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samedi 6 janvier 2018

Yo'Hail fest @ Midland (Lille) 05/01/2018



    A moins de vivre au fin fond d'une grotte (ou alors d'être un gros connard qui dit supporter l'Underground en ayant aucune autre connaissance que l'Aéronef de Lille), t'auras sûrement vu courant Décembre qu'un malheur est arrivé. Un putain de gars qui a toujours su faire vivre l'Underground en Belgique et batteur dans une tripotée de groupes (perso je connaissais que Wallifornian, le reste m'intéressant peu) a perdu un bras dans un accident de la route. Et bordel...Bien que le gars était une simple connaissance pour moi, j'ai été choqué par le truc. Encore plus choqué peut-être de voir qu'il gardait la tête haute et le sourire. Un vrai warrior le mec. Bref, c'est dans ce contexte, après un mois d'hospitalisation et un retour chez lui, que se déroule le Yo'Hail fest. Après plusieurs dates où tous les bénéf' ont été versés à Yohann et moultes engouements sur les réseaux sociaux, nous voici sur une nouvelle date "associative" organisée par WOTU.

    Alors malheureusement, Putrid Lust ont du annuler suite à un accident de la route (ironie du sort?) et je venais un peu pour eux mais bon, on se rattrapera avec les découvertes de ces deux groupes 100% Jupiler et ce, malgré le peu de public présent ce soir (promis je râle pas et j'essaye de pas insulter les absents).

    C'est après une bonne Chouffe dans le gosier que je me pose devant Last Breath Messiah qui ouvre le concert à 21h. Je connais absolument pas alors je fous les bouchons dans les oreilles et j'attends de voir si ça va me décrasser les cages à miel. Direct ça envoi le steack, sur une dominante bien axée Death metal presque brutal et carré sans renier un certain côté Death mélodique qui n'aurait rien a envier à Arch Enemy. Rajoutes quelques influences Hardcore pas dégueu (c'est autant mon style de prédilection que je me masturbe sur des vidéos zoophiles) qui me dérangent pas tellement ici. La voix lorgne carrément sur le guttural, à la limite du bruit d'évier qui se débouche et ça, ça me parle beaucoup plus par contre. Ajoutes également quelques riffs Thrashouille et tu te retrouves avec un groupe bourré d'influence qui te donne envie de taper du tétraplégique en phase terminale. En fait ce serait comme une sorte de Machine Head feat. Arch Enemy feat. Benighted, le tout agencé dans un mixeur que tu fous en route et ça te désanusse direct. Et ce que j'aime bien dans ce genre de trucs, c'est que c'est carré, c'est bien fait... Alors j'en boufferai pas tout le temps chez moi attention. Je suis beaucoup plus orienté Black Metal ou Death old School (ou Neo folk...Dark Ambient....Fin bref, tu t'en branles sûrement de mon CV auditif donc je vais pas te soûler avec ça non plus), mais des trucs qui resteront anecdotiques qui sonnent comme ça..Bah écoute ça me fait plaisir. Ok, ça ajoute une petite pierre à l'édifice et ça changera pas grand chose au bazar aujourd'hui, mais putain c'est BIEN FAIT alors je ne peux qu'approuver. Et c'est avec ce genre de groupe que tu apprécies plus d'aller dans les bar concert que dans les grandes salles qui se torchent le cul avec ton pognon. Après, en fouillant dans mes souvenirs éthylisés, je me rappelle d'une tripotée d'influences qui m'ont assaillies : par-ci une mélodie qui rappelle Nile, par-là un début de batterie à la Soulfly, et enfin même quelques passages épiques qui te donneraient envie de chevaucher un cheval au pénis turgescent afin d'aller sortir ta grosse épée et titiller de la pucelle. Juste un bémol (parce que c'est pas marrant si je critique pas hein), c'est les chants clairs. Je trouve que ça sert absolument à rien et que le groupe aurait du aller chier un coup le jour où ils ont eu cette idée.

SETLIST :

Intro
Eye fort Eye
Never be saved
Rain Hate
Learn
This is my name
Redemption
Resurrection
All for Finality


    Après 45 minutes de grosse mandale en pleine tronche donc, on se retrouve à entretenir le colocataire du poumon, s'en reboire une histoire de pas perdre la main (ou le foie, c'est selon) et on s'avance doucement pour 42 Hours. Alors d'ailleurs, j'en profite pour préciser le principe de la date. Ulf, l'organisateur, a lancé une sorte d'appel d'offre aux potes à Yohann qui jouaient dans un groupe afin de lui rendre hommage. Et évidemment, date gratuite et tous les bénéf que les gens ont décidés de donner iront à lui pour ses soins, frais médicaux etc. Et ça me fait plaiz de voir une tripotée de pièces dans la boite de dons. Peu de monde ce soir, mais un soutien indéfectible!

    Et du coup, ça me permet de faire une transition merveilleuse : ça veut donc dire que les groupes qui jouent ce soir sont pas forcément du genre de ceux que tu voies avec WOTU d'habitude. Je dis ça parce que bon... Moi et le Hardcore de jeune, c'est aussi logique qu'un Juif sur le Mirador en 40. Donc tu te doutes bien que je vais pas aimer 42 Hours. Mais on va essayer de trouver ce qu'il y a de bon dedans, promis! Alors c'est typiquement le genre de truc axé pour les jeunes (rien qu'à voir les T shirts des gars du groupe comme Blink 182 ou The Arrs). Le souci c'est qu'il y a pas forcément de public pour eux ce soir. Mais tout le monde reste devant et se surprend à bouger un peu même (bien que la tentative en fin de concert de faire un stand up soit raté) et les gars sont content de jouer ce soir. Pour moi, vu le contexte et le principe de la date, c'est le principal et je reste durant toute la durée du concert (sauf pour aller pisser un coup j'avoue). Alors après, avec le recul, j'avoue que c'est carré, que c'est bien fait. Même si j'y connais rien dans cette scène, j'ai l'impression que c'est assez fédérateur dans le milieu. Les mecs s'éclatent et te balance du gros son, des intro en duo de tapping pas dégueu du tout et de la rifaille Hardcore (parfois Djentouille dans ta face) qui doit assurément faire trembler la mèche du fan. Les mecs ont du bouffer du Smash Hit Combo à fond et te régurgitent leur truc en pleine face avec quelques solos par ci par là qui passent bien eux aussi. Et c'est peut-être le truc que je leur reconnais totalement, tel l'homosexuel qui découvre le broutage de gazon, me voici à trouver une bonne qualité malgré tout : leur côté mélodique autant au niveau des grattes que du chant clair. Et même si c'est pas ma came, il me prend l'envie de faire du moshpart épique (parce que ouais, parfois ça dérape en épique éhé), et de sautiller sur place.
Pas trop ma came donc, mais si t'aimes bien cette scène, fonce : 42 Hours, c'est du velours pour tes oreilles (ou du lubrifiant pour ta copine qui accepte enfin la sodomie).

