dimanche 13 novembre 2016

Lunaris French Tour @ Le Midland (Lille) 12/11/2016


    Un mois sans Live Report. Et pourtant j’en ai fait du concert encore bien épique, à savoir une date de Hard et Heavy à Douai voyant Vulcain côtoyer ADX en tête d’affiche, et également Krisiun accompagné de Dark Funeral au Métaphone à Oignies. Alors c’est pas que je me suis emmerdé totalement (bien que Krisiun et Dark Fufu c’était pas excellent non plus), mais je me rend compte que je ne vois absolument AUCUN putain d’intérêt à chroniquer des concerts avec pareilles affiches. Trop connu, j’aurai absolument rien de spécial à dire, et si j’ai démarré ce blog, c’est aussi pour pouvoir parler en priorité des petites dates organisées par des assos qui se bougent le cul pour promouvoir l’underground de la scène extrême. Enchaînement aussi fluide que mon foie devient fluorescent, parlons de Ondes Noires ce soir, cette association basée initialement sur Lille mais qui a ouvert une antenne à Paris. C’est d’ailleurs avec eux que j’ai pu faire mon premier LR (souviens-toi : Psychonaut 4, Hypothermia et Antilife en Avril), et ce soir, nous aurons la chance de partir en guerre aux côtés de la Pologne.

    Autant le dire tout de suite, je n’attendais rien de spécial pour cette date, ayant déjà vu les deux groupes principaux de l’affiche et n’en ayant pas spécialement retiré grand chose à l'époque. Bien heureusement, les choses auront été différentes ce soir.

    Mais commençons par la déclaration de guerre, début des hostilité que j’aurais loupé malgré toute ma bonne volonté…  Car si la route vers Lille est en général casse-couille, ça n’aura rien été par rapport à ce Samedi 12 Novembre. Bordel, tu fous le combo travaux et accident à une heure de moyenne affluence sur l'échangeur A1/A25 et les gens sont plus foutus de conduire. Sans compter ces raclures qui attendent bien le dernier moment pour se rabattre, histoire de doubler tout le monde. Et après ça vient nous parler de respecter les gens…Perso, après 9 semaines passées sur Paris, le respect pour ceux que je ne connais pas, je me torche avec. Mais là est un autre débat. 
Tout ça pour dire qu’on se pointe enfin au Midland pour prendre nos entrées, et Beleriand termine le premier assaut dévastateur. Mais quand je te dis qu’ils terminent, j’arrive vraiment sur le dernier des cadavres agonisant sous une couche de napalm et l’assaut des bombes. Bref, tu l’auras compris, j’ai entendu 30 secondes et les mecs annoncent The Negation. Un peu dégoûté du coup, car vu le peu de monde dehors en train de fumer, le groupe a eu l’air de satisfaire l’assemblée venue assister au carnage.

    C’est donc dans la houblon que je me rabattrais, tout en attendant la fureur des français de The Negation, groupe de Black Metal parisien qui regroupe en son sein des membres de Moonreich et Azziard, pour ne citer que les plus connus. Alors autant Azziard m’avait laissé un arrière-goût défaitiste récemment, autant The Negation m’ont vraiment captivé. Bon faut savoir que les influences des autres groupes dont font partie les membres ont forcément un impact sur The Negation, à savoir un petit break par-ci par-là qui te rappelle l’ambiance véhiculée par les autres projets. En tout cas, une chose est sûre, tu ne seras pas en reste de tabassages en règle. Mais justement, là où certains groupes se contentent de taper à 280bpm dans un style qui se répète à l’infini, eh bien parfois tu tombes sur des mecs qui ont de la bouteilles et qui appliquent la recette idéale et te font passer un putain de bon moment. Parce que si le batteur s’esquinte à démolir ses fûts, comme un boucher atteint de Parkinson s’évertuant à attendrir sa viande, une belle part est laissée au break qui fait mouche, avec la mélodie purement Black à la norvégienne, celle enseignée par Mayhem et consorts. Ajoute à ça quelques passages dissonants comme il faut, sans trop en abuser, et tu obtiens la qualité à la Française du Black Metal. Et en fait, j’ai l’impression que tous ces passages (martelage de batterie, dissonances, mélodie qui fait mouche) s’équilibrent de manière adéquate. Alors après, l’offensive française fut somme toute classique, mais quand une pareille BlitzKrieg se déroule de manière aussi bien codifiée, on ne peut qu’applaudir le carnage laissé derrière le groupe. Rajoute à ça l’introduction et les interludes entre chaque chanson super ambiancées, avec le bruit des chaînes (présentes aussi sur scène d’ailleurs), comme si tu attendais juste que le Napalm te brûle le visage, et t’as une ambiance de mort juste géniale.  Petit bémol (mais c’est plus un problème assez inhérent au Midland malheureusement…), c’est l’équilibre des sons. J’ai eu la fâcheuse impression que les guitares étaient bien trop en retrait, au profit d’une batterie bien trop forte. En théorie, c’est le genre de truc qui peut facilement me gâcher un concert, mais ici, j’ai plus eu l’impression que c’était un détail et qu’il suffisait de s’y faire pour oublier ce souci. Et quoi de mieux que ce final, introduit par un discours du Général De Gaulle, et le groupe brandissant un drapeau Gaulois? "La fin de l'espoir est le commencement de la mort".

    Une fois sorti de sous les chenilles du char The Negation, me voici les oreilles fumantes du bruit des balles et le nez envahi par l’odeur des fumigènes létaux, m’en grillant une pour me remettre de mes émotions. Car les choses ne sont pas fini et il est temps de se faire envahir par la Pologne.

    Loin de la branlette païenne à hippie-pouf du groupe russe, nous parlons ici du Arkona du pays préféré du Führer. Et inutile de te dire que les choses sont très différentes. Ici, point de flutiaux de tapettes, ni de tambourin invitant à la nuit du solstice d’hiver. Non, ici, le paganisme est indivisible du satanisme, celui tapi dans l’obscurité. J’avais déjà pu les voir au Throne Fest en 2014 mais je ne m’étais pas attardé, car j’estimais que le groupe faisait un peu tâche sur l’affiche. Disons que ça manquait de pêche pour une date où la violence prédominait. Mais ce soir, peut-être est-ce le lieu intimiste ou mon appréciation des choses qui change, mais j’ai pris une bien belle claque. En fait, je me demande comment j’ai pu trouver que ça tapait pas assez au Throne Fest, car l’envahisseur sait marteler quand il faut et où il faut. Le seul truc qui pourrait en déranger certain, c’est ce côté Negura Bunget old school, sans toutes les fioritures et les instruments traditionnels qu’ils te foutent derrière. Va écouter Chaos.Ice.Fire et vient me dire que tu ne vois pas une ressemblance avec des albums comme Zirnindu-Sa ou ‘N Crugu Bradului des roumains susnommés. Du coup, la part belle est faite aux ambiances qui te prennent aux tripes, mais tout en restant bien violent et franchement, le mélange passe super bien. J’en veut pour preuve cette première chanson où l’orgue résonne, chantant l’éloge funèbre des cadavres laissés derrière The Negation, avant de balancer une nuée de bombes sur le public encore debout, prêt à affronter une nouvelle guerre sans merci à coup de blast, de hurlements éraillés et de riffing (une fois encore ici) mélodique sans tomber dans l’auto-parodie. Du coup, ça te prend aux tripes comme il faut et le concert défile ultra vite. Ce qui est bien c’est que c’est le genre de truc qui peut aussi bien plaire au fan de Black Lambda qu’à celui qui recherche des choses plus pointues et même les chansons plus lancinantes passent niquel, accompagnées par du String Ensemble pour seul son de synthé. Malheureusement, le groupe aura perdu un temps fou à cause d’une corde pété (il me semble) en fin de concert mais nous auront droit à un assaut final retournant et violent, où tu sais que la mort t’entoure et que tu n’auras absolument aucun échappatoire.

    C’est donc démoli que je ressors du Midland, le cerveau encore enfumé de gaz moutarde, les muscles endoloris par l’effort de guerre et le mental renforcé par les atrocités de la violence. Un conflit auquel je ne pensais pas vraiment participer et qui, finalement, m’aura envoyé en première ligne.

    Mais la vraie victoire revient sans aucun doute à Ondes Noires, qui, une fois de plus, aura su créer une bien belle affiche (20 ans d'existence et 6 albums pour Arkona, rien que ça), le tout en partenariat avec Kaotoxin. Merci aux groupes également pour leur investissement et la volonté d’en découdre. Et le public…eh bien, tu connais mon avis sur le public Black Metal français donc je ne vois pas l’intérêt de m’étaler dessus encore une fois.

