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samedi 6 janvier 2018

Yo'Hail fest @ Midland (Lille) 05/01/2018



    A moins de vivre au fin fond d'une grotte (ou alors d'être un gros connard qui dit supporter l'Underground en ayant aucune autre connaissance que l'Aéronef de Lille), t'auras sûrement vu courant Décembre qu'un malheur est arrivé. Un putain de gars qui a toujours su faire vivre l'Underground en Belgique et batteur dans une tripotée de groupes (perso je connaissais que Wallifornian, le reste m'intéressant peu) a perdu un bras dans un accident de la route. Et bordel...Bien que le gars était une simple connaissance pour moi, j'ai été choqué par le truc. Encore plus choqué peut-être de voir qu'il gardait la tête haute et le sourire. Un vrai warrior le mec. Bref, c'est dans ce contexte, après un mois d'hospitalisation et un retour chez lui, que se déroule le Yo'Hail fest. Après plusieurs dates où tous les bénéf' ont été versés à Yohann et moultes engouements sur les réseaux sociaux, nous voici sur une nouvelle date "associative" organisée par WOTU.

    Alors malheureusement, Putrid Lust ont du annuler suite à un accident de la route (ironie du sort?) et je venais un peu pour eux mais bon, on se rattrapera avec les découvertes de ces deux groupes 100% Jupiler et ce, malgré le peu de public présent ce soir (promis je râle pas et j'essaye de pas insulter les absents).

    C'est après une bonne Chouffe dans le gosier que je me pose devant Last Breath Messiah qui ouvre le concert à 21h. Je connais absolument pas alors je fous les bouchons dans les oreilles et j'attends de voir si ça va me décrasser les cages à miel. Direct ça envoi le steack, sur une dominante bien axée Death metal presque brutal et carré sans renier un certain côté Death mélodique qui n'aurait rien a envier à Arch Enemy. Rajoutes quelques influences Hardcore pas dégueu (c'est autant mon style de prédilection que je me masturbe sur des vidéos zoophiles) qui me dérangent pas tellement ici. La voix lorgne carrément sur le guttural, à la limite du bruit d'évier qui se débouche et ça, ça me parle beaucoup plus par contre. Ajoutes également quelques riffs Thrashouille et tu te retrouves avec un groupe bourré d'influence qui te donne envie de taper du tétraplégique en phase terminale. En fait ce serait comme une sorte de Machine Head feat. Arch Enemy feat. Benighted, le tout agencé dans un mixeur que tu fous en route et ça te désanusse direct. Et ce que j'aime bien dans ce genre de trucs, c'est que c'est carré, c'est bien fait... Alors j'en boufferai pas tout le temps chez moi attention. Je suis beaucoup plus orienté Black Metal ou Death old School (ou Neo folk...Dark Ambient....Fin bref, tu t'en branles sûrement de mon CV auditif donc je vais pas te soûler avec ça non plus), mais des trucs qui resteront anecdotiques qui sonnent comme ça..Bah écoute ça me fait plaisir. Ok, ça ajoute une petite pierre à l'édifice et ça changera pas grand chose au bazar aujourd'hui, mais putain c'est BIEN FAIT alors je ne peux qu'approuver. Et c'est avec ce genre de groupe que tu apprécies plus d'aller dans les bar concert que dans les grandes salles qui se torchent le cul avec ton pognon. Après, en fouillant dans mes souvenirs éthylisés, je me rappelle d'une tripotée d'influences qui m'ont assaillies : par-ci une mélodie qui rappelle Nile, par-là un début de batterie à la Soulfly, et enfin même quelques passages épiques qui te donneraient envie de chevaucher un cheval au pénis turgescent afin d'aller sortir ta grosse épée et titiller de la pucelle. Juste un bémol (parce que c'est pas marrant si je critique pas hein), c'est les chants clairs. Je trouve que ça sert absolument à rien et que le groupe aurait du aller chier un coup le jour où ils ont eu cette idée.

SETLIST :

Intro
Eye fort Eye
Never be saved
Rain Hate
Learn
This is my name
Redemption
Resurrection
All for Finality


    Après 45 minutes de grosse mandale en pleine tronche donc, on se retrouve à entretenir le colocataire du poumon, s'en reboire une histoire de pas perdre la main (ou le foie, c'est selon) et on s'avance doucement pour 42 Hours. Alors d'ailleurs, j'en profite pour préciser le principe de la date. Ulf, l'organisateur, a lancé une sorte d'appel d'offre aux potes à Yohann qui jouaient dans un groupe afin de lui rendre hommage. Et évidemment, date gratuite et tous les bénéf que les gens ont décidés de donner iront à lui pour ses soins, frais médicaux etc. Et ça me fait plaiz de voir une tripotée de pièces dans la boite de dons. Peu de monde ce soir, mais un soutien indéfectible!

    Et du coup, ça me permet de faire une transition merveilleuse : ça veut donc dire que les groupes qui jouent ce soir sont pas forcément du genre de ceux que tu voies avec WOTU d'habitude. Je dis ça parce que bon... Moi et le Hardcore de jeune, c'est aussi logique qu'un Juif sur le Mirador en 40. Donc tu te doutes bien que je vais pas aimer 42 Hours. Mais on va essayer de trouver ce qu'il y a de bon dedans, promis! Alors c'est typiquement le genre de truc axé pour les jeunes (rien qu'à voir les T shirts des gars du groupe comme Blink 182 ou The Arrs). Le souci c'est qu'il y a pas forcément de public pour eux ce soir. Mais tout le monde reste devant et se surprend à bouger un peu même (bien que la tentative en fin de concert de faire un stand up soit raté) et les gars sont content de jouer ce soir. Pour moi, vu le contexte et le principe de la date, c'est le principal et je reste durant toute la durée du concert (sauf pour aller pisser un coup j'avoue). Alors après, avec le recul, j'avoue que c'est carré, que c'est bien fait. Même si j'y connais rien dans cette scène, j'ai l'impression que c'est assez fédérateur dans le milieu. Les mecs s'éclatent et te balance du gros son, des intro en duo de tapping pas dégueu du tout et de la rifaille Hardcore (parfois Djentouille dans ta face) qui doit assurément faire trembler la mèche du fan. Les mecs ont du bouffer du Smash Hit Combo à fond et te régurgitent leur truc en pleine face avec quelques solos par ci par là qui passent bien eux aussi. Et c'est peut-être le truc que je leur reconnais totalement, tel l'homosexuel qui découvre le broutage de gazon, me voici à trouver une bonne qualité malgré tout : leur côté mélodique autant au niveau des grattes que du chant clair. Et même si c'est pas ma came, il me prend l'envie de faire du moshpart épique (parce que ouais, parfois ça dérape en épique éhé), et de sautiller sur place.
Pas trop ma came donc, mais si t'aimes bien cette scène, fonce : 42 Hours, c'est du velours pour tes oreilles (ou du lubrifiant pour ta copine qui accepte enfin la sodomie).

SETLIST :

Goodbye
Again
The hacking of mind
One life
42
Wake up this morning
Please don't give up


    Voilà, je pense avoir fait le tour avec ma verbe subtile et délicate, comme à mon habitude.

    Que dire à part que, même si la date me parlait pas spécialement de base, j'ai passé un super moment. Le plaisir de revoir mon petit loup ! Et qui nous prouve qu'on peut être intègre et rester soudé dans une scène où ça prône la grande famille du metal et ça va au Hellfest pour se toucher la nouille et montrer son cul d'attardé, mais où les véritables mecs soudés supportent leur scène locale!
Merci à grand loup donc! Merci aux gens qui ont fait le déplacement. Merci aux groupes évidemment. Et enfin, merci à Dany et son haut lieu qu'il me fait toujours plaisir de fréquenter.


