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dimanche 20 novembre 2016

Slaughter Messiah + Hellish Crossfire + POX + Neverlight Horizon @ La Zone (Liège) 19/11/2016


    C’est toujours un véritable plaisir que d’assister à un concert en Belgique. J’avais vu le flyer de l’event au No Compromise en Septembre dernier et j’étais plus que motivé à faire les deux heures de route pour revoir Slaughter Messiah (ainsi que Pox, qui m’avait bien botté au NCMF justement). Nous voici donc partis direction Liège, prenant au passage ces bons vieux David et Christine à La Louvière, afin d’assister à la destruction de La Zone, salle au nom assez évocateur car il s’avérera qu’il s’agit d’un lieu totalement antifa. Bon, du coup, c’est peut-être pas le bon endroit pour parler de ma venue au Call of Terror aha. Et d’ailleurs, j’ai trouvé ça assez drôle de voir des fans au sweat Peste Nègre et Baise ma Hache venir et avoir un tampon « Zone Antifa » sur la main. Si tu me lis un peu, tu sauras que niveau politique j’en ai absolument rien à battre (ce qui ne m’empêche pas de sortir des blagues Godwin, je l’admet) car on a déjà assez à faire avec le public particulier de la scène. Et justement, j’adore venir en Belgique car, contrairement aux dates qu’on a dans le Nord, rares sont les branleurs/poseurs/squatteurs/merdeux/faux misanthropes qui se baladent dans la salle. Disons que j’ai eu l’impression hier soir d’être entouré de mecs qui ont grandis avec le Metal extrême, jusqu’à en suer du Maiden et pisser du Destruction. Du coup, les choses s’annoncent plutôt bien.

    Un peu de retard, chose rare en Belgique mais qui ne me dérange absolument pas cela dit, les locaux Neverlight Horizon entament les hostilités. Car si, dans mon dernier Live Report, je te parlais d’un concert guerrier, ici c’est à nouveau le cas, mais d’une autre façon. Les assauts sont remplacés par des armes de destruction massive avec NH. Leur Death Brutal ne plaira pas forcément à tout le monde, mais perso, sans être un fan de ce style (privilégiant comme beaucoup les bon vieux Death Old-School, il faut l’avouer), je me surprends à apprécier. Et je pense que c’est leur côté pas trop technique tout en ayant le solo placé au bon endroit qui fait mouche chez moi. Et puis bon, les gars ont roulé leur bosse (formé en 1999 !!) avec trois albums au compteur. Et tu le sens, les gars sont heureux d’être là et le chanteur (Glen Benton ??? aha) se marre entre chaque morceau.  En fait, ça me fait penser au fruit incestueux d’une partouze entre les derniers Deicide et Cannibal Corpse qui est à la frontière du Grind. Bon, finalement le Brutal Death et le Grind sont pas si loin que ça l’un de l’autre, mais ici, difficile de parler Brutal Death ou Grindcore, c’est un peu flou mais tellement efficace. Après, vu que c’est pas mon style de prédilection, ça m’a pas non plus donné envie de me claquer les noyaux dans le mixeur mais j’ai bien apprécié. Finalement, si les groupes d'aujourd’hui chevaucheront le malin sur leurs rythmiques démoniaques, Neverlight Horizon s’est occupé de préparer l’offensive en nous déshumanisant totalement.

    Repos des esgourdes, entretien du cancer et de ma cirrhose et c’est reparti pour POX, groupe des Flandres belges que j’avais déjà pu apprécier au No Compromise de cette année. En général, j’aime pas chroniquer deux fois la même chose parce que j’ai l’impression que je ne saurai pas quoi dire de plus, mais finalement, ce ne sera pas le cas ici. Car si le premier concert m’avait fait plutôt bonne impression, ce soir ce fut tout simplement EXCELLENT. Les mecs se pointent avec tout le décorum et le bon vieux War Paint dégueulasse fait à l’arrache. Ils entament leur rituel sur fond d’introduction que n’aurait pas renié le Folk apocalyptique de Current 93, à savoir un savant mélange entre apocalypse symphonique et dark ambiant ritualiste. L’ambiance est posée et tu ne comprends absolument rien car les mecs t’envoient directement de la riffaille Black/Thrash en puissance à te réveiller arrière-grand-mamie en mode Evil Dead. A cela vient s’ajouter une voix possédée et rocailleuse comme il faut. Ah ouais, et je t’ai pas dit mais le son de la salle est juste PARFAIT. En général, dans une cave, on peut être assez étonné, mais pour le coup, aucune mauvaise surprise ce soir. Plus le concert avance et plus je me rend compte que j’ai totalement fabulé au NCMF car j’avais trouvé qu’il y avait plusieurs parties dissonantes. Mais alors là, je devais déjà être bien entamé parce que autant ces parties n’existent pas dans POX, autant les mecs savent te balancer pas mal de riffs totalement sortis de A Blaze in the Northern Sky. Non mais sérieux les gars ont tout compris, alternant ces passages avec des Poum-Tchak ultra efficaces de Black/Thrash qui te donnent juste envie de te démolir les cervicales. Y’a pas : chez moi ça marche du feu de Satan ce genre de truc !!! Et puis à nouveau, un chanteur très heureux d’être là et franchement, je les ai trouvés encore plus à l’aise sur scène qu’au NCMF. Les gars aux manches occupent l’espace comme il faut et le batteur est ultra fluide et arrive à ne jamais garder la même façon de jouer plus de 15 secondes. Et le point d’honneur qui me fait totalement mouiller le falzar, c’est ce putain de feeling rock’n roll, limite punk qui achève de me convaincre. Comme quoi, les origines… Bref, arrête immédiatement de me lire et fonce te jeter sur leur deux mini galettes, ou sur youtube, ou sur bandcamp mais écoute ce qu’ils font !!!