    La semaine prochaine, Hellish Crossfire, Slaughter Messiah, POX… A Liège en Belgique. Une autre affiche, une autre vision de la guerre.

dimanche 16 octobre 2016

Noise Emission Control Release Party @ Red Studio (Douai) 15/10/2016


    Ils en auront eu des couilles Spits Asso ! Tu n’es pas sans savoir que ce haut lieu des concerts lillois connu sous le nom de La Chimère a fermé il y a quelques années. Suite à ça, les gérants ont du se démerder pour trouver d’autres salles et c’est sous l’impulsion de Staif qu’est né Spits Asso. Leurs premières dates furent organisées à La péniche de Douai (anciennement localisée à Valenciennes) et aura vu passer notamment Crowbar (rien que ça !). Du coup, une salle à 5 minutes de chez moi, j’étais en pleine joie. Oui, mais c’est sans compter la mentalité pitoyable des patrons qui n’ont jamais su gérer leurs affaires. Résultat : Spits se retrouve à la rue. Ne baissant pas les bras, les gars se démènent et trouvent une salle à Roost-Warendin (petite bourgade collée à Douai) avec une capacité intéressante. Rebelote : problème et suite à une histoire de préemption, ils se retrouvent baisés…. C’est alors qu’est arrivé la lumière, celle du Red Studio, dont j’avais entendu parler il y a deux ans avec un concert de lancement auquel je n’avais pas pu participer, mais depuis, silence radio. En fait le truc fait studio et salle de concert, mais apparemment, aucune orga n’a été branché sur la salle. C’est donc un certain soulagement que de voir que Spits se retrouvent ici-même !

    Bon alors, autant te prévenir tout de suite, je ne vais pas chroniquer tous les groupes de cette soirée. D’une part pour une raison que je t’expliquerai par la suite et d’autre part car je venais surtout voir Noise Emission Control.

    Bref, arrivés en retard, nous voici sur la fin du premier groupe : Third from the sun. Quand je dis la fin, ce fut vraiment deux chansons donc je ne pourrais pas t’en parler ici. Les mecs officient dans un rock/metal somme toute classique, mais j’ai pas tellement eu le temps de juger.

    En revanche, le second groupe, Oruga, je les attendais plus particulièrement, les ayant déjà chroniqué en ces pages. Dans mes souvenirs, ce qui avait fait défaut avec ce groupe, c’était le chant et la statique des autre membres. Eh bien force est de constater que cette fois-ci, leur Doom/Sludge aura fait mouche et m’aura beaucoup plus convaincu ! En effet, le chanteur m’a fait une bien plus forte impression. Je parlais d’un manque de nuance à la date avec Conquerors, mais ce soir, exit ce genre de "soucis" car ils n’avaient pas leur importance pour apprécier le style du groupe. Alors, je pense que le son à beaucoup joué. En effet, le Midland, bien qu’ayant subi de nettes améliorations, n’est pas un modèle d’accoustique idéal. En revanche, au Red Studio, non seulement t’as une capacité vraiment super pour une salle intermédiaire dans le Nord, mais l’acoustique y est simplement géniale ! Et du coup, pour en revenir au groupe, leur son monolithique m’a vraiment convaincu, tel un Tank t’écrasant, broyant chacun de tes os jusqu’à réduire ton crâne en bouilli, suffoquant dans la poussière et dégobillant tes tripes (pour le côté bien sale du son comme il se doit de l’être dans ce genre de styles). Sûrement leur côté Doom ultra poussé, car je trouve qu’ils n’ont de Sludge que la voix et le son d’ensemble. Enfin….Les étiquettes c’est aussi bien aléatoire selon les personnes (à moins que t’ais un ego assez surdimensionné pour penser détenir l’ultime vérité stylistique).
Je conclurai donc en précisant qu’il ne faut pas toujours rester sur une impression mitigée pour un groupe, la preuve en étant Oruga ce soir !

    Alors j’en vient à l’anecdote qui me fait t’expliquer pourquoi j’ai du louper quelques groupes. Eh bien, vu que je n’avais absolument personne pour garder mon petit bison de 4 ans et demi, j’ai décidé de l’emmener voir le début du concert. Bon, si ça avait été du Black Satanique ou du Brutal Death, ça l’aurait pas fait. Tout comme si le concert avait été cher et loin de chez moi. Mais pour le coup, les pentacles étaient en parfait alignement car 10 minutes de route, car rock/metal/punk soft (pour les premiers groupes, mis à part Oruga) et car PAF libre. De ce fait, faut quand même admettre que son premier concert metal ça m’a rendu tout chose aha. C’est vrai quoi, c’est un peu touchant, surtout quand je vois à quel point il a bien aimé éhé. Et d’ailleurs, je ne sais pas si c’était fait exprès, mais j’ai bien vu 5-6 gosses tout juste plus grands que lui ce soir-là.

    Et si je parle de ça maintenant, c’est surtout parce que les Disgrace ont tellement envoyé que même mon tio à bougé son boule dessus éhéhé. Les mecs te jouent un mix entre metal et punk somme toute classique mais putain d’efficace !!! Après, je t’avoue que je connais vraiment très peu cette scène donc je n’ai aucune référence sous le coude. Il y a quelques passages qui m’ont pas mal fait pensé aux Noise Emission Control. Et d’ailleurs, le groupe vient aussi de Douai ! Comme quoi…. Ehé ! D’ailleurs ils ont fait monter Dany, le gratteux de NEC pour chanter sur une chanson, et c’était peut-être même le point culminant du concert. Petite anecdote sympathique : les gars sont pro et ont sûrement dû rouler leur bosse au sein d’autres formations, car quand tu vois la moyenne d’âge ! Les gars ont pas moins de 40 ans et ont la patate ! Mention spéciale au bassiste, peut-être le plus âgé du groupe, vraiment à fond du début à la fin.  Et puis ce petit passage repris d’Everybody Need Somebody en final fut des plus appréciable ! Rien de plus à dire dessus, si ce n’est qu’après Oruga, ça m’a fait l’effet d’un bol d’air frais, histoire de s’aérer le cerveau avant le Stoner enfumé des groupes suivants.

    Et malheureusement, c’est à ce moment-là que j’ai dû rentrer, aie aie aie. Bon alors j’ai maté deux chansons de Spiritual Driver. Ça m’a ultra botté ! Du peu que j’en ai vu, je les ai trouvé vraiment rock’n Roll dans leur Stoner (plutôt éthylique qu’enfumé d’ailleurs), le son juste parfait pour ce genre de groupes et une voix qui gère, avec sa propre personnalité tout en respectant les codes du Stoner. Je ne peux malheureusement rien dire d’autre. J’espère juste pouvoir les recroiser au détour d’une affiche nordiste, car ça m’avait l’air tout bon !

    Je reviens donc pendant Glowsun, le temps de rentrer, mettre le tio au pieu et briefer la maternelle sur la soirée. Me voici de retour donc au début du show de Glowsun, mais le temps de retrouver les potes, s’en rejeter une dans le gosier etc…. Je me rends compte que le temps passe trop vite. Bon après, il s’agit d’un groupe que j’ai déjà vu 5-6 fois. Et encore, tu les vois vraiment régulièrement sur Lille, donc faudrait pas frôler l’indigestion. Du coup, ce n’est que partie remise car je pense que je les recroiserai forcément au détour d’une date nordiste.