ONLY LIVE IS REAL!!!

dimanche 29 octobre 2017

Conquerors + Sepulchral + God of Death @ Midland (Lille) 28/10/2017


    Le retour du loup était attendu! Peut-être pas par grand monde, mais en tout cas, il l'était pour moi. Et c'est dans le traditionnel Midland que les hostilités auront lieu ce soir. Et aussi sûr que j'ai des envies de génocide au réveil quand on me casse les burnes, hier soir j'avais envie d'en découdre, de picoler, de faire un gros doigt au monde quand je vois qu'il y a une salle au 3/4 vide voire plus. Comme disait mon pote : les gens se branlent sur Putrid Offal et se bougent pas le cul pour venir voir Sepulchral. Bien que je ne sois plus étonné de l'état de la scène lilloise, je ne peux m'empêcher de rager, d'être débecté par ces gens, que ce soit des branleurs qui se croient chroniqueurs comme Axel Meuh, le petit pd de Douai, ou les faux fans d'Underground qui préfèrent économiser pour aller voir des machines à fric à l'Aéronef.... Bref, je suis remonté dès le matin là et ça va chroniquer sec. Alors c'est parti!!!

    God of Death, c'est le phénix de Evil Breath. Sauf que là où le défunt groupe pratiquait un Death mélo somme toute classique, God of Death évolue dans une sphère plus brutale et carrée sans tomber dans le surfait. A savoir un savant mélange entre Belphegor, Behemoth (la vieille version Death metal quand ils y allaient molo sur les trig) et du Brutal Death. Je pense notamment aux duos de voix graves/éraillés qui marchent aussi bien qu'un actionnaire du gaz en 40 et ces petits passages rappelant l'un ou l'autre groupe, aussi discret qu'un pédophile à l'église, mais me sautant aux oreilles. Les mecs adorent le Metal extrême bien fait, brutal et sans concession. Et franchement, parfois je me demande si je trouve pas ça plus brutal qu'une machinerie trop bien huilée comme Marduk, Entombed etc. Peut-être parce que c'est plus local, plus accessible? J'en sais rien mais force est de constater que plus ça va, plus je surkiffe ces petites dates et je m'en branle des grosses pointures. Enfin bref, revenons-en au groupe : les mecs savent aussi te doser les petits solos mélodiques (y'a qu'à voir ce duo de tapping dès la première chanson aaaaargh!) et les gars sont ultra carrés. Au final je trouve ça pas mal rapide quand je mate un peu les instrus. Dommage d'ailleurs qu'on entende pas assez la basse parce que ça a l'air de gérer quand même. Et puis t'as des passages tellement lourd et dissonant qu'on pourrait croire à du Black joué par un groupe de Death aha. Alalalah, dire qu'il y a une époque où je voulais plus foutre les pieds au Midland (quand ça s'appelait encore le Select) à cause du son de merde...Je l'ai déjà dit et je le redis : ça s'est métamorphosé en quelques années et je suis putain de content de venir boire un coup là-bas à chaque concert! (Sinon, arrêtez de porter vos T-shirt alors que vous jouez sur scène, qu'il y a une bannière avec le nom de votre groupe, que l'on a le running order devant les yeux quand on pousse la porte de la salle et qu'on a participé et payé pour l'event).

SETLIST :
Over the war, over the century
Tyrants of Religion
Like an angel
Give your soul to the devil
No God
Chaos urges me to die
I feel sorry
Proliferation of the beast
I Have their blood on my fucking hands



    Bien bonne ouverture avec God of Death donc, et c'est l'heure de payer un tio whiskey à mon jeune loup histoire de l'aider à s'éthyliser un peu avant de découvrir en live ce que donne Sepulchral. Les mecs ont été actifs durant quelques années fin 80/début 90 et se sont reformés en 2015 avec seulement 2 membres d'origine. Et on retrouve aujourd'hui au chant et à la basse le mec qui a invoqué le démon du putain de metal de l'enfer chez Lord. Inutile de préciser qu'ici ça change au niveau vocal et le gaillard gère le schmilblik comme il faut ! C'est simple : jamais un groupe n'a aussi bien porté son nom. Les lumières s'éteignent, les fumigènes te posent l'ambiance et t'as l'impression de tomber dans une abysse marine où la pression te torture le crâne jusqu'à le faire imploser. Tu saignes du gras, tu te sens écrasé par les accords putrides qui dégoulinent des amplis aaaaaargh!! Y'a certains groupe de Death qui peuvent aller chialer dans les jupes de leur mère tellement Sepulchral les enterre vivant!!! Rhaaaaa et puis ce deuxième micro pitché en mode Rompeprop, c'est une idée de génie! Et c'est sans compter le deuxième vocaliste (ils se partagent les chants de manière égale en fait) qui te growle directement dans un mausolée morbide où son haleine doit avoir des relents de décomposition. Ce qui est merveilleux ce sont aussi toutes ces alternances entre lourdeur d'un cadavre habitué aux macdo décomposés et les accélérations très crues tel la fin du coït chez le lièvre épileptique alors que le batteur est tout frêle aha. Puis tous les membres qui tirent la gueule comme s'ils voulaient anéantir le monde à grand coup de Incantation-Worship mais vraiment à leur sauce. Je sais pas si c'est la variété des plans ou autre chose mais bordel, c'est la recette idéale de la violence d'un parpaing en pleine poire! Quand j'assiste à ça, je me dis que Grave Miasma c'est des pd et qu'ils font de l'Eurodance quoi! En plein milieu du set t'as droit à une reprise de Celtic Frost qui rend hommage au mec récemment décédé. En gros, du très très lourd qui m'aura pas déçu pour un groupe que j'attendais énormément depuis leur interview dans In Extremis. Et, bien que j'en ai rien à battre du peu de monde, je ne peux m'empêcher de rager un peu sur ces gens qui se disent Underground et qui se bougent jamais le cul au final.

SETLIST :
Putrefying Mass
Disembowelement of the Dead
Internal Decomposition
Dethroned Emperor (Celtic Frost)
The tree of Death
The seventh seal
Ekpirosis
Baron Samedi
Vampirus Spectrum
Sepulchral Voice

    Bref, je m'envois un Chien Enragé histoire de me remettre de mes émotions et je pense que Dany l'a blindé parce que j'ai couru aux chiottes ahaha. On adoucit le truc avec une tiote Chouffe et c'est l'heure du final avec les jeunes neo nazis de Conquerors. Décor du IIIème Reich, photos d'Auschwitz, le malaise s'installe et dès l'intro sur fond de discours d'Hitler, les membres zieguent déjà... AH! Merde! On me dit que je me gourre de concert et que j'ai au des flash de la Night of Honor, autant pour moi! Les pauvres : ils sont pas venus ici pour souffrir ok?! 

    Bref, la vraie chronique commence : Si tu me lis depuis longtemps, tu te rappelleras d'un Live Report où je parlais d'un groupe en mode répète éthylisée, pas prise de tête, à l'arrache et pour l'amour du War metal (apolitique si t'avais pas compris mon intro ironique)! Et c'est justement ce côté rien à foutre qui fait tout le charme du groupe. Alors je vais essayer de pas faire de copier/coller de mon ancien LR mais je ne peux m'empêcher d'enfoncer le clou avec mon scotchage de fou devant la violence du batteur qui tabasse à chaque frappe comme un gros taré et le chanteur/guitariste (ouais ils sont que deux) qui enchaîne les riffs avec aisance et rapidité. Le tout te donne l'impression d'une sulfateuse en pleine action dans un camp de migrants. Perso, ça marche du tonnerre chez moi et putain mais ramasse tes oreilles tellement ça te crisse dans les tympans! Mais faut pas lâcher l'affaire et une fois le premier medley de reprises passé, les gaillards s'attaquent à leurs chansons et tu te dis que c'est pas humain en fait. Alors ok, c'est quasiment que des potes qui sont là, ça balance des vannes de merde entre chaque chanson, mais je pense qu'on se prend sérieusement une belle mandale dans la gueule à chaque riff, à chaque frappe, à chaque hurlement possédé... Par contre, j'ai trouvé leur concert un poil plus carré cette fois-ci : faudra faire gaffe à pas perdre ce qui fait le charme du groupe aha. Mais heureusement, ça pue toujours le Old School et le Rien à Foutre comme un gros doigt dans le cul d'un adepte de la Fistinière, à grands coups de sonorités qui crachent. Et même les nouvelles compo un peu plus mid-tempo parfois te décolle le prépuce à grand coup de vibrations de napalm sonore. Bref, tu l'auras compris : Conquerors est de plus en plus furieux et c'est impressionnant de voir le niveau des mecs dans tout ce bordel malgré leur jeune âge. Bon, je m'arrête là sinon je vais encore avoir des restrictions d'approche pour incitation à la pédophilie.
Ah oui : j'en ai pas parlé mais tout comme la première fois, on aura eu droit à deux fois la reprise de Venom (Black metal), dont une seconde version ultra éthylique où les deux chanteurs de Sepulchral et Ulf sont montés sur scène (ou plutôt : ont titubés jusque sur scène) et ça c'était vraiment la cerise sur le gâteau (ou le Napalm sur la Corée du Nord, c'est selon).