SETLIST :

Goodbye
Again
The hacking of mind
One life
42
Wake up this morning
Please don't give up


    Voilà, je pense avoir fait le tour avec ma verbe subtile et délicate, comme à mon habitude.

    Que dire à part que, même si la date me parlait pas spécialement de base, j'ai passé un super moment. Le plaisir de revoir mon petit loup ! Et qui nous prouve qu'on peut être intègre et rester soudé dans une scène où ça prône la grande famille du metal et ça va au Hellfest pour se toucher la nouille et montrer son cul d'attardé, mais où les véritables mecs soudés supportent leur scène locale!
Merci à grand loup donc! Merci aux gens qui ont fait le déplacement. Merci aux groupes évidemment. Et enfin, merci à Dany et son haut lieu qu'il me fait toujours plaisir de fréquenter.


ONLY LIVE IS REAL!!!

dimanche 29 octobre 2017

Conquerors + Sepulchral + God of Death @ Midland (Lille) 28/10/2017


    Le retour du loup était attendu! Peut-être pas par grand monde, mais en tout cas, il l'était pour moi. Et c'est dans le traditionnel Midland que les hostilités auront lieu ce soir. Et aussi sûr que j'ai des envies de génocide au réveil quand on me casse les burnes, hier soir j'avais envie d'en découdre, de picoler, de faire un gros doigt au monde quand je vois qu'il y a une salle au 3/4 vide voire plus. Comme disait mon pote : les gens se branlent sur Putrid Offal et se bougent pas le cul pour venir voir Sepulchral. Bien que je ne sois plus étonné de l'état de la scène lilloise, je ne peux m'empêcher de rager, d'être débecté par ces gens, que ce soit des branleurs qui se croient chroniqueurs comme Axel Meuh, le petit pd de Douai, ou les faux fans d'Underground qui préfèrent économiser pour aller voir des machines à fric à l'Aéronef.... Bref, je suis remonté dès le matin là et ça va chroniquer sec. Alors c'est parti!!!

    God of Death, c'est le phénix de Evil Breath. Sauf que là où le défunt groupe pratiquait un Death mélo somme toute classique, God of Death évolue dans une sphère plus brutale et carrée sans tomber dans le surfait. A savoir un savant mélange entre Belphegor, Behemoth (la vieille version Death metal quand ils y allaient molo sur les trig) et du Brutal Death. Je pense notamment aux duos de voix graves/éraillés qui marchent aussi bien qu'un actionnaire du gaz en 40 et ces petits passages rappelant l'un ou l'autre groupe, aussi discret qu'un pédophile à l'église, mais me sautant aux oreilles. Les mecs adorent le Metal extrême bien fait, brutal et sans concession. Et franchement, parfois je me demande si je trouve pas ça plus brutal qu'une machinerie trop bien huilée comme Marduk, Entombed etc. Peut-être parce que c'est plus local, plus accessible? J'en sais rien mais force est de constater que plus ça va, plus je surkiffe ces petites dates et je m'en branle des grosses pointures. Enfin bref, revenons-en au groupe : les mecs savent aussi te doser les petits solos mélodiques (y'a qu'à voir ce duo de tapping dès la première chanson aaaaargh!) et les gars sont ultra carrés. Au final je trouve ça pas mal rapide quand je mate un peu les instrus. Dommage d'ailleurs qu'on entende pas assez la basse parce que ça a l'air de gérer quand même. Et puis t'as des passages tellement lourd et dissonant qu'on pourrait croire à du Black joué par un groupe de Death aha. Alalalah, dire qu'il y a une époque où je voulais plus foutre les pieds au Midland (quand ça s'appelait encore le Select) à cause du son de merde...Je l'ai déjà dit et je le redis : ça s'est métamorphosé en quelques années et je suis putain de content de venir boire un coup là-bas à chaque concert! (Sinon, arrêtez de porter vos T-shirt alors que vous jouez sur scène, qu'il y a une bannière avec le nom de votre groupe, que l'on a le running order devant les yeux quand on pousse la porte de la salle et qu'on a participé et payé pour l'event).

SETLIST :
Over the war, over the century
Tyrants of Religion
Like an angel
Give your soul to the devil
No God
Chaos urges me to die
I feel sorry
Proliferation of the beast
I Have their blood on my fucking hands



    Bien bonne ouverture avec God of Death donc, et c'est l'heure de payer un tio whiskey à mon jeune loup histoire de l'aider à s'éthyliser un peu avant de découvrir en live ce que donne Sepulchral. Les mecs ont été actifs durant quelques années fin 80/début 90 et se sont reformés en 2015 avec seulement 2 membres d'origine. Et on retrouve aujourd'hui au chant et à la basse le mec qui a invoqué le démon du putain de metal de l'enfer chez Lord. Inutile de préciser qu'ici ça change au niveau vocal et le gaillard gère le schmilblik comme il faut ! C'est simple : jamais un groupe n'a aussi bien porté son nom. Les lumières s'éteignent, les fumigènes te posent l'ambiance et t'as l'impression de tomber dans une abysse marine où la pression te torture le crâne jusqu'à le faire imploser. Tu saignes du gras, tu te sens écrasé par les accords putrides qui dégoulinent des amplis aaaaaargh!! Y'a certains groupe de Death qui peuvent aller chialer dans les jupes de leur mère tellement Sepulchral les enterre vivant!!! Rhaaaaa et puis ce deuxième micro pitché en mode Rompeprop, c'est une idée de génie! Et c'est sans compter le deuxième vocaliste (ils se partagent les chants de manière égale en fait) qui te growle directement dans un mausolée morbide où son haleine doit avoir des relents de décomposition. Ce qui est merveilleux ce sont aussi toutes ces alternances entre lourdeur d'un cadavre habitué aux macdo décomposés et les accélérations très crues tel la fin du coït chez le lièvre épileptique alors que le batteur est tout frêle aha. Puis tous les membres qui tirent la gueule comme s'ils voulaient anéantir le monde à grand coup de Incantation-Worship mais vraiment à leur sauce. Je sais pas si c'est la variété des plans ou autre chose mais bordel, c'est la recette idéale de la violence d'un parpaing en pleine poire! Quand j'assiste à ça, je me dis que Grave Miasma c'est des pd et qu'ils font de l'Eurodance quoi! En plein milieu du set t'as droit à une reprise de Celtic Frost qui rend hommage au mec récemment décédé. En gros, du très très lourd qui m'aura pas déçu pour un groupe que j'attendais énormément depuis leur interview dans In Extremis. Et, bien que j'en ai rien à battre du peu de monde, je ne peux m'empêcher de rager un peu sur ces gens qui se disent Underground et qui se bougent jamais le cul au final.