    Mais maintenant faut parler sérieusement. Car si les premiers groupes m’ont laissé une bonne impression, là on parle d’autre chose. Du véritable caviar à côté de ces amuses-gueules 4 étoiles. Noise Emission Control est un groupe de Douai donc, existant depuis une bonne dizaine d’années. C’est d’ailleurs il y a dix ans que je les ai connu, en parallèle de ma découverte du metal extrême, alors que je n’étais encore qu’un simple lycéen se préparant au Bac. Une fête de la musique et HOP ! Le groupe m’a directement convaincu, à tel point que je les avais fait ouvrir lors de ma seule expérience d’organisateur de concert. Ça faisait bien deux ans que je n’avais pas pris le temps d’aller les revoir et c’était totalement l’occasion ce soir, à l’occasion de la sortie de leur nouvel EP : Désordre et mépris. Alors rentrons dans le vif du sujet. La foule se rapproche et, si jusqu’à présent, le public était assez disséminé entre l’extérieur et les concerts, on se rend bien compte qui mettra tout le monde d’accord aujourd’hui. Les mecs sont assez réputés dans le coin finalement, mais bizarrement, rameutent pas tellement de 20-30 ans. Le souci, c’est qu’ils sont trop punk pour les auditeurs de metal et trop metal pour ceux qui écoutent du punk. Alors forcément, la jeunesse à du mal. Perso, jamais eu de souci à apprécier leur High Energy Rock de bonne facture. Jamais un style n’a aussi bien porté son nom qu’avec Noise Emission Control ! Tout au long de près d’une heure de concert, on aura droit à un groupe ultra motivé, un batteur juste totalement fou et concentré à la fois sur sa batterie, un bassiste en pleine dégaine de fan de Stoner  avec sa grosse barbe, un guitariste ultra expressif et un chanteur….Diable ! Quelle énergie !!! Je ne sais pas si c’est parce que je ne les vois que tous les deux ans, voire une fois par an, mais ce concert m’a paru surpasser absolument tous les autres (et qui aurait cru que ce fut possible ??!!!). Ce qui est assez génial dans ce genre de salle et avec ce genre de groupes, c’est qu’il y a une interaction avec le public juste phénoménale, sans tomber dans un quelconque cliché du gros groupe qui demande des Wall of Death (Black Bomb A ??? aha). Non, là il s’agit surtout d’un chanteur en sueur dès le premier titre, se baladant constamment dans le public, faisant chanter les mecs qu’il voit motivé sur des refrains accrocheurs et bourré de testostérone. Et quelle comportement Messieur-dames ! Quel soif d’en découdre avec…Eh bien avec rien en particulier, juste au service de la musique, de l’énergie, du riff qui fait mouche sur fond de rythmique basique mais tellement efficace car bien incisive et chaque frappe te laissant un arrière-goût de marteau-piqueur burinant directement dans ton crâne. Aaaaaargh moi je deviens totalement taré !! Surtout quand tu entends tous les hymnes phares du groupe ainsi que de nouvelles chansons tout aussi efficaces ! Putain mais moi quand j’entends Aigri balancé à même pas la moitié du concert, je deviens totalement taré. D’ailleurs ça m’étonnais car, dans mes souvenirs, ils la jouaient plutôt vers la fin. Mais ça laisse présager un final encore plus fou donc ! Nous auront également droit à la démoniaque et possédée Lucie ("laisse Lucie faire laisse faire Lucifer" éhé) qui me retournera totalement le cerveau. Peut-être car cette chanson est plus mid-tempo mais son riffing aurait totalement sa place dans une chanson de Stoner ! De toutes manières, quand je parle au chanteur je comprends bien la foultitude d’influences dont le groupe peut s’inspirer, en assimilant les codes pour en extraire la substance qui se résume à une violence condensée comme jamais dans un groupe de ce genre. Matérialiser passe toujours plus que bien également, tout comme l'excellent nouveau titre : Désordre et mépris. Et puis ce final qui, en effet, enterre totalement Aigri, car l’enchaînement Tu t’affoles/Crève (chanson que je ne connaissais pas encore à vrai dire) est tout simplement magistral. Un peu l’impression de me rouler dans des couilles de taureau, me prenant des jets de taurine directement injectés dans les veines. Et pour rebondir sur cette scabreuse métaphore, je conclurai en t’assurant que jamais un groupe de Thrash, de Black/Thrash ou de Death old School n’a su me foutre une patate pareille. Eh oui, carrément ! Alors si t’as jamais eu l’occasion de voir le groupe Douaisien, ne cherche plus, fonce et prépare tes esgourdes, attends-toi à une déferlante d’adrénaline auditive. Et plus que ça : physique aussi, car aujourd’hui je douille à mort sur les cervicales. Je te raconte pas, même au No Compromise je ne m’étais pas autant déchaîné… Et puis, ça fait un plaisir immense d’entendre Fred me dédicacer une chanson…Un grand moment d’émotion éhé.

    Un immense merci aux groupes qui ont joué ce soir (désolé à ceux que je n’ai pas pu chroniquer du coup), au public qui s’est bougé le cul pour cette date vraiment cool, aux potes qui ont répondus présent pour cette date et surtout à l’association qui, contre vents et marées, a su garder le cap et s’en sortir !!!!

Ma prochaine date devait être ADX et Vulcain au même endroit, mais je suis absolument dégoûté et déprimé de voir que c’est Sold Out….Et dire que je pensais prendre mes préventes la semaine dernière, j’ai carrément zappé…Outch….Ça fout le bad en tout cas…. Bref, à la prochaine !



ONLY LIVE IS REAL !!!!

dimanche 2 octobre 2016

No Compromise Metal Festival @ Le Stock (La Louvière) 01/10/2016


Bon désolé mais j'ai l'article qui déconne et j'arrive pas à le changer. Du coup y'a des passages écris en gris sur noir... Mais bon c'est largement lisible. Encore une fois, Live Report à l'arrache! SUPPORT OR DIE!!!!

    « Hier, No Compromise Festival.
L'aventure nous menait hier dans le plat pays pour un festival sain et décomplexé, propre car jamais effleuré par l'envahisseur hipster proclamé ou refoulé.
Du vieux patch, du clou, du denim faisaient office d'armures à peine brossées. […]Ce festival est à l'underground ce que la ceinture de cuir est à la violence conjugale : sa baguette magique. »

    Voici ce qu’un ami écrit au lendemain des festivités organisées par nos gais compagnons David et Christine. Je trouve cela juste parfait en introduction de ce Live Report, que j’ai un peu hésité à faire, car j’ai loupé 3 groupes sur 10, mais finalement je me dis MERDE ! Je chronique ce que j’ai vu et c’est marre. Après tout je bosse pas pour un foutu zine avec une ligne directrice bidon. Et je tiens vraiment à soutenir ce festival qui reste un fer de lance du metal à l’ancienne. Par là j’entends le vrai metal qui speed en pleine tronche à grands coups de clous, de cuir et de sueur éthylique. Pour l’anecdote, le festival a été créé il y a 3 ans pour célébrer l’anniversaire de mariage de notre couple belge tant apprécié ! Quoi de plus beau comme initiative franchement ?

    Après une heure de route, nous arrivons donc en ce nouveau haut lieu de célébration de la vitesse qui, suite à quelques démêlées avec la justice du patron de la taverne du théâtre, nous offre une nouvelle salle. A savoir Le Stock, situé idéalement dans une zone industrielle en plein centre ville de La louvière. Du coup, plus besoin de payer le parcmètre, de la place sans problème et surtout, une capacité plus importante et une acoustique tout simplement parfaite. Alors en ayant fait deux NCMF à la taverne, j’ai quand même eu un petit pincement de ne plus y retourner, d’autant plus que le choix des bières est un poil limité de ce fait, mais nous nous consolerons à coups de Duvel, Westmalle, Cuvée des trolls et autres joyeusetés houblonnées tout au long de la journée ! Car oui, ce ne sont pas moins de 10 groupes qui viennent fouler les planches du Stock pour 15 balles seulement !!!! Alors j’espère que le public s’est bougé le cul et a cotisé dans la cagnotte de soutien au bar ! Parce qu’aussi peu cher pour autant de qualité ce soir, c’est vraiment donné !

    Mais bref, comme d’hab je m’étends plus qu’il n’en faut sur le sujet, il est temps de tailler en pleine fosse pour te parler des groupes que j’ai pu voir.
Ça commence avec les allemands de Vulture qui ne sont pas étranger au NCMF car composés de membres de Wifebeater (ouais ok y’a que le guitariste en fait). Ces germains officient dans un speed/thrash de très bonne facture. A peine arrivés (un peu à la bourre, soit, ceci dû à une fille ayant failli perdre les eaux en plein Carrefour Market) que les mecs ont déjà démarré (l’heure c’est l’heure ici, au moins on est face à une orga ultra pro en tout cas !) et j’ai rien compris tellement ça m’a retourné le cerveau. Parce que quand je te parles de Speed/Thrash, attention, c’est à faire passer les vieux albums de Kreator pour du Doom. Alors tu as absolument tout ce qui se fait de mieux dans cette scène condensé dans Vulture. Histoire d’en ressortir que le meilleur. Je leur ai trouvé un putain de côté Razor (tu sais, les canadiens ?) sauf que le chant est juste parfait. Bourré d’envolées aiguës comme il faut ! Impossible de rester statique, impossible de ne pas se démolir la nuque (la mienne s’en souviendra encore dans une semaine). Et puis t’as vraiment un truc génial qui s’en dégage (et ça aura aussi été le cas pour quasiment tous les groupes), c’est ce bonheur de jouer ici, au milieu de 300 personnes passionnées, loin des poseurs et des hipsters. C’est simple, je ne vois pas tous ces branleurs qu’on croise au détour des salles lilloises. Au moins ce fest s’adresse aux vrais, les seuls qui savent vivre au sein de cette scène sans avoir un égo surdimensionné ni l’obligation de devoir s’appeler « métalleux » (excusez mais j’ai la gerbe dès que j’entends ce terme). Bref, Vulture ont tout compris et ils n’ont clairement pas une stature de première partie. A suivre !!!