SETLIST :
Black Metal ist Krieg/Possessed by Black Metal (Medley Nargaroth)
The Grinder
Black Metal (Venom)
Morbid Hate
Cult of Fire
Imperator
No Rst Until Annihilation
Conqueror
Ok Weakness and Lies
Rappel improvisé : Black Metal (Alcoholic Venom version ft. Ulf, and Sepulchral)

Pour résumé : une date comme Ulf sait nous en organiser : violente, locale, cadre merveilleux et ivresse/20. Merci encore à lui de jamais lâcher l'affaire et de m'avoir proposé ce partenariat!! Merci à Dany et sa sympathie à toute épreuve (et ses Chiens enragés également!)! Merci aux groupes évidement qui, tous à leur manière, ont su nous donner une leçon de Metal extrême Underground. Et enfin, merci au public ayant répondu présent. C'est bien connu : les Abscès ont toujours tord, et c'est pas tombé dans l'oreille d'un saoûl. Si tu saisi la métaphore, tu verras que le sens caché est plus important qu'il n'y parait.

    Allez, moi je vais dessouler.
RDV en Janvier pour la prochaine date de Ulf et, d'ici là, on se retrouve dans une semaine ou deux pour une nouvelle chronique de merde qui puera le sur et le rance.


ONLY LIVE IS REAL!!!

vendredi 23 juin 2017

Monarque + Malcuidant + Mortis Mutilati @ Midland (Lille) 22/06/2017



    A moins de vivre dans une grotte, t’as du capter que la chaleur cette semaine fut insoutenable ! Pire que dans un four des années 40. Et quoi de mieux, dans cette atmosphère lourde, que de venir prendre une bonne bouffée glacée directement importée du Québec ?

    L’asso ne proposait aucune prévente. Du coup, en stress toute la journée, me voici à tracer direction Le Midland pour choper des places pour moi et mes potes. Premier constat : pas mal de monde déjà présent sur les lieux. Dommage que ça n’arrive pas aux autres dates un peu plus Underground. Enfin… Le public Black Metal ne m'étonne plus vraiment… Éternel débat, envie de meurtre, tout ça tout ça… Mais passons.

    Ondes Noires nous a concocté une affiche aux petits oignons et c’est Mortis Mutilati qui ouvre la danse du givre avec des membres au Corpse Paint bien bien dégueu et cadavérique. J’ai, comme tout le monde, entendu parler du one-mand band parisien dont le gars officie également à la basse dans Griffon et Azziard entre autres, mais je n'ai jamais écouté une seule note. Le groupe arrive sur une intro aussi humaniste qu’un Panzer lâché en pleine réunion des Alcooliques Anonymes : sirènes hurlants brièvement, puis pleurs d’une femme sur fond de piano lancinant. Alors dans ces cas-là, j’ai remarqué : soit tu te tapes une énième copie de Marduk, soit tu tombes sur une perle rare qui vaut son pesant de cacahuètes à grand coup de Black au riffing mélodique et envoûtant qui te retourne le cerveau avec du Blast de ses morts ! Et quelle joie de constater, tel l’unijambiste s’essayant au 100M Haies, que la première option se casse la gueule. Les mecs officient dans un Black traditionnel mais je les ai trouvé vachement inspirés par la scène Finlandaise. Traduis ça par des mélodies qui te tournent dans le crâne jusqu’à l’obsession (Copyright Jean « In Extremis » Pazola), du Blast pour soutenir le tout et une voix écorchée as fuck qu’est pas loin de rappeler un Sargeist qu’aurait copulé avec les Mexicanos de Luciferian rites (pour l’intonation dépressive). Mais si y’avait que ça…. Ajoute à ça une putain de patte à la française et là je dis Bingo ! Alors le Black français est assez disparate, je l’avoue. Peste Noire ressemble pas du tout à Aosoth qui ressemble pas du tout à Seigneur Voland qui ne ressemble pas à Autarcie qui… Bref, t’as compris le bazar. Mais malgré tout, je sais pas…Une atmosphère qui s’en dégage… Un peu aidé par les "cordes par cordes" dissonants qui m’énervent tant dans le Black Orthodoxe. Mais ici, ce genre de passages m’ont fait pensé à du grand Aosoth et là ça passe crème en fait. Mais ça, ce n’est qu’un détail. Les mecs savent te claquer du riffing que pourrait jalouser la scène Québécoise. Et en même temps, je leur trouve un énorme côté Sacrificia Mortuorum. AAAAARGH ! J’te cite des références par-ci par-là, c’est pas pour me la jouer connaisseur ou quoi, c’est juste parce que tout au long du Live, j’ai vraiment eu ce genre d’idées qui ne cessaient de m’assaillir. Un putain de débarquement dans mon cerveau. Alors ça rend le truc carrément alambiqué et c’est pas une surprise de voir une chanson un poil plus épique vers la fin du set avec une Demoiselle tenant la chansonnette. Et ici, même si elle pousse pas mal la voix, n’imagine pas avoir affaire à une saloperie gangrenant la scène comme on en voit trop souvent (Thallium ?). Ça rendait simplement le truc super FAT et aéré ! J’aurais peut-être pas trop aimé si elle chantait sur chaque chanson, mais là, pour une sorte de Guest, ça le faisait carrément ! Et puis les gaillards ont une putain de haine, tu le sens. Déjà, rien que la dédicace à Welicoruss… Pour l’anecdote (je n’y étais pas mais on m’a raconté) : Mortis Mutilati ont fait une date avec Welicoruss il y a 3-4 mois de ça sur Lille et, retard oblige dans ce genre de concert Lillois, les mecs de WelicoBitus on réclamé que Mortis Mutilati raccourcissent leur set. Alors, qu’ils jartent une ou deux chansons, ça arrive… Mais quand tu vois ton groupe se faire gruger les ¾ du set à cause d’un groupe qui veut finir de jouer tôt car ils jouent à Paris le lendemain et qu’ils sont fatigay…. PUTAIN MAIS IL Y A QUE 2H POUR ALLER A PARIS BORDEL !!!! L’hommage s’est donc résumé à quelque chose comme : « ça fait plaisir de pouvoir enfin jouer un set complet à Lille. Cette chanson, elle est pour ces bâtards de Welicoruss ! Allez crever ! » suivi du geste du chanteur qui nous fusille avec ses doigts. Et, deuxième chose qui prouve toute leur haine : la dernière chanson est une reprise de Whiskey Ritual (Bite it your scum), qui est déjà une reprise de GG Allin. Alors je ne connais pas la version Whiskey Ritual, mais bordel, par rapport aux autres covers de cette chanson que j’ai pu voir, c’est la première fois que je la trouve vraiment adaptée au style que le groupe joue !! Une version Black/N Roll as fuck en somme ! Et avec, en guest vocal, Nae, le batteur d’Antilife qui fait partie d’Ondes Noires également, venir pousser la chansonnette et les gens à l’ancienne.
Le groupe se barre ensuite de scène sur un Allahu Akbar bien ironique et nihiliste. Fermez les rideaux, grosse claque à suivre de près.

    Alors j’en ai pas encore parlé, mais si la chaleur redescend légèrement dehors, la salle est un véritable four. Sérieux, c’est une horreur et je me demande comment les mecs des groupes font pour jouer sans tomber dans les vapes. Ah ouais merde : ils boivent des pintes. Bon bah… je fis donc de même tout au long du concert et, force est de constater que ça aide, en effet éhé.