SETLIST :
Putrefying Mass
Disembowelement of the Dead
Internal Decomposition
Dethroned Emperor (Celtic Frost)
The tree of Death
The seventh seal
Ekpirosis
Baron Samedi
Vampirus Spectrum
Sepulchral Voice

    Bref, je m'envois un Chien Enragé histoire de me remettre de mes émotions et je pense que Dany l'a blindé parce que j'ai couru aux chiottes ahaha. On adoucit le truc avec une tiote Chouffe et c'est l'heure du final avec les jeunes neo nazis de Conquerors. Décor du IIIème Reich, photos d'Auschwitz, le malaise s'installe et dès l'intro sur fond de discours d'Hitler, les membres zieguent déjà... AH! Merde! On me dit que je me gourre de concert et que j'ai au des flash de la Night of Honor, autant pour moi! Les pauvres : ils sont pas venus ici pour souffrir ok?! 

    Bref, la vraie chronique commence : Si tu me lis depuis longtemps, tu te rappelleras d'un Live Report où je parlais d'un groupe en mode répète éthylisée, pas prise de tête, à l'arrache et pour l'amour du War metal (apolitique si t'avais pas compris mon intro ironique)! Et c'est justement ce côté rien à foutre qui fait tout le charme du groupe. Alors je vais essayer de pas faire de copier/coller de mon ancien LR mais je ne peux m'empêcher d'enfoncer le clou avec mon scotchage de fou devant la violence du batteur qui tabasse à chaque frappe comme un gros taré et le chanteur/guitariste (ouais ils sont que deux) qui enchaîne les riffs avec aisance et rapidité. Le tout te donne l'impression d'une sulfateuse en pleine action dans un camp de migrants. Perso, ça marche du tonnerre chez moi et putain mais ramasse tes oreilles tellement ça te crisse dans les tympans! Mais faut pas lâcher l'affaire et une fois le premier medley de reprises passé, les gaillards s'attaquent à leurs chansons et tu te dis que c'est pas humain en fait. Alors ok, c'est quasiment que des potes qui sont là, ça balance des vannes de merde entre chaque chanson, mais je pense qu'on se prend sérieusement une belle mandale dans la gueule à chaque riff, à chaque frappe, à chaque hurlement possédé... Par contre, j'ai trouvé leur concert un poil plus carré cette fois-ci : faudra faire gaffe à pas perdre ce qui fait le charme du groupe aha. Mais heureusement, ça pue toujours le Old School et le Rien à Foutre comme un gros doigt dans le cul d'un adepte de la Fistinière, à grands coups de sonorités qui crachent. Et même les nouvelles compo un peu plus mid-tempo parfois te décolle le prépuce à grand coup de vibrations de napalm sonore. Bref, tu l'auras compris : Conquerors est de plus en plus furieux et c'est impressionnant de voir le niveau des mecs dans tout ce bordel malgré leur jeune âge. Bon, je m'arrête là sinon je vais encore avoir des restrictions d'approche pour incitation à la pédophilie.
Ah oui : j'en ai pas parlé mais tout comme la première fois, on aura eu droit à deux fois la reprise de Venom (Black metal), dont une seconde version ultra éthylique où les deux chanteurs de Sepulchral et Ulf sont montés sur scène (ou plutôt : ont titubés jusque sur scène) et ça c'était vraiment la cerise sur le gâteau (ou le Napalm sur la Corée du Nord, c'est selon).

SETLIST :
Black Metal ist Krieg/Possessed by Black Metal (Medley Nargaroth)
The Grinder
Black Metal (Venom)
Morbid Hate
Cult of Fire
Imperator
No Rst Until Annihilation
Conqueror
Ok Weakness and Lies
Rappel improvisé : Black Metal (Alcoholic Venom version ft. Ulf, and Sepulchral)

Pour résumé : une date comme Ulf sait nous en organiser : violente, locale, cadre merveilleux et ivresse/20. Merci encore à lui de jamais lâcher l'affaire et de m'avoir proposé ce partenariat!! Merci à Dany et sa sympathie à toute épreuve (et ses Chiens enragés également!)! Merci aux groupes évidement qui, tous à leur manière, ont su nous donner une leçon de Metal extrême Underground. Et enfin, merci au public ayant répondu présent. C'est bien connu : les Abscès ont toujours tord, et c'est pas tombé dans l'oreille d'un saoûl. Si tu saisi la métaphore, tu verras que le sens caché est plus important qu'il n'y parait.

    Allez, moi je vais dessouler.
RDV en Janvier pour la prochaine date de Ulf et, d'ici là, on se retrouve dans une semaine ou deux pour une nouvelle chronique de merde qui puera le sur et le rance.


ONLY LIVE IS REAL!!!

samedi 13 mai 2017

Lelahell + Savage Annihilation + Corrosive Elements + In Hell @ Midland (Lille) 12/05/2017


    Un mois et demi ! Un mois et demi sans faire de Live Reports ! Mine de rien ça me démangeait. Mais le hic c’est que j’ai pas eu le temps de m’y remettre à cause des concerts en semaine, ou alors c’était pas tellement orienté extrême(Amaranthe, du Post-Punk, de la Minimal Synthwave etc), donc ça m’intéressait pas spécialement d’en faire.

    Et quel plaisir de pouvoir à nouveau chroniquer pour WOTU ! Cette fois, le Xavier, tel l’eunuque dans un Glory Hole, a fait un pari risqué ! Celui de faire venir un groupe Algérien à Lille. Bien que Wazemmes soit à proximité, je doutais que les gens du public se bougent pour Lelahell, moi-même ne connaissant pas du tout le groupe. Mais je regrette pas car tu vas voir, les claques que je me suis prise, c'est assez inhumain.

    Un demi-litre dans le bide et je me fous devant pour In Hell qui ouvre ce soir. Le line-up est un gros bordel : y’a un mec de Lyon, un autre du côté d’Hénin-Beaumont, ce qui ne veut pas dire qu’il a voté Marine car le batteur vient d’Algérie. Bref, je m’y perds un peu et après tout on s’en branle autant qu’un aveugle au cinéma donc c’est parti pour attaquer le vif du sujet. In Hell, c’est du Black/Death dans la lignée d’un Belphegor ou d’un Behemoth mais au son garage. Ce n’est pas un reproche chez moi, bien au contraire ! Les gars attaquent sans intro, direct au cœur même de leur son infernal tout en riffing apocalyptique comme je les adore, soutenu par une batterie qui blaste aussi bien qu’elle sait t’envoyer du bon Poum-Tchak rapide aaaaaaaaaaaargh !!! J’adore ce genre de trucs putain ! Alors, je ne peux pas ne pas en parler : la basse horriblement en avant sur la première chanson ! Ça piquait…Mais problème réglé dès la seconde et ça c’est bon ! Et du coup, je sais pas si ce sont les guitares qu’ont augmenté de volume comme ta voisine nymphomane à 2h du mat, ou alors la basse que l’ingé son a baissé, sûrement un peu des deux, mais ça passe carrément mieux. Le son restait un peu garage malgré tout mais putain quel pied ! Tiens, tant que je suis dans les petits reproches (ouais je sais, je suis qu’un sale con mais j’assume et j’aime pas sucer tout ce qui bouge), le chanteur est troooooop statique pour ce genre de groupe. C’est con sérieux parce qu’il a une voix qui passe super bien avec ce qu’ils font. Le truc classique en Black/Death : une alternance voix grave/criarde.  Par contre, ce que j’adore dans ce genre de trucs (et chez In Hell ça fait totalement mouche chez moi), c’est cette passion qui suinte des instrus, où tu sens le travail sur ce qu’ils composent est pas fait à moitié. Ça vient des tripes, c’est carré et direct et ça, ça fait plaisir à voir/entendre ! Petit final excellent où ils invitent un certain Charles sur scène pour remplacer leur nouveau guitariste (monsieur a pas eu le temps d’apprendre toutes les chansons ? aha), histoire de taper le beuf Allah cool sur Black Karma! Et mon Dieu….Quelle claque !! Sérieux, le son à rien à voir, je comprends plus rien : c’est encore plus bourrin ! Pourquoi ils l’ont pas réglé dès le début comme ça ? Du coup, je reste sur une note plus que positive à la fin de ce concert, sortant avec l’image d’être paumé en plein milieu d’un mont de cadavres fumants dans les 9 cercles de l’enfer.