    Le temps de faire un petit tour rapide du merch et des distros (malheureusement j’ai « oublié » de m’acheter des cds, mais je n’aurai pas dénigré les T-shirts par la suite), ainsi que de casser la croûte (bouffe peu chère et un choix de pouvoir s’envoyer du Vegan, malheureusement, les sandwich sont un peu léger, mais disons que c’est pas la bouffe la priorité ici aha), et c’est à POX de jouer. Un des seuls groupes de Black Metal à officier aujourd’hui, mais quel groupe ! J’avais déjà eu les cages à miel titillées par la chronique sympa dans un des récents In Extremis et leur concert m’auront confirmé l’impression que j’avais d’eux. A savoir un black qui va bouffer un peu à tous les râteliers mais qui le fait BIEN !!! Beh oui, faudrait que certains en prennent de la graine parce que se la jouer orthodoxe ou je ne sais quelle connerie, ça commence à bien faire. Non, là POX savent doser exactement comme il faut. Entre Black/Thrash, Black plus conventionnel ou passages Orthodoxes mes couilles (mais sans le côté dissonants si chiants propre au style), le tout est synthétisé d’une manière vraiment géniale. Bon alors après, en toute franchise, je les vois pas en tête d’affiche d’un concert non plus. Mais les mecs démarrent avec POX et franchement y’a de quoi faire quelque chose de vraiment cool, carré et qui envoi (ce qui est déjà le cas). Ils repassent d’ailleurs avec Hellish Crossfire et Slaughter Messiah prochainement, je pense en être ! Puis ce que j’ai particulièrement aimé avec eux, ce sont ces riffs qui tourbillonnent, te restent en tête et tournent inlassablement pour te rendre aussi taré qu’un fan de Soral lâché en pleine Barmitzvah. Et puis ce passage tellement rythmé qu’on se serait cru largué en plein milieu d’une song de Blacklodge aha. Avec son rythme ultra saccadé, limite techno… Mais je me comprends et je dois être parmi les seuls (avec monsieur Doomovich) à avoir entendu pareille référence éhé. En résumé : un groupe qui sait allier à la perfection tout type de Black Metal qui tâche sans tomber dans l’auto-parodie. A suivre également…

    Je profite des 30 minutes entre les groupes pour aller à la recherche de quelqu’un auprès de qui je dois récupérer le magnifique T-shirt de Wallifornian Degeneraiton (dont je te parles assez régulièrement sur ce blog d'ailleurs) avec la tronche à L’embrouille dessus éhé. Un T-shirt juste parfait ! J’en profite aussi pour préciser que ces pauses de 30 minutes sont tout simplement parfaites. Je ne te raconte pas les trips, les discussions passionnées (le batteur de Lord qui me parle même de l’évolution du groupe au fil du temps) et les bières éclusées durant ces laps de temps. Je pense sincèrement que c’est la durée parfaite pour profiter un max à la fois de l’ambiance et des concerts.

    C’est donc au tour de Tentation de se produire sur scène. J’en attendais beaucoup du seul groupe français de cette date et dire qu’ils ne m’ont pas déçu serait un doux euphémisme. Les pyrénéens officient dans un vieux heavy français avec tout son lot de clichés kitschissime qui me font adorer ce style. Les mecs ont été bercés à grand coup de Blaspheme et ça s'entend ! Tout en étant carrément plus pêchu et couillu. Tu rajoutes à ça des riffs pas loin de rappeler Maiden par moment et tu obtiens un cocktail détonnant où t’as l’impression d’être propulsé en mode Kung Fury en plein 80’s. Je n’ai pas connu ces années, n’étant pas encore dans les gonades reproductrices, donc je vais pas faire mon faux nostalgique, mais un truc pareil ça te donne envie d’aller faire un tour dans le passé aaaaaaarrrrrgh !!!! Du pur concentré d’hymnes en plus, à tel point que, sans connaître une seule chanson je me surprend à scander les refrains tel le chevalier aviné beuglant pour libérer sa terre des sarrasins. Rien que L’épreuve du sang et Valhalla qui te foutent une mandale en pleine tronche, mais aussi cette reprise de H-Bomb qui aura fini de nous achever. Perso, j’ai vraiment plus de cervicales là. Une bien belle claque qui confirme bien la passion qui transpire de chaque pore de la salle,animée elle aussi de cet engouement rétro ultra présent et la magie ainsi que le dévouement de ses organisateurs toujours prompts à nous sortir des groupes tous plus passionnants les uns que les autres. J’insiste, (et dans d’autres Live report aussi), mais bordel soutenez David et Christine ! Le dernier fer de lance du metal à l’ancienne qui se bouge bien le cul en Belgique et même dans le Nord !!!!!!

    En bref, pour Tentation, si t’aimes le vieux Heavy et les trucs comme Blaspheme, fonce te soumettre à l’épreuve du sang, celui qui coule dans tes veines mais macère depuis les années 80 pour bouillonner de cet esprit passionnel et tellement kitsch, jusqu’à te faire transpirer de l’hémoglobine sur tes vieux instrus poisseux !
Et justement, le temps d’aller se boire une bibine à la voiture, les mecs de Tentation sont garés juste à côté de nous justement ! Et comme on a pas vu de merch alentour, on arrive à leur prendre quelques T shirt que les mecs avaient dans le coffre. Des gars top, passionnés. Putain mais pour une fois, exit les hipsters et les poseurs de merde qu’on croise aux grands events ou même dans plusieurs petits concerts locaux. Je sais pas toi mais moi ça m’a fait l’effet d’une brise fraîche sur mes parties génitales par canicule !
Pendant cette petite interlude nous auront aussi eu la chance de recevoir deux mecs de Finlande qui voulaient s’assoir à notre table. Il s’avère que c’était deux mecs du groupe Satan’s Fall, programmé plus tard dans l’après-midi. Des mecs top avec qui nous avons pu discuter de la scène finlandaise et échanger quelques binouzes.

    Au tour de Transilvania, dont on m’avait beaucoup parlé justement. Second groupe de pur Black du festival et quel groupe ! Je n’avais absolument aucune idée du truc mais les mecs m’ont foutu une belle branlée quand même ! Black bien crasseux tirant énormément sur le Black/Thrash avec une voix ultra dégueulasse et poisseuse à tel point qu’on se demande si ce n’est pas Satan lui-même qui nous crache dessus. Franchement les mecs ont tout compris parce que t’as cette petite mélodie dans le riff Thrashisant qui fait toujours mouche sans tomber dans le cliché et la hype des traditionnel groupes à la mode (qui me plaisent aussi cela dit). Quand c’est aussi bien joué, j’applaudis la performance tel l’Illuminati reptilien devant un discours de Sylvain Duriff (aaaah quel bonhomme ce Duriff, avec ses attaques incessantes contre les fakes). Bon en gros, du bien dégueu qui fait plaisir. Je me rends compte que, du coup, le running order a vraiment bien été calé histoire de varier les styles et pas se taper tous les trucs de speed/thrash/heavy d’un seul coup. Franchement ça rend le festival d’autant plus agréable !

    Malheureusement, la bibine étant ce qu’elle est, nous n'avons plus conscience du temps et, de crise de fou rires en discussion philosophiques sur le Grand Monarque, nous voici dehors à rater Satan’s Fall. Alors que les mecs étaient quand même super sympa. Quand c’est comme ça, j’ai tendance à culpabiliser un peu mais bon…l'alcool c’est le mal n’est-il pas ?

    Du coup, séance de rattrapage avec Burstin Out et leur Black’N Roll poisseux jusqu’au bout. Les mecs t’envoient la pâté (comme tous les groupes d’aujourd’hui en fait !) à grand coup de poum-tchak poum-tchak que j’aime tant à la batterie. En fait imagine un croisement entre les grands Midnight, Motörhead et Venom. Sauf que Venom aurait du se tourner vers quelque chose de ce genre, beaucoup plus pêchu et moins mou du gland que ces derniers temps. Enfin, vaste débat… En gros, si t’aimes te démolir la nuque sur du mid-tempo rapide et du riff bien qui cisaille tes esgourdes, le tout sur fond de voix arrachée, puant la whisky et la bière, Burstin Out est fait pour toi ! Etant grand fan de Midnight, je ne peux qu’adorer leur Speed/Black de grande facture ! Le point culminant du concert aura été cette reprise (somme toute classique me direz-vous mais tellement efficace) de Black Metal des légendes susnommées. Et mon engouement ira jusqu’à suivre ce bon vieux Alex Martinez au-devant de la scène à nous bousculer avec moulte hardos houblonnés, glissant dans la bière renversée et éclatant mon verre sur le crâne de monsieur Doomovich ! Parfaitement dans l’ambiance du concert et du festival en lui-même. Ça doit bien faire un an que je ne m’étais pas autant défoulé sur un groupe et ça fait un bien fou ! Exit les contraintes sociales auxquelles tu es complètement assujetti, ici, pas de compromis, juste de la bagarre sonore, et du tabassage de cervicales en règle. Et puis vas-y que le chanteur gueule metal dans tous les sens et ces solos balancé à l’arrache aaaaaaaaaaaaargh moi ce genre de truc ça me fout en PLS direct et c’est tellement bon putain ! Ultra old-school je te disais !

    Bon sinon, après cette claque, repos repos, sous l’orage grondant tel Satan venu soutenir ce festival juste parfait ! Malheureusement, une fois de plus, je me retrouve à boire des coups à droite à gauche et me voilà en train de louper Ravensire ET Violentor… Je n’en suis pas tellement fier, mais vu l’ambiance que l’on s’est tapé sur le parking, ça valait bien le coup aha. Bon et puis, en festival y’a toujours quelques groupes que l’on rate. Après, étant donné que je n’écris absolument rien d’officiel, j’en ai rien à carrer. Je pense quand même être beaucoup plus présent que le gogol de 20 berges bourré au Jagger à 13h au Hellfest qui va juste voir un éternel Immortal ou Megadeth. Aaaah le metal, son public de branleurs, ses festivals à la mentalité d’une multinationale, ses groupes prostitués (#Thallium ?)… Au moins ici, pas de toute cette fange des rebuts de la scène. Juste de la passion, de la vitesse, du gros son et des VRAIS putaiiiiiiin !!!!! J’insiste, j’enfonce totalement le clou, mais ça a le mérite d’exister, de voir autant de gens se bouger le cul et, vu le public, j’ai vraiment l’impression de voir un documentaire sur le heavy ou le thrash dans les 80 ‘s. De toutes façons c’est simple : 9 gars sur 10 ont une veste à patch.