    Trêve de dérives alcooliques, Malcuidant démarre et je loupe les deux ou trois premières chansons. Arrivé devant, je constate que les gars officient dans un style assez similaire : ça me rappelle la Finlande version produits du terroir. Cette fois-ci, ce n’est pas Sacrificia Mortuorum qui me saute aux esgourdes mais plutôt un Angmar qui aurait troqué son ambiance dépressive pour du punk crasseux. Déjà, t’as un batteur totalement épileptique qui bourrine sur ses roulements tout au long du concert. Et puis du trémolo en veux-tu en voilà. Ça bourrine comme pas possible et c’est ça qu’est bon ! Le petit côté Angmar que je leur trouve vient peut-être des chants épiques tout en « Ho Ho Ho ! » sans tomber dans la musique de tarlouze. Et puis ce son criard comme j’adore, bordel !!! Les gars sont français également et ça jute du Raw Black Mélodico-punkisé comme Emile Louis juterai dans des culottes de gamines. Parfois, le mec se permet aussi quelques envolées de corbeau dépressif qu’il fait bien bon d’entendre. T’auras toute la recette d’un bon black inspiré en fait : du Blast quand il faut et vachement fou, de la guitare tantôt dissonante, tantôt méga-ultra-classique tout en mélodies qui donnent envie de vénérer notre pote cornu, et le chant dont j’ai déjà parlé. Et moi, quand j’entends un truc pareil, ça me donne envie de brandir le poing, d’aller taper de l’envahisseur à la gloire de Satan et de la nature, et de savourer la musique pour ce qu’elle est au lieu de brandir un portable… Alors je développe peut-être moins que pour Mortis Mutilati, mais les deux groupes se valent carrément et c’était trèèèèès judicieux de les claquer sur la même affiche franchement.

    Par contre, je vais juste faire mon râleur encore une fois, mais qu’est-ce que ça m’énerve les mecs de groupe qui exhibent le T-Shirt de leur groupe sur scène… Fin… On SAIT que c’est Malcuidant : on a payé, on a vu le flyer et souvent y’a un running order d’affiché… En bref, arrêtez un peu… Mais sinon c’était une deuxième super claque !

     Bon, l’entre-deux groupes dure un petit moment et tout le monde est jarté de la salle pour que Monarque se prépare. Pas de soucis, au moins ça fera sûrement retomber la chaleur. Mais malheur NOOOOOOOOOOOON !!! Dès qu’ils rouvrent les portes, j’arrive à me claquer tout devant mais j’ose pas imaginer les gens serrés comme une capote sur la teub à Rocco. Sérieux, la dernière fois que j'ai eu aussi chaud, c’était au concert de Violator à La Chimère en 2010. Mais rien à foutre : c’est Monarque qui vient fouler les planches de cette petite salle que je côtoie tellement régulièrement donc je ne peux décemment pas me plaindre de quoi que ce soit. Excité comme pas possible, j’ai donc une visibilité parfaite sur le groupe qui entame les hostilités sur Ces Immondices ! Et là bordel !!! Mais LA !!!! Quel plaisir !!! Je fais un petite aparté mais Monarque et moi ça a démarré en 2010 : je découvre Ad Nauseam, je l’achète en vynile et je lis les paroles, chose que je fais rarement. Et Ces Immondices m’a toujours ENORMEMENT aidé dans mes phases de déprime, à savoir le passage suivant : "Rester de pierre, rester de glace, avec fierté toujours faire face […] sans hésitation, leur cracher au visage et leur offrir la mort ». Outch ! Sors-moi un texte sur un fond musical aussi prenant qui te donne autant envie de te battre ?! Bref, je ferme là la parenthèse et j’en reviens au début du concert. Le son, brouillon au début, s’est vite amélioré au passage de guitare tout en trémolo mélodique (tu sais, après « Glorifier cet enfer » ?), mais pas pour le bassiste qui s’est retrouvé emmerdé dès le début à cause de son Jack. Mais pas grave : l’orga arrange assez vite le problème et j’étais tellement hypnotisé par la prestance de MONSIEUR Monarque et par la puissance de frappe du batteur (qui a sa place dans mon top des mecs au corpse paint avec le plus de symboles possible aha) que j’ai su en faire abstraction. Franchement, je m’attendais à l’avoir en rappel et au final ils arrivent là-dessus. Du coup, je coule de partout, j’ai les vêtements encore plus inondés que les cales du Titanic et j’en redemande, c’est ça le pire. Et il n’y a eu qu’UNE putain de chanson ! Alors les mecs te balancent ensuite Vigor Mortis de leur dernier album et j’ai également du mal à m’en remettre. En fait, je vais pas te faire le listing des chansons dans l’ordre même si j’ai chopé la setlist. Je vais plus te parler de ce que rend Monarque en live. Je les avais vu à la péniche Igelrock il y a quelques années (date organisée par WOTU), et j’avais trouvé ça moyen car le son était merdique. Mais c’était la PUTAIN de péniche de mes couilles tenue par un punk capitaliste qui veut pas faire de travaux acoustiques dans son rafiot de merde. Du coup, au Midland, le son avait beau être cru, c’était juste MERVEILLEUX. J'ai presque oublié la chaleur, balayée par ce blizzard des terres glacées du Québec ! Que ce soit la voix ultra Raw du chanteur ou les grattes suraiguës comme à l’ancienne (Quelqu’un me parle de Transilvanian Hunger), tu te retrouves avec un son ultra criard, comme une lame qui incise ton cerveau, ton abdomen, ta chair toute entière en fait ! Et ça c’est tout simplement magnifique ! Que ce soit sur des merveilles comme L’abysse aux charognes ou des chansons que je connais un peu moins comme Le vent du Nord, ça me donne juste envie d’hurler toute ma rage au sein d’une forêt enneigée, entouré par un amas de charognes éparses qui suintent la mort, la purulence glacée et le blizzard qui te tombe sur la gueule. Eh oui, Monarque c’est ça : leur musique est ultra représentative de leurs titres et c’est quelque chose qui se perd dans beaucoup de groupes… Et que dire aussi de cette reprise merveilleuse. Le groupe annonce une cover et il hurle : La clef pour la poooooorte !!! J’ai mis quelques secondes avant de faire le rapprochement, mais il s’agit bel et bien de Key to the gate de Burzum !!! Alors, perso, à part les hymnes des premiers album, Burzum m’a toujours plus ou moins emmerdé (à part le merveilleux Filosofem), mais bordel, cette reprise !!! Oo Leur son hivernal aura donné envie au public de se réchauffer en putain de bousculades digne d’un concert de Brutal Black. Moins fan de ces « danses » inhérentes au Metal, je savoure, je ferme les yeux, j’observe les membres du groupes, je me rends compte que rarement des mecs ont autant vécus ce qu’ils jouaient, que je prends une putain de tarte dans la tronche qui risque de bientôt se terminer… Tristesse... mais joie décuplée lorsqu’ils annoncent la dernière chanson qui n’est autre que La Quintessence du Mal. Et putain…si Ces immondices me faisait vibrer comme le string d’un sodomite en pleine action, cette chanson-là, ça me retourne les tripes, avec un final monstrueux où je m'égosille à scander le titre avec le groupe…Que dire…Il faut le vivre, il faut voir Monarque dans ta vie, dans de bonnes conditions, parce que leur son est tellement foudroyant et glaçant à la fois que c’est capital. Mon seul regret c’est de n’avoir pas entendu Fier hérétique (mais à Valenciennes ils l’avaient joué), ni Non-rédemption que j’adore au même titre que Ces immondices et La quintessence du mal. Mais il me semble qu’ils ne la jouent jamais en fait donc bon… Et histoire de râler un peu (mais là ça va être sur le public), il y a une chose que je comprends pas… Pourquoi autant de gens gueulent à la fin du concert « Québec indépendant » ? … Je veux dire : ok, on sait que les groupes en provenance de ce beau pays sont pour ce concept, mais en quoi le Lillois lèche-cul de base, ça le concerne ? Est-ce que les mecs connaissent l’histoire du Québec ? Est-ce qu’ils ont ouvert une fois un livre sur l’histoire du Canada ? Qu’est-ce qui leur permet dans leur vie de sortir ça, si ce n’est pour faire de la lèche en mode grosse pute face au groupe ? Fin bref… Moi-même je n’y connais rien mais justement : je me la ferme, j’acclame simplement le groupe. Et c’est comme tous ces cons qui gueulent « We want more » à la fin. Le chanteur leur claque à la gueule : « En français Tabernac !!! » et là, ça m’a bien fait sourire. Prenez ça dans les dents bande de connards suce-boules…
Bref…

    Sur ce, je m’en retourne dans mon village douaisien, il est minuit, je me lève à 5h… La journée fut difficile mais elle en valait CARREMENT la peine.