SETLIST :

In the crypt
Back to Hell
Ghouls
My soul to the Devil
Born in Blood
Advent the Last
Black Karma


    Quelque chose m’aura fait « tiquer » ce soir par rapport à d’habitude. J’ai l’impression qu’il y a au moins 30 minutes de pause entre chaque groupe. Et ça c’est cool ! Au moins, t’as le temps de tailler le bout de gras de jambon avec les algériens ou même des gars du coin totalement ivres qui viennent débiter des conneries. Du coup, je me demande : ai-je le droit aux blagues de mauvais goût dans ce ce Live Report ? Enfin…je crois que j’en ai déjà sorti donc c’est foutu aha.

    Bref, un petit tube à cancer et de la bièèèèèèèère, et c’est parti pour une nouvelle claque. Les parisiens de Corrosive Elements m’ont foutu ma branlée, je ne peux pas le dire autrement. La recette est toute simple : Dismember + Rock’n Roll + Thrash Metal. Et c’est exactement ce à quoi tu penses ! Les gars ont goûté les tétons de leur mère et en ont vite eu marre, alors ils ont biberonnés du Suédois à la tronçonneuse graaaaaasse ! Les mecs sont uuuuuultra motivé c’est un truc de malade ! Une voix bien sépulcrale qui rappelle purement cette scène. Mais alors ce que j’adore c’est que là où la scène suédoise a chercher à se « rock’n rollisé » depuis 10-15 ans et que ça retombe un peu à plat, bah eux ont super bien réussi le mélange. C’est un peu comme une Pina Colada : chacun des ingrédient me fait gerber mais le cocktail butte et Corrosive Elements ça surbutte totalement. Ok, la comparaison fait pitié (genre je bois des cocktails en concert maintenant…et c’est pas totalement faux (Chien enragé aaaargh)), mais sache que les parisiens savent t’envoyer du pâté de campagne de ses morts ! Et puis comme si ça suffisait pas, les gaillards réussissent aussi à t’insérer (en tout bien tout honneur hein…même si ça a insulté Macron assez rapidement) des putains d’éléments punk comme ces backing vocals assez rapidement mis en place. J’en veux pour preuve aussi ce Toxic Waste Blues, avec sa ligne de basse à la Motörhead et son riff Black/Thrash qui arrive pour t’inciser le bide sans concession ! Pouaaaah pis écoute-moi ce batteur sérieux ! Il te balance de la rythmique ultra Death/Heavy/Black/Thrash et t’as juste une envie : retourner le Midland à grand coup de pelles dans la gueule (pour déterrer les J…. comme dirait Didier Super aha) ! Sérieux, c’est ma grosse claque de la soirée et, honnêtement, je sais pas comment les deux groupes restants pourront surpasser ça.

SETLIST :

Destructive Cult
Losers
Wrong Turn
Burn
Force Fed Lies
Oppression
Premium
Toxic Waste Blues
Warmongers

    Bon, mine de rien ça suinte, ça pue et on étouffe sacrément là-dedans. Alors on s’aére 30 minutes, on parle de gaming, on s’avoue qu’on a pleuré devant Final Fantasy 10 et on se laisse emporter par l’éthylisation qui commence sérieusement à attaquer les neurones. 

    Putain, heureusement que je prends des notes. Là, il est temps de retourner dans le four qu’est devenu la salle du Midland et c’est pas Savage Annihilation qui risque de rafraîchir l’ambiance générale. Après l’apocalyptique Black/Death de In Hell et le Swed’and Roll (t’as vu ça, j’vais déposer un copyright) des Corrosive Elements, place à la lourdeur de Savage Annihilation. Imagine un Cannibal Corpse en moins chiant que l’original car sans solos techniques balancés à tout-va. Comme si les mecs avaient décidé de se concentrer sur le riffing et les structures qui changent constamment. Alors moi, Cannibal Corpse ça m’emmerde sérieusement, mais là…PAF ! Dans ta gueule ! C’est d’une telle lourdeur que tu te croirais lâché en plein champ de cadavres putréfiés qui suintent de partout comme la bite d’un puceau qui s’essaye à la sodomie en ayant trempé son bout dans de l’huile de foie de morue. Et comme si ça suffisait pas, quand ça ralentit je suffoque littéralement, écrasé sous le rouleau compresseur des gaillards qui s’arrêtent jamais. AAAAAARGH et les parties rapides sont juste monumentales. Ça doit être grâce à la basse 6 corde du mec. Qu’on vienne encore me dire que les bassistes servent aryen ! Bon, p’têtre dans un groupe de Black Low-fi ok ok. Mais là, honnêtement je sais pas quoi dire de plus tellement j’ai du mal à m’en remettre. Un tel enchaînement de qualité totalement made in France c’est pas humain sérieux. Et puis t’as cette alternance de chants grave/erraillé qui marche super bien. Au final, je sais pas si c’est la batterie dont j’adore le son de la caisse claire jouée comme ça ou autre chose, mais ça m’a rappelé Revenge…Mais un Revenge qui aurait troqué son amour pour la déshumanisation de la planète pour une invasion de zombies graisseux, avec les viscères en prime. En gros, de la lourdeur, de la graisse de tronçonneuse, des envies de film d’horreur et de asphyxie constante avec Savage Annihilation. Leur nom fait très groupe de Thrash quand même aha. Mais je pense que ça vaut son pesant de cacahuète. Si t’aimes Cannibal Corpse, arrête de perdre ton temps avec ce qu’ils sont devenus et court acheter les yeux fermé le skeud de Savage !