    Il est temps de se rattraper un peu car il ne reste que deux groupes. Et ce sont les italiens de Baphomet’s Blood qui prennent la relève. J’avais pu les voir à La chimère il y a quelques années, organisé par le défunt Metal Attak avec Ketzer en première partie quand même ! Alors, n’écoutant pas plus que ça je t’avoues que je ne sais pas trop quoi dire sur le groupe, juste que c’était, comme chacun des groupes présents aujourd’hui, une claque monumentale. Du gros Motörhead worship survitaminé à la limite du Black/Thrash par moment. Putain et des titres annoncés comme Satanic Metal Attack ça vend du rêve bordel !!!! Bon et puis, t’as quand même le batteur de Blasphemophagher au micro ici, pas un petit monsieur s’il-vous-plait ! Le tout pendant près d’une heure et demi…Bien énorme !!! 

    Et ça ne peut que laisser présager du très bon car ce n’est pas moins que GEHENNAH….Bordel, oui, Gehennah !!! A ne pas confondre avec les autres groupes à l'orthographe différente. Ici, il s’agit des Hardrocker qui aiment excessivement la bagarre. En dehors du fait que je sais à chaque fois que les groupes programmés par notre couple belge préféré seront sans compromis, je venais aussi spécialement pour eux. Et pour l’occasion je me fous devant la scène 20 minutes avant le concert. C'est aussi l'occasion pour David de monter sur scène pour prendre le micro et remercier le public et les groupes, chose qu'il fait à chaque fois et qui, je trouve, à son importance. Il est rare de voir un organisateur prendre ainsi la parole et remercier directement les gens! Des gens adorables je te le dis!!! 

    Gehennah commence donc, sans surprise mais tellement énorme, l’arrivée sur Still the elite te fait comprendre que tu vas passer un sale quart d’heure où chaque tape de caisse claire est un uppercut en pleine face, chaque riff, un coup de couteau dans le bide et chaque mot dégueulé avec hargne est un véritable appel à la houblonnade de ton foie ! Putain de putain de putain de putaiiiiiiiiiiiin mais c’est quoi ce truc de fou en live ??? Déjà j’adorais sur skeud mais là…Bordel LA !!!!! J’ai vite dégagé derrière tellement c’était bagarre bagarre devant la scène ahaha. En même temps, avec un groupe qui a les titres les plus rock’n roll au monde (Tonight we fight, Under the table again, Streetmetal Gangfighters entre autres) faut pas s’attendre à du post-rock éhé. Rha pis ça fait plaiz de voir des hymnes joués et scandés par le public comme l’éponyme du dernier album, Six-pack Queen, Under the table again ou encore 666, drunks & rock’n roll !!! Mais moi je deviens fou quand j’entends ça !!! Y’a pas, ça ma requinqué un bon coup à une heure où les neurones commençaient à faiblir un tant soit peu.
Niveau Black Rock’n Roll, j’ai énormément été servi en un an. Déjà avec Midnight au Méan l’année dernière, et puis ces dates organisé par le NCMF … Le pire c’est que j’ai l’impression que plus j’en fait, plus j’en veux. Et même le chanteur de Gehennah, avec son énorme bide à bière, ne me dira pas le contraire car Gehennah will destroy your life !!!! Y’a pas : la Rock’n Roll Patrol à vraiment cloturé cette date de manière immensément parfaite. Et regarde-moi ce bassiste glissant dans la bière et finissant la chanson allongé sur le dos aha.

    Franchement, je tiens à dire un IMMENSE merci à David et Christine que j’adore putaaaaain !!!! Ils nous servent toujours des groupes géniaux qui envoient la pâté mais d’une force !!!! Et vu le monde d’hier, ils ont tout de même réussi à gérer de manière parfaite, tant sur les problèmes de salle qu’il y a eu, la communication, les horaires respectés et surtout cette programmation juste magistrale. Quand je vois leur stress constant ce jour-là et les déboires qu’ils ont eu, je ne peux qu’applaudir leur passion constante et le fait qu’ils ne lâchent rien !!!! Putain juste un IMMENSE MERCI bordeeeeeeeeeeeeeeel !!!!!! Et c’est pour ça que j’insiste mais, j’espère que la plupart des gens ont apportés leur contribution à la cagnotte parce que c’est plus que mérité !!!! Si tu veux pas te retrouver avec des places à 25 balles, faut soutenir quand tu peux !!!

    Maintenant, qu’il va être dur de reprendre ses esprits. Une date qui est vraiment passée trop trop vit, à l’image de ses groupes en somme. Mais tellement de bonne humeur et de passion qui transpire du public. Je ne peux que soutenir ce festival, peut importe le prix outrageusement bas pour une telle qualité, peut importe la distance, le choix des bières ou de la salle, jamais je ne lâcherai l’affaire !!!!!
PAS DE COMPROMIS !!!!! SUPPORT OR DIE !!!!!!!!!!!!!!!

dimanche 18 septembre 2016

Doom Metal Night @ El Diablo (Lille) 17/09/2016


    Je ne sais pas si c’est la chaleur d’Août ou mes semaines de taff ultra speed mais le temps se ralentit énormément les weekend. Après Skepticism et la date de Stoner/Sludge à Valenciennes, me voilà embarqué dans une date 100% doom dans la cave d’El Diablo, qui commence sérieusement à devenir une résidence secondaire pour cérémonials impurs de l’enfer éhé.

    Le temps de se rafraîchir le gosier à grand coup d’Anosteke pression, et c’est Dunwich qui démarre. Ces calaisiens m’étaient totalement inconnus au bataillon, n’étant pas vraiment un connaisseur du Doom et de ses dérivés. Faut savoir qu’il y a une paire de groupes qui me parlent, mais ce n’est pas non plus une scène que je désire spécialement fouiller en ce moment. En gros, le peu que je connais me suffit. Et donc, force est de constater que ce premier groupe démarre sur les chapeaux de roues. Mais là où l’event nous parle de Doom/Sludge, j’ai trouvé le bazar plutôt orienté Stoner/Sludge. Alors, loin d’être déçu du truc, je me rends surtout compte qu’en ce moment, tous les events nous trompent sur la marchandise. Je me sens trahi comme Gilbert Montagné chez l’opticien et c’est bien triste ! M’enfin, revenons au groupe en lui-même. En fait, leur Stoner Sludge envoie quand même du pâté, mais faut pas en attendre quelque chose d’innovant. Ça m’a pas mal rappelé Crowbar en plus Stoner, avec une voix à la Phil Anselmo. D’ailleurs, le chanteur serait aussi à la tête du projet Gouda’s Hole, one man band de cybergrind nordiste assez WTF. Bon, malheureusement ce soir il aura un bras dans le plâtre, donc pas trop de jeu de scène. Mais c’est comme si un des deux guitaristes devait rattrapé le truc. Le mec, un cou à la Kerry King, en grosses postures et motivation à la Kirk Winstein. Alors c’est assez cool, car la musique donne vraiment envie de se retrouver dans une cave avec une teille de whiskey à la main. Bon la cave c’est ok, mais je devrai me contenter de Pils ce soir. Alors jusque là, tout va bien. Le souci c’est qu’ils annoncent une chanson beaucoup plus Doom…Et là ça se gâte. C’est comme si les mecs étaient pas fait pour en jouer. J’ai trouvé ça assez fade et c’est con, parce que leur Stoner est vraiment pas mal putaiiiiin !!!  Bon, je m’étendrai pas là-dessus, mais pour une première partie ça se défend pas mal, et ce rappel avec Zombies était quand même ultra cool ! Mais les gars, essayez pas de faire du pur Doom, vous êtes bien meilleurs dans le Stoner/Sludge.