    
    Merci au Midland (Chien enragé Forever Dany !), à Ondes Noires pour cette dernière de la saison, et surtout aux groupes. Putain de découvertes (jetez-vous dessus, les loupez pas, on a une putain de sacrée scène en France il faut l’avouer, et faut pas s’arrêter à Blut Aus Nord et Antaeus), et putain de claque pour les impériaux Monarque…Une sorte de consécration auditive pour ma part….

dimanche 2 avril 2017

Wolves Doom Mass @ Midland (Lille) 01/04/2017



    Voici la consécration de toute une année de « chroniqueur » indépendant. J’avais toujours dit que j’accepterai jamais les invitations pour faire du Live Report mais voilà ici qui est différent. Quand Ulf m‘a proposé de devenir membre à part entière de son asso (que je suis depuis presque le début), j’étais donc aussi heureux qu’un prêtre devant de nouvelles recrues chez les enfants de chœur. Et c’est donc avec cette date de Doooooooom que j’attaque mon début de carrière, mais rassure-toi : le style d'écriture ne change pas d’un iota !

    C’est pile à l’heure, après avoir glorifié le territoire des Gaulles au Parc Astérix, que j’arrive au Midland, salle qui m’est de plus en plus chère ces derniers temps et qui est devenue incontournable pour ses Chiens Enragés. Le temps d’aller tirer de l’argent vite fait et de dire bonjour à toute la populace présente (quasiment autant qu’à Cruciamentum, c’est plutôt une bonne nouvelle) et c’est à Hyde d’ouvrir. Autant le dire tout de suite : je suis pas du tout un fan de Gothic/Doom à chanteuse donc mon avis risque d’être mitigé. Bien qu’ayant eu une période Sympho dans ma lointaine jeunesse, je suis devenu autant friand des chants lyriques féminins qu’un Israélien finance Daesh. Néanmoins, je ravale mon mauvais goût (c’est toujours plus facile que de ravaler sa gerbe), et je tends tout de même l’oreille. On a là de la lenteur pas trop mal inspirée, lorgnant vers un Doom traditionnel et musicalement c’est même pas dégueu en fait. J’arrive à apprécier pas mal de passages, notamment ceux en trémolos sur des fins de chansons enchaînées avec d’autres plutôt doom…Mais ce duo de voix me parle absolument pas : une jeune chantant lyrique accompagnée d’une autre comparse tirant vers le chant plus rocailleux (parfois blackisé même !), mais chez moi ça prend pas des masses. Alors nul doute que chez les aficionados de Gothic/Doom, ça puisse parler, et même être d’une grande qualité, mais pour moi ça retombe à plat. Et, au final, lorsqu’ils nous annoncent qu’après la chanson qu’ils vont faire, ils reviendront à du Doom plus tradi…Bah c’est justement cette chanson sous-entendue moins Doom que j’ai le plus apprécié. Je les aurais carrément vu dans un concert de Sympho en fait. Du coup, ça aura parlé aux amateurs du genre, mais pour moi, pas trop ma came. Autant demander à un aveugle s’il veut entendre.

SETLIST
The Brightest Star
Corvus Corax
Ghost Train
One
Seed of Doom (The Seed)
Seed of Doom (The Beast)

    Malgré cette première partie, je m’étonne à n’avoir qu’une bière à la main. Et voilà qui est bien malheureux, car The Bottle Doom Lazy Band va jouer, et si tu connais pas ce groupe de pochtrons, bien mal t’en fasse ! Je t’invite cordialement à aller te noyer dans une cuve fermentée de vieille Villageoise. En gros, t’as affaire ici à du groooooos Dooooom de cuite. Je les avais déjà chroniqué l’année dernière, mais j’ai tant de choses à redire dessus. Les mecs sont tous des gros bûcherons houblonnés, avec leur grosse barbe et leurs cheveux longs pas coiffés. Rien qu’en entrant dans la salle, nous voilà imbibés de bonne sueur de mâle et les vapeurs de bière envahissent tous les sens. Le mélange sied parfaitement à c’t’ambiance d’homme, les vrais, ceux qui pratiquent leur metal comme le coït : avec force et détermination. Bref, dès les premières notes PAAAAAAF, tu sens que le concert va t’emmener trèèèèèèèèès trèèèèèèès loin de toute considération sociale, avec cette première chanson à l’intro à rallonge, avec ses solos psychédéliques tout droit sortis d’un groupe de Stoner, lorgnant avec une autre galaxie, le tout dans un bouillon de riffs pas loin de sonner « Post ». AAAAAArgh et putain quand le chanteur débarque !!!! J’avais oublié à quel point le « lyrisme » de sa voix apportait énormément au groupe. Mais un lyrisme qui aurait des années de consommation de Jack Daniels derrière lui, avec toutes les fioritures rocailleuses qui vont avec. Et c’est pas la seconde chanson qui me contredira : ce Lost’N Drunk tiré du deuxième album passe comme le menton des frère Bogdanov dans un stand de pastèques. Ce début qui te fait vibrer tout le Midland aaaaargh. Je sais pas ce qu’ils ont mais le son est excessivement fort en ce moment là-bas, et c’est pas pour me déplaire !! Ajoute à ça des solos ultra psychés tout au long des chansons qui te feraient passer Jimmy Hendrix pour un mec clean et tu tutoies les anges immédiatement…Mais des anges imbibés, avec une gigantesque barbe et des perf d’alcool fluo dans les veines….Un peu comme ces vieux briscards au premier rang avec leur barbe blanche énorme et leur calvitie à te défriser la barbe d’un taliban. En fait ce sont tous des sosie de Wino aha ! Et justement, en parlant de ce mec, tu ne peux pas te tromper sur les références du groupe : j’en veux pour preuve le logo de Saint Vitus tatoué sur le bras du chanteur. Tu sais que les gaillards ont bien été appris et ça c’est beau !

    En résumé : un putain de son monolithique, une voix au sommet, une ambiance qui te donne envie de te saouler la gueule jusqu’à la mort et un public assez réceptif à leur Drunk Doom ! Et puis cette dernière chanson ENORME tirée d’un de leur split : Night of the living Dead AAAAAARGH !!! Dommage qu’on entendait pas trop le backing vocaux du bassiste. Putain le mec c’est le chanteur d’Angmar quoi ! Il a une putain de voix !


SETLIST
Welcome to your nearest grave
Lost'N Drunk
Smiling Tomb
Practise a last rite
The dead can't lose again
Too old
Night of the living dead


    Mais si j’avais déjà pu apprécier le Doom éthylique de TBDLB, je ne connaissais pas du tout Hooded Priest. Et seigneur! mais quelle surprise !!!! En fait, le vieux briscard au premier rang qui était à fond sur les poitevins d'avant, c’est le chanteur de Hooded Priest, habillé pour l’occasion en chasuble. Imagine un mix entre Hagrid, Père Fourras et Panoramix ahaha. En fait t’as l’impression de mater un Remake de Au nom de la rose. Pour faire bref : Une PUTAIN de prestance scénique ! Je découvre totalement ce soir, mais quelle claque. Imagine du Saint Vitus dans la totale continuité de TBDLB, mais en plus traditionnel et occulte, un peu à la manière d’un Candlemass mais avec une voix toujours tirant sur le lyrisme de pochard.  Dès les premières notes, t’as droit à une lenteur qui ferait passer Professeur Hawking pour un lévrier de compet. Putain je te jure, ça te fait vibrer autant mon verre dans ma main que mes balloches.  Mais très vite (aha), ça part dans un Doom vachement rock’n roll et qui bute, qui BUTE et qui SURBUTTE BORDEL !!! AAAARgh mais ce mélange c’est tout simplement monstrueux ! Et j’enfonce le clou mais ce chanteur à une prestance scénique de MALADE. Totalement possédé, écarquillant les yeux, comme étant le grand maître de cérémonie d’une messe funéraire. Manquait plus que les corbeaux et c’est parfait ! En fait, comme TBDLB, ils ont les enchaînements parfaits entre cavalcade rapide, rock’n roll et passages ultra lent qui peut te faire croire que la Terre s’est arrêté de tourner le temps d’un  concert.