SETLIST : 

Par-delà les dunes de cadavres
Les catacombes de l'abomination
Dévorante
Dégénérescence
Antropophage
Dépeuplez ce monde de vermines
La marche des exhumés
Dans un océan de putridité
Les catacombes de l'abomination pt.2
Hyrreit

    Un bon bol d’air frais avant de goutter à l’exotisme de Lelahell. Je suis vraiment curieux de voir ce que donne un truc qui vient direct d’Algérie. On m’avait parlé de la scène Black/Thrash de là-bas (Gianpetard j’attends une tiote liste d’ailleurs !), mais j’y connais franchement rien en Metal extrême africain. Bon, c’est pas non plus une scène ultra prolifique, tu t’en doutes, mais il y a l’air d'avoir une tripotée de groupes qui ont autre chose à foutre que d’aller faire des courbettes devant le minaret de bon matin (ou au soir..J’ai jamais rien compris à toutes ces conneries en même temps. Pis bon…la religion hein…). Bref, déjà je suis sur le cul, c’est que le chanteur/guitariste nous parle dans un français parfait ! Hésitant certes, mais vraiment parfait ! Alors déjà, je dis bravo, ça fait plaisir ! Et en plus de ça, les mecs démarrent et te balancent la sauce sans concession. On reste sur une base Death Metal, ça c’est clair, mais je trouve leur approche ultra Black en fait. Et du coup ça me parle à fond, moi qui préfère le Death old school ou quelques trucs de Slamming brutal death. Et chez Lelahell, t’as autant de brutalité sans tomber dans les travers d’une énième connerie de Brutal Death qui se veut faussement bourrin « paske C Metôl », que d’influences old school avec notamment ces solo placés là où il faut, quand il faut. Ça sais ralentir mais ce qui me subjugue autant, c’est la batterie. Pouaaaaaaaah j’ai rarement vu un mec jouer aussi vite et fort (la dernière fois que j'ai été autant sur le cul c'était avec le batteur de Hate). Le gars a une tête de technicien qui ferait joujou avec des éprouvettes (je dis ça car il me fait penser à fond à un ancien collègue), il est sapé en mode cycliste…Mais quelle énergie, quelle puissance de frappe, quelle rapidité !!! C’est un truc de malade sérieux, j’ai du mal à m’en remettre…. Et tu sens qu’il est toujours à fond, en sueur dès le premier morceau… Et que dire du reste ? Une guitare incisive qui tire parfois sur le Death/Thrash (la dernière chanson aaaaaargh), une basse slappée qui apporte beaucoup et l’ensemble qui te fout des chansons ultra saccadées, perso je surkiffe. T'as juste envie d'aller dans des ruines de leur pays et balancer la sauce. Je me vois bien dans un clip de Nile, en plein milieu du désert. Sauf que là, les mecs savent de quoi ils parlent parce qu'ils sont vraiment du bled. Et c'est pas pour critiquer Nile hein. C'est juste que du coup chez Lelahell, ça ajoute de l'authenticité au truc, tu as ce petit quelque chose en plus qui les fait se démarquer d'une scène qui s'asphyxie avec le temps. 

SETLIST :

Al Intissar
Parasits
Ignis Fatulis
Paramnesia
Adam the First
Am I in Hell?
The 5th
Kalimet Essir
Emperor


    C’était quoi cette date de porc en fait ? Ulf nous a dégoté des putains de groupes franco-algériens (fin pour In Hell, Corrosive Elements et Lelahell du coup), et le reste totalement FR. Je me dis qu’il y a tellement de bons trucs à découvrir encore.

    Perso, hier soir j’ai pris ma branlée, c’était juste parfait ! J’avais rien écouté des groupes, et j’avais même un peu peur que ce soit limite interchangeable, mais entre la sauvagerie infernale de In Hell, la surmotivation (et ma grosse branlée de la soirée) de Corrosive Elements, la lourdeur de Savage Annihilation et l’exotique violence de Lelahell, bah putain j’ai été plus que servi… Que dire à part longue vie au loup ! Et un immense merci à lui pour m’avoir permis de rentrer dans l’asso pour débiter mes conneries, merci à Dany du Midland pour faire vivre la scène et son investissement dans sa salle (et accessoirement aussi, ses chiens enragés qui me réveillent aha), merci au public qui a bougé son cul (et j’ai vu des têtes que je vois jamais en fait, je suis assez étonné), et merci bien évidemment aux groupes qui n’ont pas été décevant du tout !

    Allez, moi c’est pas tout, mais ça m’a donné soif alors je vais essayer de me synthétiser un deuxième foie à grand coup de levure de 3 Monts !


ONLY LIVE IS REAL !!!! SUPPORT THE UNDERGROUND !!!! AND FUCK THE TREND !!!!

dimanche 2 avril 2017

Wolves Doom Mass @ Midland (Lille) 01/04/2017



    Voici la consécration de toute une année de « chroniqueur » indépendant. J’avais toujours dit que j’accepterai jamais les invitations pour faire du Live Report mais voilà ici qui est différent. Quand Ulf m‘a proposé de devenir membre à part entière de son asso (que je suis depuis presque le début), j’étais donc aussi heureux qu’un prêtre devant de nouvelles recrues chez les enfants de chœur. Et c’est donc avec cette date de Doooooooom que j’attaque mon début de carrière, mais rassure-toi : le style d'écriture ne change pas d’un iota !

    C’est pile à l’heure, après avoir glorifié le territoire des Gaulles au Parc Astérix, que j’arrive au Midland, salle qui m’est de plus en plus chère ces derniers temps et qui est devenue incontournable pour ses Chiens Enragés. Le temps d’aller tirer de l’argent vite fait et de dire bonjour à toute la populace présente (quasiment autant qu’à Cruciamentum, c’est plutôt une bonne nouvelle) et c’est à Hyde d’ouvrir. Autant le dire tout de suite : je suis pas du tout un fan de Gothic/Doom à chanteuse donc mon avis risque d’être mitigé. Bien qu’ayant eu une période Sympho dans ma lointaine jeunesse, je suis devenu autant friand des chants lyriques féminins qu’un Israélien finance Daesh. Néanmoins, je ravale mon mauvais goût (c’est toujours plus facile que de ravaler sa gerbe), et je tends tout de même l’oreille. On a là de la lenteur pas trop mal inspirée, lorgnant vers un Doom traditionnel et musicalement c’est même pas dégueu en fait. J’arrive à apprécier pas mal de passages, notamment ceux en trémolos sur des fins de chansons enchaînées avec d’autres plutôt doom…Mais ce duo de voix me parle absolument pas : une jeune chantant lyrique accompagnée d’une autre comparse tirant vers le chant plus rocailleux (parfois blackisé même !), mais chez moi ça prend pas des masses. Alors nul doute que chez les aficionados de Gothic/Doom, ça puisse parler, et même être d’une grande qualité, mais pour moi ça retombe à plat. Et, au final, lorsqu’ils nous annoncent qu’après la chanson qu’ils vont faire, ils reviendront à du Doom plus tradi…Bah c’est justement cette chanson sous-entendue moins Doom que j’ai le plus apprécié. Je les aurais carrément vu dans un concert de Sympho en fait. Du coup, ça aura parlé aux amateurs du genre, mais pour moi, pas trop ma came. Autant demander à un aveugle s’il veut entendre.