    Second groupe de la soirée : Mantras, de Poitiers (comme notre tête d’affiche que j’attends avec impatience). J’arrive un peu à la bourre. J’ai vraiment pas l’habitude quand les salles jouent plus ou moins à l’heure. J’t’assure, ça me perturbe c’est dingue. Enfin bref, j’arrive sur ce qui me semble être la deuxième chanson et là, je suis sur le cul. Parce que j’ai l’impression d’entendre du Stoner….mais avec une de ces influences Post-Rock à mooooooooooooooooooooooort !!!! Alors ils sont que trois en plus, mais bordel quelle claque inattendu Oo Un mélange que je n’avais jamais osé imaginé, moi, grand fan de Post-Rock aaaaarrrrrrrgh ! Par contre, le souci c’est que c’était absolument la seule chanson dans cette veine… Eh oui, c’est con, du coup je me suis fait une fausse idée du truc. Le reste ressemble simplement à du Stoner, dans la veine d’un Orange Goblin en beaucoup plus réfléchi et complexe, on sent que les mecs taffent vraiment bien leurs instrus à tel point qu’on pourrait parfois entendre du Prog aha. Alors ça m’a vraiment plu, mais y’a toujours cette déception qui veut pas sortir de mon esprit, celle de la découverte d’une chanson mélangeant Post-Rock et Stoner, qui m’a vendu du rêve, mais qui retombe dans carrément autre chose après. Enfin bref, mis à part ça, c’est vraiment sympa, peut-être un peu plus mélancolique que le premier groupe (ouais ok, c’est Stoner donc ça donne envie de picoler, de faire de la moto et de tuer des hommes d’affaires sodomites, mais chez eux y’a vraiment un petit truc en plus qui font qu’ils se démarquent du reste). Par contre….Je vais encore râler, mais pour moi la voix ne sert absolument à rien. La musique est tellement intéressante qu’elle se suffit à elle-même. Après le gars chante vraiment pas mal mais pour moi, ça n’apporte absolument rien au truc. Bon, heureusement pour moi, les vocalises sont aussi anecdotiques qu’un africain au centre communal des jeunesses Hitlériennes, et ça m’aura pas vraiment gâché le truc. Par contre, encore une fois, je viens à une soirée Doom et on se retrouve une fois de plus avec un groupe qui officie dans un autre genre. Ouais mais tu me diras, c’est un sous-genre, c’est pour englober le truc etc…Non, mais vu la tête d’affiche de ce soir, y’a pas de soucis à être pointu, je vois pas où est le problème. Et puis, entre du Doom bien dégueu et poisseux et du Stoner lourd et ultra joyeux, y’a un fossé… Enfin bref. Pour résumer Mantras : un groupe à voir au moins une fois, intéressant malgré de subtils défauts pour ma part. Ah oui, et puis ce côté jazzy dans la basse sur la chanson annoncée comme composition du Bassiste (forcément !).

    Je passe au groupe suivant avec un peu moins de transition que d’habitude (dimanche chargé oblige !), et je ne te parlerai pas de Smog, tout simplement parce que je suis descendu dans la salle, j’ai entendu une sorte de Motörhead version…Stoner…Eh oui, encore, du coup ça m’a soûlé, je voulais voir plus de vrai Doom ce soir…Ils avaient l’air pas mal mais bon, y’a souvent un groupe que je zappe en concert parce que j’ai envie de discuter avec les potes, m’en griller quelques-unes, etc… Bref, pas de LR pour Smog du coup.

    Et là on attaque la véritable poisse éthylique de la soirée. A savoir le groupe de Poitiers The Bottle Doom Lazy Band, groupe qui est déjà venu plusieurs fois sur Lille, mais que j’ai malheureusement toujours loupé. Ce soir, plus d’excuses, je suis au premier rang, dans un état déjà bien avancé éhé. En même temps, il FAUT pour apprécier ce groupe en concert. C’est pas péjoratif du tout, attention. C’est juste que c’est une condition optimale pour apprécier leur Doom aviné et imbibé autant par le rejet de la fange sociale que par leur éthylisme intense. J'ai connu le truc grâce à leur Interview dans le fanzine nordiste In Extremis (abonne-toi, c'est magique!), il y a quatre ou cinq ans, et les gaillards, ce sont pas des tristes, pour sûr ! Après, pour l’anecdote, faut savoir que dedans, tu comptes le batteur de Pulmonary Fibrosis (pour le coup, ça va plus vite quand même) et le bassiste officie également dans Angmar, très bon groupe de Black Français (Zurück in Die Unterwelt bordel !!!!). J’avais pas mal écouté Blood for the Bloodking à l’époque, mais je t’avoue que j’ai pas pris le temps de réviser le truc, d’autant plus que, depuis ils ont sorti un autre album. Tout ça pour te dire que je serai pas foutu de citer un seul titre qu’ils ont joué. En revanche, ça démarre sans prévenir, avec toute la lenteur qu’on leur connaît, et je pensais qu’ils étaient encore sur les balances, mais le chanteur débarque au bout de quelques minutes et nous balance ses fameuses vocalises à la limite du « lyrique » (les auditeurs comprendront ce que je veux dire je pense), dans un ton totalement lancinant et possédé par le Dieu du sang ! Car oui, le sang pour le roi du sang, titre de leur premier album, pose directement cette base d’imagerie grandiloquente, à leur façon, dans la poisse d’une cave humide, le houblon imbibant la pièce. Et leur Doom transcendé par cette voix royale justement, le genre de truc qui te donne envie de t’ouvrir les veines juste pour en emplir une coupe en honneur au roi du sang arrrrrgh. Bon alors ok, je suis influencé par le titre du premier album, mais je le ressens comme ça, et je pense qu'on peut s'approprier une oeuvre quelle qu'elle soit. Après sache que les paroles et moi, dans un groupe ça fait quand même deux. Bon sinon, ils annoncent leur dernière chanson alors qu’il ne s’agit que de la quatrième…Je me dis que c’est une blague quoi…. Et puis heureusement, ils enchaînent avec une, puis deux chansons, avant de finir sur un rappel ! Ouf ! Alors je sais que ça dure 8-10 minutes en moyenne aha, mais vu la longueur du set des premiers groupes, j’aurai trouvé ça un peu exagéré de raccourcir le temps de la tête d’affiche… Enfin bref, pour l’anecdote, ça devait faire depuis février et le No Compromise After Party que je n’étais plus sorti en sueur comme ça et avec autant de noeux dans les cheveux d’un concert…Qui aurait pu croire que c’était à une date de Doom (fin…un groupe de Doom sur quatre finalement). Et faut dire aussi que je parlais de lenteur, mais en fait, ils savent excessivement bien doser les passages plus rapides et leur feeling très lent sur d’autres passages. Et ça c’est bien bien fat en tout cas !
En gros, vraiment une claque incroyable, comme je me l’imaginais, mais en mieux éhé. J’en avait tellement entendu parlé, j’avais tellement adoré le premier opus, que ce soir fut vraiment une sacrée date qui valait, avec TBDLB, bien plus que 5 euros vu la qualité du Doom qu’ils nous proposent.

    C’est pas tout, mais cette lourdeur me rends tellement moite et poisseux qu’il est grand temps de repartir, le premier album et la première démo en main, la poisse dans l’âme et le sourire aux lèvres.

    Un groupe à voir d’urgence, deux premières parties sympa malgré quelques défauts qui auront pu me faire tiquer, mais pour une fois, un public vraiment cool (en même temps, il y avait pas de Black Metal, donc ça évite la masse de cons qui se baladent dans ces concerts), de la bière à profusion, des bonnes personnes à mes côtés et une ambiance pas loin de me rappeler la divine époque de la chimère ! J'ai peut-être fait ce Live Report encore plus à l'arrache que d'habitude, mais sache que j'ai vraiment pas le temps aujourd'hui. Et une Live Report une semaine après, c'est vraiment inutile car plus assez frais.

    Merci à la salle qui nous proposent vraiment de super dates, de super bonnes bières, merci aux groupes présents et aux bons gars qui se sont déplacés!


    Prochaine étape : No compromise Fest dans deux semaines !!! Histoire de se prendre de bonnes claques heavy/black/speed/thrash en pleine gueule

dimanche 11 septembre 2016

Mutilation Rites + Wiegedood + Zardens @ Magasin 4 (Bruxelles) 10/09/2016


    A peine remis de la claque au Liverpool qu’il faut enchaîner avec cette magnifique affiche du Magasin 4 à Bruxelles. Je t’avoues que ça faisait une paye que j’y avais pas foutu les pieds (la dernière étant Cult of Fire en Décembre 2014 ). Par chance, un ami s’est proposé de conduire et ça m’arrange pas mal (putain de semaine sur Paris….), d’autant plus qu’on ouvre les Affli triple à l’arrière et, durant la dernière heure, la soirée commence déjà fort…à 17h. Pour une fois, pas trop de bouchons ni de travaux (ouais, parce qu’en Belgique, t’as autant de travaux sur l’autoroute que de mouches à merde autour de Michael Vendetta) et on profite d’un Macdo Top Budget arrivé sur place. Malgré tout ça il n’est que 19h30 et la salle ouvre dans 30 minutes alors on décide de s’arrêter digérer avec une bonne Jupiler dans un bar/restaurant. Putain on est tombé sur une sorte d’Afrique délocalisée avec des clips en mode Pascal Obispo noir sur fond de Frankie Vincent. Avec une carte vieille de 15 ans bourrée de fautes d’orthographes et dont la moitié des bières sont pas en stock e te vendant la qualité du rade grâce à des termes bidon comme "festival des cannes"... Sans compter qu’on a été reçu comme des colonisateurs. Et après on nous parle de s’ouvrir à d’autre culture. Lolilel…

    M’enfin, il est temps de retourner fouler la fosse du Magasin 4, salle ô combien chère à mes oreilles pour ces dates magiques auxquelles j’ai pu assister par le passé. Bizarrement, le lieu me semble plus petit que dans mes souvenirs, mais je pense qu’ils ont rapproché les grilles sur les côtés de la salle. Point positif : une sortie pour les fumeurs proposée à droite dans la salle, ce qui évite de s’entasser devant. Parce que là, on est loin d’être dans un bar comme là où j'ai été la veille. Ici, c’est une capacité de 300 personnes facile. Par contre, la musique de fond est quand même ultra forte. Je fais pas mon fragile hein, mais un iota en dessous ça passerait crème. Et puis la chaleur constante qui me fait me sentir comme un vieux bédouin en plein accouplement avec sa chamelle sous le soleil du Sahara. Bon, et puis histoire de bien démarrer la soirée, je me rends compte que je n’ai plus mon portable… Il s’avérera par la suite qu’il est tombé quelque part dans la salle et j’attends de leurs news pour le récupérer.