    Et ça c’est totalement merveilleux.  Car si j’en attendais finalement pas grand-chose, je me suis pris une putain de claque inimaginable. Alors pour The Bottle Doom…, je savais à quoi m’attendre, et c’est tout autant excellent, mais pour Hooded Priest, je me dis que la vie est trop courte pour passer à côté du Doom (oui, je me rends compte que cette phrase est un paradoxe aha).

SETLIST
Call for the Hearse
Alibi
Herod Again
Locust Reaper
Mrs. Satan
These Skies Must Break
8 O'Clock Witch
Devil Wosrhip Reckoning

Une excellente date, un Ulf au sommet de sa forme qui a super bien géré et franchement, je suis super heureux qu’on ai eu autant de monde (me demande pas le nombre d’entrée ou autre chose, je gère que le Live Report hein ^^). 

Entouré comme je l‘étais, ce fut un réel plaisir en tout cas ! De bons potes, de bonnes rencontres et des gars que je vois pas souvent. Quelle ambiance ! Quel concert ! Quel son massif ! Une victoire pour le retour du loup ! Le loup était mort VIVE LE LOUP !!!

ONLY LIVE IS REAL !!!

vendredi 24 mars 2017

Blood Incantation + Cruciamentum + Atavisma + God of Death @ Midland (Lille) 23/03/2017



    Je l’ai toujours dit, je ne suis pas allergique aux concerts en semaine, loin de là. Alors quand le lendemain je suis en récup, je te laisse imaginer le carnage. Hier ça s’est passé au Midland, une salle que j’apprécie de plus en plus et qui s’améliore énormément. C’est simple : c’est peut-être la seule salle lilloise à survivre à ce génocide en masse du prosélytisme de la violence auditive.

    On commence donc avec God of Death, comme d’hab sur Lille, toujours avec un peu de retard. Formé sur les cendre d’Evil Breath, j’avais pas un souvenir marquant de leur prestation à Oignies en ouverture de Dark Fufu. Après je suis vachement méfiant concernant les groupes régionaux, mais force est de constater que je me suis fourvoyé totalement. Car les mecs hier m’ont totalement convaincu. La base est carrément Death Metal, avec un gros côté mélodico-technique, mais tellement bien foutu que tu m’emmerdes pas une seule seconde. Dis comme ça je suis sûr que tu t’imagines une énième copie de Cannibal Corpse ou un sempiternel groupe de Brutal Death bon pour finir dans la cuvette des chiottes. Mais que nenni vil fêlon ignare ! God of Death, c’est de la déstructuration dans les breaks et dans la façon dont sont construits les morceaux, c’est un duo de chants des deux gratteux ultra efficace (voix prédominante black avec un soutien assez growlé derrière), qui n’est pas sans te rappeler un Belphegor survitaminé (juste au niveau des vocaux j’entends) et accompagné d’une lourdeur sans équivoque. Un gros point gagnant pour un groupe dont je n’attendais absolument rien en fait et PUTAIN ce que j’adore ce genre de surprise. C’est un peu comme si on m’emmenait de force voir une séance de Nuit et Brouillard et que je me rendais compte qu’en fait c’était financé par une campagne SOL . Aaaaargh, j’avais dit que je me calmais sur les blague nazis, désolé. Du coup, ça m’a fait reprendre du houblon et encore du houblon car voir un groupe qui se démarque un peu dans la scène Nordiste, ça me redonne espoir éhé. Pis tout ces passages en tremolo qui auraient pas fait défaut dans un groupe de Black, soutenus par une basse 5 cordes pour un rendu apocalyptique de ses morts, perso, ça fonctionne carrément avec moi. Petit bémol, parce que j’ai toujours quelque chose à redire, c’est que ça m’énerve les mecs qui portent un T-shirt de leur propre groupe alors qu’ils jouent…Putain les gars, on sait que c’est God of death : vous êtes sur le flyer, dans l’event et vous le dites en plus, c’est bon on a compris aha.

    L’occasion de se boire un Chien enragé (Vodka, Rhum, Gin et Tabasco OUTCH), et j’enchaîne avec Atavisma (ouais j’ai pas trop le temps aujourd’hui alors j’essaye de te torcher ça vite fait). J’ai vu le groupe en Novembre dans cette même salle. J’avais été frustré de pas avoir eu le temps de faire un Live Report parce que c’était une sacrée claque, mais vu l’insistance d’une certaines fane de l’Islande, je me suis senti obligé de faire preuve d’intérêt pour e groupe français. Et bordel, je me rappelais plus à quel point c’était FAT !! Les mecs officient dans un Doom/Death ultra sombre et graaaaaaas. Mais gras comme une tronçonneuse, un peu comme le son de Dismember, avec une alternance entre passages blastés qui te donnent envie de te démolir la nuque et lenteur/lourdeur comme un bunker qui te tomberai sur la gueule. Et ajoute à ça un son ultra fort (pour le Midland) et t’as un espoir de survie proche du score du Fion en Mai prochain. Je suis d’ailleurs étonné que Dany (le gérant du bar) laisse passer autant de décibels, lui qui, à l’époque, était ultra reloud là-dessus. Mais le temps passe et, avec le recul, je me dis qu’il avait peut-être raison quand on voit que Le Midland survit à toutes ces fermetures de salles. Du coup, j’ai beau dire, je soutiens totalement le gars et l’apprécie de plus en plus. Brève parenthèse donc, et j’en reviens à Atavisma. Un son tellement monstrueux donc, que t’entends même pas ce que te raconte le chanteur entre chaque chanson. Et pourtant le mec à une puissance vocale incroyable sur chaque chanson. Un truc pas loin de rappeler Incantation mais avec ce son tellement suédois derrière. Perso, j’ai eu l’impression de tronçonner du zombie avec du graaaaaaaaas ! J’insiste mais le son raw qu’ils ont te rend leur Doom/Death encore plus percutant et violent. Ça grésille de tous les côté, ça dégouline par toutes les enceintes, ça t'assomme de lourdeur aaaaaaargh !!!! Jette-toi dessus immédiatement sous peine de louper  un des meilleurs groupes dans le genre de la scène française. Inutile de chercher en Suède quand la qualité est au Rendez-vous ici-même.

    Le temps de boire encore quelques bibines et on continue dans la même lignée avec les Anglais de Cruciamentum et leur Death tout aussi lourd et dégueulasse. Putain mais t’es dans la même lignée en moins Doom donc t’es pas dépaysé. Sérieux, la crasse du son (dans le bon sens du terme) m’a achevé. C’est ultra bien chiadé malgré la voix un peu en retrait. Ça te tronçonne la gueule à grand coups de blasts, de passages plus mid-tempo et à chaque fois la lead qui tourbillonne dans ton cerveau comme une putain de scie circulaire dans tes tripes. Le batteur ma totalement subjugué, j’arrive pas à m’en remettre. On dirait un peu la manière de faire d’un Incantation mais en largement moins étouffant au niveau du son. Ce qui n’enlève rien à la qualité du bazar. En fait, j’ai l’impression qu’il faut plus regarder du côté de Grave Miasma pour te donner une petite idée du truc. Un peu un mélange consanguin entre ça et Incantation donc, pour un rendu ultra fatos de la DASS bordel !!! Ouais j’écris comme je parle et je t’emmerdes. En gros : du gros riffs qui tâche comme une chiasse du lendemain de cuite, de gros passages typés Death/Thrash avec les enceintes qui dégoulinent l’huile de Kebab fermentée, de la mélodie ultra ravageuse qui t'agresse constamment les esgourdes et ….Bah et une petite déception sur la fin. Autant le débit du batteur est ultra saccadé (et je me demande franchement comment c’est possible…C’est pas humain sérieux), autant la dernière chanson m’a cassé toute l’ambiance du truc avec ses riff Hardcore de chiasse. Je m’emballe peut-être un peu mais ça m’a fait redescendre d’un paradis où graisse et oppression prédominent pour tomber dans un étron purulent sans inspiration. J’suis quand même méchant mais heureusement, ce n’est qu’un faux pas dans un caveau où suinte la qualité du Death sépulchral.

