins qu’un truc comme le Magasin 4) à tel point que j’en ai les noyaux qui vibrent. Et puis par moment, t’es une sorte de feeling assez punk qui te sort de nulle part ! Pas besoin de tourner autour du pot : False Light, c’est juste une intense bagarre, un condensé d’hyperviolence qui emprunte aussi bien au Hardcore qu’au Grind ou qu’à leur contemporains Punks , et ça donne un groupe qui donne envie de taper du tétraplégique en se masturbant avec du gros graviers dans les mains. Saignement auditif, liquéfaction des tripes et marteau-piqueur dans ton crâne. Je pense que ça résume assez bien les choses.

    Au final, alors que je me fichais un peu de cette date et que j’y allais plus ou moins pour suivre les potes, j’ai pris juste ma première grosse tarte sérieuse de l’année avec trois groupes qui m’ont juste donné envie de fouiller un peu plus cette scène où la frontière entre lourdeur et violence est assez ténue.


Je reviens demain matin avec un petit Report d’une date assez quelconque à Lille : le Black Death invasion à El Diablo (ça fera juste le septième concert là-bas en deux mois).