    Bref, je m’étends un peu sur le lieu mais passons au réel intérêt de ce blog (enfin… si intérêt il y a), et c’est à Zardens de commencer. Je les avais loupés fin Août, ils étaient passés avec Antilife au MPC Apache, bien bonne petite salle punk, et j’en avais entendu que du bon suite à ça. Bon malheureusement, je fus loin d’être aussi emballé. Alors je ne sais pas si c’est à cause du son excessivement fort de la salle ou si c’est le son de la basse mis bien trop en avant à tel point que la guitare m’a fait l'effet d’un grésillement dans le fond (une décision de l’ingé son ? Du groupe ? Quid du Magasin 4 en somme !)… En tout cas, ça m’a un peu laissé de marbre. Pourtant les mecs ont l’énergie qu’il faut, le chanteur étant vraiment charismatique (un mix entre les chanteurs de Primordial et Behemoth aujourd’hui pour le look) avec une voix pas loin de rappeler le mythique Deathcrush (dont je ne te ferai pas l’affront de citer le groupe…Auquel cas barre-toi tout de suite de cette page). Et c’est justement ça le très bon point du groupe. C’est con parce que je ne peux m’empêcher de penser que leur Black laissant poindre une touche de Death dans le feeling regorge de bonnes idées. Mais quand le son veut pas…. Du coup je me suis senti totalement neutre vis-à-vis de Zardens. Mais j’espère les revoir sur une affiche avec un meilleur son. Par contre, si c’est de la décision du groupe cette basse trop en avant, ça risque d’évoluer en rejet total.

    Un petit tour aux chiottes pour vidanger et constater que leur état est toujours en gros mode squat punk, et c’est au tour de Wiegedood de fouler les planches du Magasin 4. Groupe dont je t’avais déjà parlé ici-même lors de leur excellent passage au Throne Fest d'ailleurs et que je me réjouissais de revoir ce soir. Mais j’appréhende légèrement avec la qualité sonore ultra forte de la salle. La recette est assez simple : le groupe jouera une fois de plus leur premier album dans l’ordre. Parfait pour le fan que je suis. Et force est de constater que le son est juste parfait ! Rassuré, je constate aussi que le volume maximal que l’ingé son nous propose sied parfaitement au Post-Black de ces Flamands. Imagine un peu l’introspection d’un groupe de Post-Black à la Regarde les hommes tomber, Déluge ou The Great Old Ones, sans le côté Postcore tellement à la mode dans ce genre de groupes, avec la violence d’un groupe de True Black. Ça alterne entre passages survitaminés par un batteur inhumain sur fond de guitare au riffing mélodique, juste ce qu’il faut pour te prendre aux tripes (putain le passage lead sur Kwaad Bloed !!!!) et break plus calmes (j’en veux pour preuve simplement la première chanson et ses 13 minutes de jouissance auditive totale arrrrrrgh !! Si je pouvais juter des oreilles, j’aurais inondé la salle).  Bref, si t’as aucune idée de ce dont je parle, il est CAPITAL de te mettre à écouter du Post-Black. J’aurai aimé être surpris par une nouvelle chanson (le second album sort en février), mais malheureusement on se contentera du premier opus en entier. Ce qui est tout de même magnifique en soit. Et puis regarde ce chanteur vivant le truc comme jamais, à se démolir les cordes vocales pour nous assaillir de hurlements viscéraux, éraillés et crachant jusqu’à en vomir. Et puis cette dernière chanson avec ce « Bearer of Scythe Come » scandé tel un hymne à la douleur, juste avant le final de l’album et la voix qui nous parle en une sorte de dialecte russe sur fond de guitares mélodiques. AAAAAAAARGH mais moi je me relève pas après un truc pareil!! Un mix parfait entre l’introspection, la violence, la mélodie et l’élévation. Bien que ce terme soit devenu un lieu commun dans la scène car utilisé par beaucoup de petits branleurs qui ont découvert Metallica à 18 ans, je ne peux m’empêcher de dire que ça m’a totalement transcendé. Du coup c’est sans y réfléchir à deux fois que je me rue sur leur stand pour acheter la version vynil de De Doden  Hebben Het Goed. D’ailleurs, c’est très plaisant de voir la ruée du public vers le stand juste après le concert. Comme quoi, il y avait pas photo : ils ont plus que convaincus !

    Du coup, dur de se remettre de la claque Wiegedood, il est nécessaire de prendre l’air. Mais à peine le temps de respirer toute la nicotine de mon tube à cancer que Mutilation Rites entame déjà leur set. Putain du calme, faut un peu de répit pour mes oreilles les gars ! Du coup je t’avouerais que j’ai quand même laissé passer 1/3 du concert avant de rentrer voir un peu le truc. Pour l’anecdote, sur l’event, on te vend ça comme du Black/Doom/Crust. Alors je comprends pourquoi il y a autant de punks dans la salle. Mais du vrai punk attention, pas de la petite tapette qui se la joue en mode veste de clodo mais va bouffer chez Macdo. Par contre, je ne comprends pas le côté crust du groupe. Ou alors c’est parce que je suis assez peu friand de ce genre de scène. Cela dit, Mutilation Rites, c’est un peu une sorte de Deah/Black ultra lourd avec des putain de passages Black/Thrash et un feeling punk vraiment pas dégueu. J’ai quand même mis un temps avant de rentrer dans le concert mais putain que c’était cool ! Pas non plus mon concert de l’année, mais une surprise pareille, ça ne peut que me réjouir. Le son du Magasin 4 toujours aussi fort, mais curieusement, depuis le groupe précédent, ça ne me dérange absolument pas et tu ne peux que te sentir sombrer dans ce marécage poisseux et dégueulasse qui t’aspire comme la bouche d’une salariée du bois de Boulogne. Non mais sérieux, cette crasse c’est assez inhumain. J’ai l’impression d’entendre du Necrowretch en mode keupon avec la lourdeur d’un Immolation. Et puis l’alternance des deux voix est tout bonnement parfaitement bien dosée. Une très bonne découverte donc, qui mérite que je creuse un peu la discographie de ces New Yorkais.

    En résumé : de l’attente pour Zardens qui devra me convaincre une autre fois, une jouissance totale pour Wiegedood, une découverte monstrueuse pour Mutilation Rites, un son vraiment très fort comme toujours mais qui passe crème pour ce genre de trucs, un public qui, pour une fois, ne m’a pas énervé plus que ça (putain une chronique sans râler sur les gens….C’est unique je crois) et où tu croises autant de keupons que de mecs au backpatch Baise ma hache ou Peste Noire (et oui, le métissage des cultu…Ah bah non en fait) et un super moment passé dans une salle comme il nous en manque dans la Nord.

    Merci à l’orga, aux groupes, à la salle (et aussi de m’avoir retrouvé mon téléphone aha) et aux gens qui ont fait le déplacement pour une date de tueur !


    Prochaine étape…Pas encore décidé mais y’a du Doom la semaine prochaine à El Diablo…A réfléchir. Sinon le No Compromise Metal Fest approche à grand pas ! Venez nombreux, il reste des places en vente, il FAUT soutenir David et Christine plus que jamais les gars ! Ils le méritent amplement !!!!!

samedi 10 septembre 2016

El Cam + Luda @ Le Liverpool (Valenciennes) 09/09/2016


    C’est pas faute d’enchaîner quelque peu les concerts, mais comme j’en ai jamais assez, il faut en plus que le pote m’embusque à l’arrache dans un truc gratuit 2h avant que ça commence. A savoir ici, deux groupes bien de chez nous qui nous proposent, à leur manière, une approche de la lourdeur à faire passer une canicule dans une maison de retraite pour une sinécure. Et c’est donc au Liverpool que ça se passe, un bar bien sympa qui propose, en plus de bonnes bières belges, une scène petite mais suffisante pour la soirée, et une console d'arcade ultra rétro qui permettra à ces deux messieurs m’accompagnant une initiation à des jeux tels que Street Fighter 2 ou Metal Slug X.