    Je vais m’arrêter là (j’te l’ai dit, j’ai pas trop le temps aujourd'hui), parce que Blood Incantation, bien qu'assez bon, m’a pas marqué plus que ça. J’ai été assez marqué par la voix de cadavre du gaillard mais après, ça reste totalement dans la lignée de cette date avec influences Incantation etc. Pas spécialement de ressenti particulier donc je préfère rien dire de plus.

    En résumé : une bonne surprise pour les nordiste de God of Death (nos régions ont du talent éhé), le reste de la date placée sous le signe de la lourdeur, le gras, l’oppressante sensation de pourrir dans une fosse entre les vers et les organes putréfiés, une salle qui devient totalement incontournable depuis des années et qui ne cesse de s’améliorer, des gars que je vois pas souvent en concert (putain Sepuchral quoi merde !), une asso qui, bien que je n’aime pas toutes leur dates, a réussi à taper fort ce soir-là et comme d’habitude : du houblon, du grain d’orge et de l’éthylisme fort agréable !

    Prochaine date à chroniquer : Beleriand avec Antilife (et un troisième groupe mais je sais plus trop quoi) jeudi. Merci à l’asso, au Midland, aux groupes et aux gens qui se sont déplacés (un Midland assez bien rempli pour une fois…D’autant plus surprenant qu’on est en pleine semaine, et en général, les salles sont vides quand c’est pas un vendredi ou un samedi….Et après ça se dit passionné mais ça ne vient pas sous prétexte que ça travaille….Bref, je vais pas m’étendre sur mon avis sur ce public de fonctionnaires du metal).


Allez hop ! ONLY LIVE IS REAL !!!!

dimanche 12 février 2017

Excruciate 666 + Surpuissance + Sepulchral Voices @ Midland (Lille) 11/02/2017


    Enfin il neige ! Ouais bon, ça tient pas, mais c’est un peu comme les prémices d’une guerre imminante où le froid et le old school seront mis à l’honneur. Alors faut savoir qu’il y avait quand même deux autres dates qui me faisaient de l’œil ce soir là. A savoir, Antilife de dernière minute en Picardie, et la release party de Slaughter Messiah en Belgique. Honnêtement, j’ai fait au plus simple et j’ai préféré privilégier les potes pour soutenir le Xavier, la « légende » comme dirait Jérém Maltkross. Et pour une légende, je me dis que c’est pas faux. Le mec, avec Wolves of the Underground, a fait venir du putain de beau monde dans le coin. Monarque, Borgne, Forteresse, Tsjuder, Endstille, Setherial, Profanal entre autre, et s’est toujours démené pour faire vivre la scène Underground du Nord. Que ce soit Dark Managarm, Hats Barn, Excruciate 666… Ils y sont tous passés. Le mec est un bon pote, mais c’est pas pour autant que je vais lui sucer les boules dans un Live Report, soyons clair. Mais comment veux-tu dire du mal d’un gars qui a su gérer de pareilles dates ? Alors oui, il est souvent ivre, laissant sa caisse sans sécurité, il se retrouve avec des merdes de thunes maintes et maintes fois car pas grand monde vient à ses dates. Mais bordel, on s’en fout ! L’esprit est là putain ! Un esprit passionné et totalement dévoué à défendre cette musique. Et d’ailleurs, c’est dingue le nombre de gars qui lui cherche des crosses ces derniers temps, franchement je comprends pas. Hier, on était prêt à démolir un connard qui assurait avoir payé deux fois l’entrée, il s’est fait virer par le patron et a même voulu me sauter dessus à l’extérieur. Le gars se dit « fan » de Black Metal, et c’est la première fois que tu vois s’gueule à un concert. J’en fait très souvent comme tu le sais, et on voit toujours les même têtes, alors une raclure pareille, je l’aurai pas loupé. Foutez moi ça au four et qu’on en parle plus.

    Bref, ce matin, la tête tourne encore un peu et je vais me dépêcher d’entrer dans le vif du sujet avant de finir de dessoûler. Un bol de chocolat, une clope, un tour aux chiottes et me voilà opé pour chroniquer ces trois groupes défendant purement et simplement l’ancien !

    Sepulchral Voices ouvrent donc les hostilités d’une date qui sent bon l’hommage au vrai metal extrême, celui qui te donne envie de t’arracher la nuque et, malgré la trentaine de personne présente ce soir, promet déjà un moment des plus éthyliques et épique. Le groupe démarre sur une tiote introduction qui sert strictement à rien et est totalement moisie (j’ai dit que je ne suçais les boules de personne ce soir, non ?) qu’ils feraient mieux de jeter à la poubelle. Merde, les mecs défendent le vieux (mouahahaha) et il y a pas besoin de faire une intro quoi, déconnez pas ! Heureusement, ça dure pas longtemps et le Gianpetro nous ouvre les hostilités, les choses sérieuses commencent et tu sens direct que les mecs en ont bouffé du Hellhammer, du Motörhead et du Bathory. PAF !!! Manque plus qu'Hélène et les garçons et c'est parfait! T’as juste envie d’aller acheter une Dolorean et de la programmer sur 1983 histoire d’aller revêtir ta veste à patch et d’aller taper discut à Tom G Warrior. La quasi-totalité de leur album, Defenders of the old y passe, mais pas que ! Les gars ont su étonnamment laisser la place à quelques songs de leur EP avec Total Chaos et Nuclear War notamment (renommé sur leur setlist par Total Kellogs et Nuclear Boire aha) qui t’envoit juste une dose d’amphétamine à même le cœur et le cerveau et te redonne l’envie d’aller chercher de la bière et te démolir le crâne. Le tout soutenu par un batteur assez impressionnant qui, pour la soirée, aura l’occasion de jouer deux fois (Sepulchral Voices et Excruciate 666). Le mec mérite bien son surnom de Johnny Turbo et, bien qu’imbibé, assure un max et frappe comme la Gestapo en 1940. A tel point que le mec gueule « putain j’ai déjà des crampes » avant la moitié du concert aha. Et puis ce Gianpetro ultra motivé qui, bien que sans corpse paint ce soir, crache tout son amour pour la vieille école. D’ailleurs, petit détail balancé (sûrement à l’attention de monsieur Deadlight), comme quoi certains se foutent d’eux car leur album s’appelle « défenseurs du vieux », mais non, c’est bien défenseur de l’ancien, et tu le sens à chaque riff où la mélodie thrashy côtoie le brisage de nuque à la Motörhead. Regarde Black Leather Bitch ou Nuclear war bordel !
En bref, une bonne entrée en matière de vénération de l’ancien, un groupe qui applique la recette comme il faut, sans apporter grand-chose certes, mais quand c’est bien fait, faut le dire et c’est le genre de chose qui fait bien plaisir.
Ah oui, et j'ai oublié mais putain, la reprise de Outbreak of Evil en fin de set surbutte carrément et ça fait du bien aux esgourdes!


SETLIST : 

Sepulchral Voices
Faster Than Death
Burn the False Cult
Gates of Hell
Speed Metal
Defender of the Old
Black Leather Bitch
Total Kellogs
Nuclear Boire
No regret
Satanic R'N'R (tu rajoutes une barre sous le R et ça fait Satanic R'N'B)
Ong Jager
Outbreak of Evil (Sodom)