SETLIST
The Brightest Star
Corvus Corax
Ghost Train
One
Seed of Doom (The Seed)
Seed of Doom (The Beast)

    Malgré cette première partie, je m’étonne à n’avoir qu’une bière à la main. Et voilà qui est bien malheureux, car The Bottle Doom Lazy Band va jouer, et si tu connais pas ce groupe de pochtrons, bien mal t’en fasse ! Je t’invite cordialement à aller te noyer dans une cuve fermentée de vieille Villageoise. En gros, t’as affaire ici à du groooooos Dooooom de cuite. Je les avais déjà chroniqué l’année dernière, mais j’ai tant de choses à redire dessus. Les mecs sont tous des gros bûcherons houblonnés, avec leur grosse barbe et leurs cheveux longs pas coiffés. Rien qu’en entrant dans la salle, nous voilà imbibés de bonne sueur de mâle et les vapeurs de bière envahissent tous les sens. Le mélange sied parfaitement à c’t’ambiance d’homme, les vrais, ceux qui pratiquent leur metal comme le coït : avec force et détermination. Bref, dès les premières notes PAAAAAAF, tu sens que le concert va t’emmener trèèèèèèèèès trèèèèèèès loin de toute considération sociale, avec cette première chanson à l’intro à rallonge, avec ses solos psychédéliques tout droit sortis d’un groupe de Stoner, lorgnant avec une autre galaxie, le tout dans un bouillon de riffs pas loin de sonner « Post ». AAAAAArgh et putain quand le chanteur débarque !!!! J’avais oublié à quel point le « lyrisme » de sa voix apportait énormément au groupe. Mais un lyrisme qui aurait des années de consommation de Jack Daniels derrière lui, avec toutes les fioritures rocailleuses qui vont avec. Et c’est pas la seconde chanson qui me contredira : ce Lost’N Drunk tiré du deuxième album passe comme le menton des frère Bogdanov dans un stand de pastèques. Ce début qui te fait vibrer tout le Midland aaaaargh. Je sais pas ce qu’ils ont mais le son est excessivement fort en ce moment là-bas, et c’est pas pour me déplaire !! Ajoute à ça des solos ultra psychés tout au long des chansons qui te feraient passer Jimmy Hendrix pour un mec clean et tu tutoies les anges immédiatement…Mais des anges imbibés, avec une gigantesque barbe et des perf d’alcool fluo dans les veines….Un peu comme ces vieux briscards au premier rang avec leur barbe blanche énorme et leur calvitie à te défriser la barbe d’un taliban. En fait ce sont tous des sosie de Wino aha ! Et justement, en parlant de ce mec, tu ne peux pas te tromper sur les références du groupe : j’en veux pour preuve le logo de Saint Vitus tatoué sur le bras du chanteur. Tu sais que les gaillards ont bien été appris et ça c’est beau !

    En résumé : un putain de son monolithique, une voix au sommet, une ambiance qui te donne envie de te saouler la gueule jusqu’à la mort et un public assez réceptif à leur Drunk Doom ! Et puis cette dernière chanson ENORME tirée d’un de leur split : Night of the living Dead AAAAAARGH !!! Dommage qu’on entendait pas trop le backing vocaux du bassiste. Putain le mec c’est le chanteur d’Angmar quoi ! Il a une putain de voix !


SETLIST
Welcome to your nearest grave
Lost'N Drunk
Smiling Tomb
Practise a last rite
The dead can't lose again
Too old
Night of the living dead


    Mais si j’avais déjà pu apprécier le Doom éthylique de TBDLB, je ne connaissais pas du tout Hooded Priest. Et seigneur! mais quelle surprise !!!! En fait, le vieux briscard au premier rang qui était à fond sur les poitevins d'avant, c’est le chanteur de Hooded Priest, habillé pour l’occasion en chasuble. Imagine un mix entre Hagrid, Père Fourras et Panoramix ahaha. En fait t’as l’impression de mater un Remake de Au nom de la rose. Pour faire bref : Une PUTAIN de prestance scénique ! Je découvre totalement ce soir, mais quelle claque. Imagine du Saint Vitus dans la totale continuité de TBDLB, mais en plus traditionnel et occulte, un peu à la manière d’un Candlemass mais avec une voix toujours tirant sur le lyrisme de pochard.  Dès les premières notes, t’as droit à une lenteur qui ferait passer Professeur Hawking pour un lévrier de compet. Putain je te jure, ça te fait vibrer autant mon verre dans ma main que mes balloches.  Mais très vite (aha), ça part dans un Doom vachement rock’n roll et qui bute, qui BUTE et qui SURBUTTE BORDEL !!! AAAARgh mais ce mélange c’est tout simplement monstrueux ! Et j’enfonce le clou mais ce chanteur à une prestance scénique de MALADE. Totalement possédé, écarquillant les yeux, comme étant le grand maître de cérémonie d’une messe funéraire. Manquait plus que les corbeaux et c’est parfait ! En fait, comme TBDLB, ils ont les enchaînements parfaits entre cavalcade rapide, rock’n roll et passages ultra lent qui peut te faire croire que la Terre s’est arrêté de tourner le temps d’un  concert.

    Et ça c’est totalement merveilleux.  Car si j’en attendais finalement pas grand-chose, je me suis pris une putain de claque inimaginable. Alors pour The Bottle Doom…, je savais à quoi m’attendre, et c’est tout autant excellent, mais pour Hooded Priest, je me dis que la vie est trop courte pour passer à côté du Doom (oui, je me rends compte que cette phrase est un paradoxe aha).

SETLIST
Call for the Hearse
Alibi
Herod Again
Locust Reaper
Mrs. Satan
These Skies Must Break
8 O'Clock Witch
Devil Wosrhip Reckoning

Une excellente date, un Ulf au sommet de sa forme qui a super bien géré et franchement, je suis super heureux qu’on ai eu autant de monde (me demande pas le nombre d’entrée ou autre chose, je gère que le Live Report hein ^^). 

Entouré comme je l‘étais, ce fut un réel plaisir en tout cas ! De bons potes, de bonnes rencontres et des gars que je vois pas souvent. Quelle ambiance ! Quel concert ! Quel son massif ! Une victoire pour le retour du loup ! Le loup était mort VIVE LE LOUP !!!