    Ayant patienté assez longtemps, le premier groupe se met en place avec 1h30 de plus que ce qui était prévu. La classique dans le Nord mais, comme je l’ai dit dans d’autres LR, ça ne me dérange absolument pas. El Cam pose directement les bonnes bases : un Stoner ultra inspiré par les maîtres dans le genre, Kyuss, en plus Metal cela dit. Pour l'anecdote, le mec qui a fait leur T-shirt n'est autre que CLLK Artwork, le même gars qui a créé la couverture de mon bouquin (tu l'as vu le placement produit!). Bref, les deux uniques membres maîtrisent super bien leur truc et savent où ils veulent aller, et c’est pas le côté totalement instrumental du groupe qui me dérangera. Non, le seul hic, c’est le son de batterie, vraiment trop en avant. Alors ok, dans les bars en général, le son est pas dans les potards non plus, mais au Liverpool, on s’en contrefiche des voisins et le but est peut-être bien de te faire vibrer les tympans jusqu’au saignement. Alors je n’y vois aucun inconvénient, mais le souci, c’est que la guitare était un poil en retrait pour le coup. Mis à part ce petit bémol, ça fait vraiment plaisir de voir un groupe du coin tapant dans ce style et qui s’appelle pas Glowsun, ni ne joue 10 fois par an sur Lille. Et puis imagine-toi qu’il n’y a pas de bassiste alors que les mecs te tapent un Stoner au son ultra louuuuuuuurd. Comme quoi, pas besoin de se casser le cul, parfois la guitare se suffit à elle-même, et c’est vachement cool de voir le rendu live avec uniquement deux mecs sur scène. 

    A 1/3 du concert, les lights s’éteignent et on se retrouve avec un jeu de lumières multicolores et épileptiques. Putain manquait plus que ça et là, le concert, bien que local, te prend au tripes comme jamais. Je sais pas si c’est mon foie qui parle, mais j’en garde un putain de souvenir. Mention spéciale à l’une des toutes dernières chansons ultra énergique qui te fout une patate telle que je me demande pourquoi ce genre de groupe n’est pas programmé au Hellfest. Parce que pour proposer des premiers groupes déjà signés sur un big label ou se taper des reformations moisies (#Mutiilation), ça sait y faire, mais quand il s’agit de soutenir la vraie scène Underground de France, celle qui se sort les doigts du cul et a quand même du bon potentiel on peut toujours attendre. Et heureusement qu’il existe tant de bonnes dates dans le coin ainsi que des groupes qui sont extrêmement agréables pour les cages à miel. Et puis je sais pas, dans le Stoner, y’a ce petit côté Route 66 et Whisky que t’as pas dans les autres sous-genres, avec ces effets wah-wah et les 666 pédales d’effet du gratteux. Bon et puis ce que j’ai énormément apprécié (pour certain ça ne sera qu’un détail), c’est ce côté « on ne se démonte pas » quand le batteur perd ses baguettes à deux reprises aha. Limite si tu fermais les yeux, tu n’y faisais absolument pas gaffe. Bon je vais arrêter là pour El Cam car je pense avoir tout dit. 

    Un très bon groupe de Stoner à soutenir, qui change des énièmes concerts vus 10 000 fois dans le Nord, une patte très Kyuss-Style adaptée à leur sauce (plus de violence par moments), petit bémol pour le son trop fort de batterie, mais un putain de concert de prêt d’une heure ! A ne pas louper la prochaine fois qu’ils passent près de ton bidonville.

    Entre deux, nous aurons eu le temps de rhimbiber notre foie et d'entretenir le cancer broncho-pulmonaire. C'est ultra cool de rencontrer aussi un gars qui était au Throne Fest et fan de Plaga avec qui tu peux parler NSBM sans tomber dans la mentalité salace ni dans celle un peu conne aussi des antifas! Bref, sans transition : il y avait aussi une promo sympa (enfin...qui aurait pu l'être) au bar. 6 bières + 1 T shirt = 18 euros. Seulement voilà, le souci c'est que c'est pour de la Corona. Je n'avais jamais goûté et, sous la pression de Monsieur Je Chronique Chez Horns Up, je me suis retrouvé contraint d'en boire une... Eh bien franchement, j'étais beaucoup plus heureux quand j'en ignorais encore le goût. Vite, une Westmalle pour rattraper le coup et c'est parti pour le second et dernier groupe de la soirée.

   Luda, en provenance de Noeux-les-mines. 62 represent ! Et là mon gars, t’auras une toute autre approche de la lourdeur. Car si El Cam t’écrasait tel un éboulement de roche en fusion sur la gueule, Luda te retourne le cerveau à grand coup de Postcore influencé Sludge assez violent mais d’une lourdeur vraiment éprouvante. Et ce n’est en rien négatif. Imagine un peu la patte Neurosis pour ce côté dichotomique « passages atmosphériques/gros bulldozer dans la gueule » sur fond de feeling très Post-Metal finalement. En fait, ça me fait aussi pas mal penser à tous ces groupes hype en ce moment dans la scène Post-Black Metal comme Regarde les hommes tomber ou Wiegedood, mais sans toutes ces fioritures Black Metal en fait. 

    Faut dire aussi que dans la scène, c’est un peu la mode de se la jouer Post-Black/Postcore/Screamo à lunettes.  Mais si le public et les « journalistes spécialisés » se la jouent branlette intellectuelle quand il s’agit de ces groupes (Metallianus ?), j’avoue être totalement sous le charme de ce genre de truc. Et ce n’est pas Luda qui réussira à réfuter mon avis là-dessus. Putain mais regarde-moi ces trois gratteux (notification de mes recherches internet, en fait il s’agirait plutôt de deux guitares et de deux basses !!!) et ce chanteur possédé à la dégaine purement Rock. Il m’a pas mal fait pensé au chanteur de Noise Emission Control pour son attitude d’ailleurs et, dans ce genre de trucs, c’est vrai que ça passe crème. Le truc cool aussi (qui rejoint ce que je disais plus haut d’ailleurs), c’est tous ces passages en chants clairs qui transcendent le Postcore de Luda, pour le faire s’élever ultra high high high. Perso, je me suis carrément retrouvé en plein maelstrom apocalyptique durant un instant, occultant totalement Valenciennes et sa populace de BC BG. Mention spéciale aussi au batteur avec son putain de tatoo de bélier. Comme quoi, pas besoin de jouer du Black Orthodoxe mes couilles pour être intègre. Et puis aucun membre du groupe au cheveux longs, ce qui prouve qu’il n’y a pas besoin de se la jouer hardos pour envoyer du très très lourd. Et putain, je me rends compte qu’en fait, c’est ultra fat d’avoir un groupe d’une telle qualité à Noeux-les-mines quoi ! Vraiment la bonne surprise de ce soir. 

    Bon, par contre (ah oui, tu m’avais pas encore vu râler jusque là, et pourtant….), y’a toujours un mec ou deux qui n’est franchement pas à sa place dans un concert. Alors quand c’est juste une histoire de look, ça me dérange pas, ça me fait même plaiz de voir un gars en mode costard-cravate qui vient à un concert de Marduk. Mais quand le comportement suit pas du tout avec la démarches d’un groupe en concert, d’autant plus quand c’est pas, mais alors PAS DU TOUT assumé comme les deux gars dont je vais te parler, ça ne peut que me hérisser les poils de cul. En gros, je sais pas d’où ils sortaient, mais t’avais deux sortes de mini punk à la fin du concert, venus nous faire une sorte de pogo en mode punkachien mais alors ultra gentillet. De une, ça ne suivait pas du tout avec la musique surdimensionnelle de Luda, et de deux, mais vu la dégaine des mecs, faut assumer un peu et pas le faire en mode « on est tout gentil ». Perso, ça m’a fait cet effet, comme si un fan de Hardcore poussait son voisin en s’excusant parce qu’il lui à frôlé le bras. Je sais pas, y’a un moment il faut un peu s’assumer et arrêter d’être là parce qu’il y a de la lumière et que c’est gratuit…

    Enfin bref, du coup je suis super content d’être venu ce soir-là, soutenir deux groupes locaux qui méritent une place de choix au sein de la scène actuelle. Ca fait plaiz de voir deux pareilles conceptions de la lourdeur.

    Merci à la salle et leurs magnifiques bière, merci à Monsieur Doomovich pour l'invitation à l’arrache, merci à El Cam et Luda qui m’ont impressionné ce soir, et merci à l’orga (si orga il y avait aha).


    Prochaine date, eh ben aujourd’hui même, car Wiegedood passent sur Bruxelles en compagnie de Zardens et Mutilation Rites.

    Ah oui je t’avais pas précisé, mais entre-temps j’avais été ramener mon cul au dernier moment le Samedi au Fall of Summer. Grosse claque, super cadre, super découvertes (Goblin quoi !!! Et Skepticism !!!), mais honnêtement, j’avais une flemme monstrueuse de taper un live report. Donc osef, c’est mon blog, si j’ai aucune envie de me bouger j’écris pas pis c’est tout.

    Au plaisir d’en croiser certain aux prochaines dates. Restez intègres, only live is real !