    Quatrième bière et je me sens toujours sobre. Je me dis qu’il y a un problème, ou alors que mon foie commence à trop s’habituer à l’alcool, c’est mauvais. Du coup, il est l’heure de taper dans la Chouffe en pression et d’aller entretenir le colocataire du poumon, discutant philosophie et origami avec le peu de personnes présentes ce soir au Midland. A tel point que j’en loupe trois chansons de Surpuissance aaaargh. Je les avais vu/découvert récemment à l’occasion du Hard & Heavy metal fest au Red Studio de Douai, mais ils avaient du écourter le set en ne jouant que trois chansons, dont le fameux " Affamé de metal "  (et non assoiffé de metal n’est-ce pas Ulf ?) que j’ai loupé hier du coup aha. Mais peu importe, à peine entré dans la salle que je me fous devant, la bière brandie, me prenant du riffing incisif plein la gueule. Leur Thrash lorgnant sur une petite dose de Heavy pas dégueu du tout, pour ne pas dire excellent, marche d’enfer et t’as immédiatement envie de brandir le poing et de partir en croisade contre le mainstream à grande dose de tabassage en règle. La voix me fait légèrement sourire, car l’effet de réverb ou d’écho dessus donne l’impression que le mec chante dans une cuvette de chiotte. Mais le rendu à totalement son charme. Je suis de toute façon conquis par leur Thrash des familles. Mention spéciale à Cracheur de sang et son refrain qui te reste en tête ou encore à Tout déchirer. Des titres kitsch (ça doit venir de là leur côté heavy à la française éhé) qui sont pas sans te rappeler un bon vieux ADX de l’époque en version Thrashy. Et puis regarde-moi ce batteur qui se donne à fond. Mais en fait chacun des trois membres se démène pour rendre hommage au Thrash de la grande époque, en appliquant une recette très efficace et je trouve même qu’il apporte quelque chose au style. Loin des classiques et tellement inspiré par ceux-là même, tu sais où tu mets les pieds et tu sais que tu vas te démolir les cervicales. Surpuissance portent bien leur nom.
Petit bémol qui n’a rien à voir avec la musique : je déteste cordialement les gens qui portent des T-Shirt de leur propre groupe sur scène. Voilà, maintenant, vous avez une bonne raison de me casser la gueule.

SETLIST :

Rescapé du chaos
Hellriders
Affamé de Metal
Cracheur de sang
Atomisé
Dévastation
Commando Terreur
Tout déchirer
La horde noire
Surpuissance



    Bon, ENFIN, mon coup dans le nez se déclare et j’enchaîne avec avidité le sacrosaint breuvage qui rythme mes week end. Tiens, d’ailleurs, tu m’excuses mais j’ai une 3 monts à ouvrir [ellipse temporelle] … Voilà qui est mieux !! Hop, on se désaltère, on se masse le cou (parce que parler d’Excruciate 666 me redonne des crampes de cervicales) et on attaque.
Excruciate 666, si t’es un tant soit peu amateur de VRAI black metal et que tu bouges un peu dans la région, tu les as forcément déjà vu. Sinon, tu peux aller te jeter sous un train ou t'ouvrir les veines en écoutant Sopor Aeternus. Car les mec abreuvent depuis 20 ans la scène d’un War metal sans concession, comme une version bâtarde de True Black avec un Blasphemy des dimanches matin. 20 ans de carrière, mais ce n’est que depuis 2010 que les mecs carburent sur les sorties de qualité. Fin, c’est pas un rythme à la Agathocles non plus, mais je pense que leurs meilleures sorties se sont concrétisées avec le premier album. Sorties régulières, dont un split avec Decayed (excusez du peu !) qui aura bien été à l’honneur ce soir (mais j’y reviendrai). Le groupe sait qu’il arrive en terrain déjà conquis, mais en profite justement pour asséner une frappe décisive avec pour arme, une kalach à la batterie (Johnny Turbo Round 2), des hurlements d’éviscération sur 6 cordes qui te sortent de l’ampli, et un appel à la destruction craché à même tes oreilles. Les mecs ont toujours su garder un son bien cradingue mais tellement adapté à ce qu’ils font. A côté, Blasphemy ce sont des petits joueurs. La guerre est déclarée et, bien qu’ignorant assez la première chanson, je me prends une baffe de fou devant Sons of Warfare tirée du split susmentionné, précédé par un Iron Blood ashes qui fait son petit effet. Justement, parlons-en de la setlist ! Je suis certes content de découvrir une tripotée de titres pas encore sortis, mais bordel, je suis quand même un peu dégoûté de pas reconnaître la moitié des morceaux du coup aaaargh. Toute proportion gardée, il est vrai que du coup, ça renouvelle le groupe et t’assistes pas à 10 concerts pareils avec eux, mais j’aime pas voir un groupe que j’adore, jouer des titres que je connais pas aha. Mis à part ça (et le fait aussi que le décor était absent ce soir…Et alors les gars, les têtes de cochons qui finissent en football d’intérieur et les grosses croix à l’envers ??), les nouveaux titres promettent un assaut sans compromis qui ne laissera debout que les plus forts d’entre nous, et ce n’est pas la populace réduite qui me contredira ce soir-là. A voir l’engouement du public, comme à chaque fois, tu sais que la guerre est gagnée d’avance.  Puis je sais pas, j’adore leur corpse paint, dégueulasse et net à la fois, et un Morgraven en cartouchières croisées sur le torse… Tout y est et ça marche A CHAQUE FOIS. Le summum est atteint par l’heure de la soirée où tout le monde commence à être assez éthylisé, Ulf slamme, monte sur scène, et tu sens que l’orga est donc plus que passionné, que c’est viscéral et que ça te donne envie de vivre POUR ce genre de truc. Et sans compter les mecs des autres groupes ultra motivés. Que ce soit le batteur de Surpuissance au premier rang brandissant le point, le Gianpetro faisant de l'air guitare sur un tabouret (pas debout sur le tabouret non, le tabouret pris pour une guitare! Je te laisse imaginer la scène), ou encore des accolades avec les trois personnes susnommées et mon cher prince (je me comprends, il se reconnaîtra), t'es juste heureux d'être venu ce soir! Je peux comprendre que certains font pas de concerts et se la jouent misanthrope parce qu’il y a toujours quelques branleurs kikoolol metal qui s’y ballade (n’est-ce pas monsieur « j’ai payé deux fois ma place »…) mais hier, toux ceux présents étaient des vrais j’ai l’impression. Je préfère carrément voir 30 personnes passionnés que 120 cons qui se la jouent True Black comme la moitié du public au concert de Djevel la veille. Et que dire de Battlehammer of the inner war qui fait toujours un effet monstre!!! Putain faut vraiment que je répare ma gratte, le guitariste habite à 4 rues de chez moi et m'a promis de m'apprendre des morceaux éhé. Bref, je ne vois pas trop quoi dire de plus. Les fils de la guerre sont arrivés pour vaincre, la guerre fut déclaré et remportée avec fierté, nous endoctrinant tous d’un appel à la destruction. Et si le catholicisme ne fait plus peur à personne aujourd’hui, les deux décennies de guerres d’Excru leur a appris à cibler le véritable cancer des civilisations d’aujourd’hui, comme le prouve le futur titre Porkus Diabolikus.

SETLIST :

Infernal War Machine
Iron Blood Ashes
Sons of Warfare
Sign of Desaster
Porkus Diabolikus
Thunder in the Black Skies
Medieval War
Black Death Troopers
Rites of Torturers
Furious Thrashing Rage
Battlehammer of the Inner War
Absolute Filth Crusher



    C’est donc l’image d’un terrain dévasté qui me reste en tête après l’invasion des nordistes (et des belges de Sepulchral Voices cela dit), et je ne vois pas d’autres solution que de m’enfiler ma 3 Monts aujourd’hui pour me remettre de mes émotions. Car si hier, j’étais pas dans un état d’esprit spécialement joyeux, ce concert à réussi à me sortir d’une période un peu dépressive le temps d’une soirée et ça, c’était pas gagné. 

    Un grand merci à ce bon vieux Ulf! WOTU rennaîtra dans la grandeur mec! Et y'aura moyen de gérer quelques bonnes dates tu verras! Merci aux groupes, tous énormes. Dans ce genre de concert, c'est comme lorsqu'un fait divers pédophile et consanguin à lieu dans le coin : j'ai juste envie d'appliquer le logo "Nos régions ont du talent"... Merci au public présent, ainsi qu'à Jérém de Maltkross (pas trop eu l'occaz de discuter et d'acheter des trucs cette fois désolé..J'attends toujours ma paye....), et merci aussi au bar et à Dany, gardant la tête hors de l'eau pendant que d'autres salles sont obligées de fermer (tout mon soutien à El Diablo soit dit en passant).

    Je vous laisse, je dois appliquer de l’onguent sur ma nuque, sinon demain j’vais me bloquer un organe en zone.

Bref, tout ça ça m’a donné envie d’envahir la Pologne.

La semaine pro, date dans la continuité d’un Call of Terror avec la Night of Honor. Live report ou pas ? Hésitation, faudra que je vois avec l’orga.

Bonne bourre !


ONLY LIVE IS REAL !!!!