ONLY LIVE IS REAL !!!

dimanche 12 février 2017

Excruciate 666 + Surpuissance + Sepulchral Voices @ Midland (Lille) 11/02/2017


    Enfin il neige ! Ouais bon, ça tient pas, mais c’est un peu comme les prémices d’une guerre imminante où le froid et le old school seront mis à l’honneur. Alors faut savoir qu’il y avait quand même deux autres dates qui me faisaient de l’œil ce soir là. A savoir, Antilife de dernière minute en Picardie, et la release party de Slaughter Messiah en Belgique. Honnêtement, j’ai fait au plus simple et j’ai préféré privilégier les potes pour soutenir le Xavier, la « légende » comme dirait Jérém Maltkross. Et pour une légende, je me dis que c’est pas faux. Le mec, avec Wolves of the Underground, a fait venir du putain de beau monde dans le coin. Monarque, Borgne, Forteresse, Tsjuder, Endstille, Setherial, Profanal entre autre, et s’est toujours démené pour faire vivre la scène Underground du Nord. Que ce soit Dark Managarm, Hats Barn, Excruciate 666… Ils y sont tous passés. Le mec est un bon pote, mais c’est pas pour autant que je vais lui sucer les boules dans un Live Report, soyons clair. Mais comment veux-tu dire du mal d’un gars qui a su gérer de pareilles dates ? Alors oui, il est souvent ivre, laissant sa caisse sans sécurité, il se retrouve avec des merdes de thunes maintes et maintes fois car pas grand monde vient à ses dates. Mais bordel, on s’en fout ! L’esprit est là putain ! Un esprit passionné et totalement dévoué à défendre cette musique. Et d’ailleurs, c’est dingue le nombre de gars qui lui cherche des crosses ces derniers temps, franchement je comprends pas. Hier, on était prêt à démolir un connard qui assurait avoir payé deux fois l’entrée, il s’est fait virer par le patron et a même voulu me sauter dessus à l’extérieur. Le gars se dit « fan » de Black Metal, et c’est la première fois que tu vois s’gueule à un concert. J’en fait très souvent comme tu le sais, et on voit toujours les même têtes, alors une raclure pareille, je l’aurai pas loupé. Foutez moi ça au four et qu’on en parle plus.

    Bref, ce matin, la tête tourne encore un peu et je vais me dépêcher d’entrer dans le vif du sujet avant de finir de dessoûler. Un bol de chocolat, une clope, un tour aux chiottes et me voilà opé pour chroniquer ces trois groupes défendant purement et simplement l’ancien !

    Sepulchral Voices ouvrent donc les hostilités d’une date qui sent bon l’hommage au vrai metal extrême, celui qui te donne envie de t’arracher la nuque et, malgré la trentaine de personne présente ce soir, promet déjà un moment des plus éthyliques et épique. Le groupe démarre sur une tiote introduction qui sert strictement à rien et est totalement moisie (j’ai dit que je ne suçais les boules de personne ce soir, non ?) qu’ils feraient mieux de jeter à la poubelle. Merde, les mecs défendent le vieux (mouahahaha) et il y a pas besoin de faire une intro quoi, déconnez pas ! Heureusement, ça dure pas longtemps et le Gianpetro nous ouvre les hostilités, les choses sérieuses commencent et tu sens direct que les mecs en ont bouffé du Hellhammer, du Motörhead et du Bathory. PAF !!! Manque plus qu'Hélène et les garçons et c'est parfait! T’as juste envie d’aller acheter une Dolorean et de la programmer sur 1983 histoire d’aller revêtir ta veste à patch et d’aller taper discut à Tom G Warrior. La quasi-totalité de leur album, Defenders of the old y passe, mais pas que ! Les gars ont su étonnamment laisser la place à quelques songs de leur EP avec Total Chaos et Nuclear War notamment (renommé sur leur setlist par Total Kellogs et Nuclear Boire aha) qui t’envoit juste une dose d’amphétamine à même le cœur et le cerveau et te redonne l’envie d’aller chercher de la bière et te démolir le crâne. Le tout soutenu par un batteur assez impressionnant qui, pour la soirée, aura l’occasion de jouer deux fois (Sepulchral Voices et Excruciate 666). Le mec mérite bien son surnom de Johnny Turbo et, bien qu’imbibé, assure un max et frappe comme la Gestapo en 1940. A tel point que le mec gueule « putain j’ai déjà des crampes » avant la moitié du concert aha. Et puis ce Gianpetro ultra motivé qui, bien que sans corpse paint ce soir, crache tout son amour pour la vieille école. D’ailleurs, petit détail balancé (sûrement à l’attention de monsieur Deadlight), comme quoi certains se foutent d’eux car leur album s’appelle « défenseurs du vieux », mais non, c’est bien défenseur de l’ancien, et tu le sens à chaque riff où la mélodie thrashy côtoie le brisage de nuque à la Motörhead. Regarde Black Leather Bitch ou Nuclear war bordel !
En bref, une bonne entrée en matière de vénération de l’ancien, un groupe qui applique la recette comme il faut, sans apporter grand-chose certes, mais quand c’est bien fait, faut le dire et c’est le genre de chose qui fait bien plaisir.
Ah oui, et j'ai oublié mais putain, la reprise de Outbreak of Evil en fin de set surbutte carrément et ça fait du bien aux esgourdes!


SETLIST : 

Sepulchral Voices
Faster Than Death
Burn the False Cult
Gates of Hell
Speed Metal
Defender of the Old
Black Leather Bitch
Total Kellogs
Nuclear Boire
No regret
Satanic R'N'R (tu rajoutes une barre sous le R et ça fait Satanic R'N'B)
Ong Jager
Outbreak of Evil (Sodom)



    Quatrième bière et je me sens toujours sobre. Je me dis qu’il y a un problème, ou alors que mon foie commence à trop s’habituer à l’alcool, c’est mauvais. Du coup, il est l’heure de taper dans la Chouffe en pression et d’aller entretenir le colocataire du poumon, discutant philosophie et origami avec le peu de personnes présentes ce soir au Midland. A tel point que j’en loupe trois chansons de Surpuissance aaaargh. Je les avais vu/découvert récemment à l’occasion du Hard & Heavy metal fest au Red Studio de Douai, mais ils avaient du écourter le set en ne jouant que trois chansons, dont le fameux " Affamé de metal "  (et non assoiffé de metal n’est-ce pas Ulf ?) que j’ai loupé hier du coup aha. Mais peu importe, à peine entré dans la salle que je me fous devant, la bière brandie, me prenant du riffing incisif plein la gueule. Leur Thrash lorgnant sur une petite dose de Heavy pas dégueu du tout, pour ne pas dire excellent, marche d’enfer et t’as immédiatement envie de brandir le poing et de partir en croisade contre le mainstream à grande dose de tabassage en règle. La voix me fait légèrement sourire, car l’effet de réverb ou d’écho dessus donne l’impression que le mec chante dans une cuvette de chiotte. Mais le rendu à totalement son charme. Je suis de toute façon conquis par leur Thrash des familles. Mention spéciale à Cracheur de sang et son refrain qui te reste en tête ou encore à Tout déchirer. Des titres kitsch (ça doit venir de là leur côté heavy à la française éhé) qui sont pas sans te rappeler un bon vieux ADX de l’époque en version Thrashy. Et puis regarde-moi ce batteur qui se donne à fond. Mais en fait chacun des trois membres se démène pour rendre hommage au Thrash de la grande époque, en appliquant une recette très efficace et je trouve même qu’il apporte quelque chose au style. Loin des classiques et tellement inspiré par ceux-là même, tu sais où tu mets les pieds et tu sais que tu vas te démolir les cervicales. Surpuissance portent bien leur nom.
Petit bémol qui n’a rien à voir avec la musique : je déteste cordialement les gens qui portent des T-Shirt de leur propre groupe sur scène. Voilà, maintenant, vous avez une bonne raison de me casser la gueule.

SETLIST :

Rescapé du chaos
Hellriders
Affamé de Metal
Cracheur de sang
Atomisé
Dévastation
Commando Terreur
Tout déchirer
La horde noire
Surpuissance



    Bon, ENFIN, mon coup dans le nez se déclare et j’enchaîne avec avidité le sacrosaint breuvage qui rythme mes week end. Tiens, d’ailleurs, tu m’excuses mais j’ai une 3 monts à ouvrir [ellipse temporelle] … Voilà qui est mieux !! Hop, on se désaltère, on se masse le cou (parce que parler d’Excruciate 666 me redonne des crampes de cervicales) et on attaque.
Excruciate 666, si t’es un tant soit peu amateur de VRAI black metal et que tu bouges un peu dans la région, tu les as forcément déjà vu. Sinon, tu peux aller te jeter sous un train ou t'ouvrir les veines en écoutant Sopor Aeternus. Car les mec abreuvent depuis 20 ans la scène d’un War metal sans concession, comme une version bâtarde de True Black avec un Blasphemy des dimanches matin. 20 ans de carrière, mais ce n’est que depuis 2010 que les mecs carburent sur les sorties de qualité. Fin, c’est pas un rythme à la Agathocles non plus, mais je pense que leurs meilleures sorties se sont concrétisées avec le premier album. Sorties régulières, dont un split avec Decayed (excusez du peu !) qui aura bien été à l’honneur ce soir (mais j’y reviendrai). Le groupe sait qu’il arrive en terrain déjà conquis, mais en profite justement pour asséner une frappe décisive avec pour arme, une kalach à la batterie (Johnny Turbo Round 2), des hurlements d’éviscération sur 6 cordes qui te sortent de l’ampli, et un appel à la destruction craché à même tes oreilles. Les mecs ont toujours su garder un son bien cradingue mais tellement adapté à ce qu’ils font. A côté, Blasphemy ce sont des petits joueurs. La guerre est déclarée et, bien qu’ignorant assez la première chanson, je me prends une baffe de fou devant Sons of Warfare tirée du split susmentionné, précédé par un Iron Blood ashes qui fait son petit effet. Justement, parlons-en de la setlist ! Je suis certes content de découvrir une tripotée de titres pas encore sortis, mais bordel, je suis quand même un peu dégoûté de pas reconnaître la moitié des morceaux du coup aaaargh. Toute proportion gardée, il est vrai que du coup, ça renouvelle le groupe et t’assistes pas à 10 concerts pareils avec eux, mais j’aime pas voir un groupe que j’adore, jouer des titres que je connais pas aha. Mis à part ça (et le fait aussi que le décor était absent ce soir…Et alors les gars, les têtes de cochons qui finissent en football d’intérieur et les grosses croix à l’envers ??), les nouveaux titres promettent un assaut sans compromis qui ne laissera debout que les plus forts d’entre nous, et ce n’est pas la populace réduite qui me contredira ce soir-là. A voir l’engouement du public, comme à chaque fois, tu sais que la guerre est gagnée d’avance.  Puis je sais pas, j’adore leur corpse paint, dégueulasse et net à la fois, et un Morgraven en cartouchières croisées sur le torse… Tout y est et ça marche A CHAQUE FOIS. Le summum est atteint par l’heure de la soirée où tout le monde commence à être assez éthylisé, Ulf slamme, monte sur scène, et tu sens que l’orga est donc plus que passionné, que c’est viscéral et que ça te donne envie de vivre POUR ce genre de truc. Et sans compter les mecs des autres groupes ultra motivés. Que ce soit le batteur de Surpuissance au premier rang brandissant le point, le Gianpetro faisant de l'air guitare sur un tabouret (pas debout sur le tabouret non, le tabouret pris pour une guitare! Je te laisse imaginer la scène), ou encore des accolades avec les trois personnes susnommées et mon cher prince (je me comprends, il se reconnaîtra), t'es juste heureux d'être venu ce soir! Je peux comprendre que certains font pas de concerts et se la jouent misanthrope parce qu’il y a toujours quelques branleurs kikoolol metal qui s’y ballade (n’est-ce pas monsieur « j’ai payé deux fois ma place »…) mais hier, toux ceux présents étaient des vrais j’ai l’impression. Je préfère carrément voir 30 personnes passionnés que 120 cons qui se la jouent True Black comme la moitié du public au concert de Djevel la veille. Et que dire de Battlehammer of the inner war qui fait toujours un effet monstre!!! Putain faut vraiment que je répare ma gratte, le guitariste habite à 4 rues de chez moi et m'a promis de m'apprendre des morceaux éhé. Bref, je ne vois pas trop quoi dire de plus. Les fils de la guerre sont arrivés pour vaincre, la guerre fut déclaré et remportée avec fierté, nous endoctrinant tous d’un appel à la destruction. Et si le catholicisme ne fait plus peur à personne aujourd’hui, les deux décennies de guerres d’Excru leur a appris à cibler le véritable cancer des civilisations d’aujourd’hui, comme le prouve le futur titre Porkus Diabolikus.

SETLIST :

Infernal War Machine
Iron Blood Ashes
Sons of Warfare
Sign of Desaster
Porkus Diabolikus
Thunder in the Black Skies
Medieval War
Black Death Troopers
Rites of Torturers
Furious Thrashing Rage
Battlehammer of the Inner War
Absolute Filth Crusher



    C’est donc l’image d’un terrain dévasté qui me reste en tête après l’invasion des nordistes (et des belges de Sepulchral Voices cela dit), et je ne vois pas d’autres solution que de m’enfiler ma 3 Monts aujourd’hui pour me remettre de mes émotions. Car si hier, j’étais pas dans un état d’esprit spécialement joyeux, ce concert à réussi à me sortir d’une période un peu dépressive le temps d’une soirée et ça, c’était pas gagné. 

    Un grand merci à ce bon vieux Ulf! WOTU rennaîtra dans la grandeur mec! Et y'aura moyen de gérer quelques bonnes dates tu verras! Merci aux groupes, tous énormes. Dans ce genre de concert, c'est comme lorsqu'un fait divers pédophile et consanguin à lieu dans le coin : j'ai juste envie d'appliquer le logo "Nos régions ont du talent"... Merci au public présent, ainsi qu'à Jérém de Maltkross (pas trop eu l'occaz de discuter et d'acheter des trucs cette fois désolé..J'attends toujours ma paye....), et merci aussi au bar et à Dany, gardant la tête hors de l'eau pendant que d'autres salles sont obligées de fermer (tout mon soutien à El Diablo soit dit en passant).

    Je vous laisse, je dois appliquer de l’onguent sur ma nuque, sinon demain j’vais me bloquer un organe en zone.

Bref, tout ça ça m’a donné envie d’envahir la Pologne.

La semaine pro, date dans la continuité d’un Call of Terror avec la Night of Honor. Live report ou pas ? Hésitation, faudra que je vois avec l’orga.

Bonne bourre !


ONLY LIVE IS REAL !!!!