    Mine de rien le retard se prolonge et c’est plus tard que prévu que Slaughter Messiah monte sur scène. Si tu veux, là je m’envoie le dernier EP : Morbid Re-Incantations dans les cages à miel et laisse-moi te faire une petite parenthèse pour te dire que c’est juste une pure tuerie. La prod s’est vraiment améliorée et le son, juste parfait ! (Après, j’ai pas encore écouté Putrid Invokation). Bref, le groupe monte sur scène, emmené par un Lord Sabathan toujours à fond. Les mecs ont mis en place le décorum idéal : cierges et grosses torches qui nous enivreront d’essence, crâne et corpse paint satanique as fuck. Bref, je pense que tu les as déjà vu par-ci par-là, sinon remédies-y vite. C’est simple, les mecs arrivent sur Swamp of Torment de Putrid Invokation justement (faudra sérieusement que je me le procure !) et là, t’as exactement tout compris. Férocité, violence et agressivité seront les maîtres mots de ce rituel satanique sur fond de Black/Thrash à la Belge. C’est-à-dire comme un vieux Enthroned des familles (forcément, on ne peut pas ne pas en parler), sauf que ce serait un Enthroned cultivé sous OGM pour en faire éclore une version bâtarde ultra violente. J’ai jamais vu le vieux Enthroned en live mais j’ai du mal à imaginer que ça puisse être plus violent et plus perfectible que Slaughter Messiah. Ça doit bien faire la 4ème fois que je les vois et j’ai l’impression (quoiqu’en dise le guitariste) que chaque concert enterre le précèdent, tout en me demandant sérieusement comment est-il possible que le prochain concert soit mieux que ça??? Bref, après la première offensive, pas de temps mort, car le groupe annonce « We are….Slaughter Messiah !!!! » et là, tu sais que tu vas prendre cher, car c’est forcément avec la chanson éponyme que le groupe enchaîne. Tu ramasses ta gueule à terre, mais interdiction de se reposer, car les gars ne te laisse aucune trêve possible. En effet, la « testostéronée » Black Speed Terror jouée en troisième morceau poursuit l’assaut lancé avec horreur par un groupe au sommet de sa forme… Je me retrouve à gueuler le refrain et de subtils passages tels que HAAAAAIL SAAAATAAAAN!!! ou BURN YOUR FUCKIN CROSS!!!! Sérieux, je m’attendais à un enchaînement comme ça en rappel, mais pas dès le début aha. Mais ce n’est pas un mal quand je vois la suite du set. Outch !!! Les gars t’ont sortis un nouvel EP (qui d’ailleurs tourne depuis tout à l’heure en boucle) et te le présentent déjà ce soir. Une sorte d’avant-première avant la release party en fait. Mais c’est quoi ces morceaux sérieux ??? Tu te reprends une grosse mandale en pleine tronche comme pas possible. Et le mieux dans tout ça, c’est que, alors que je ne l'avais as encore écouté hier soir, je me surprends à scander les titres des chansons, comme Blasphemous exhumation et le déjà culte Bells of Damnation ! Tu vois, j’ai pas pour habitude de détailler les setlist dans mes Live Report, d’une parce que je refuse de me la jouer intello critique, et de deux parce que ça me ferait chier de pas profiter du concert juste parce que je me prendrai pour un journaliste (n’est-ce pas Metallchiasse ?) . Bref, tout ça pour dire que je m’étonne moi-même de réussir à ressortir tous ces titres, mais c’est que ce fut tout simplement une victoire mémorable pour le groupe qui a su me foutre une vraie tarte dans la gueule à grand coup de rythmique Black/Thrash, soutenus par des riffs tous plus dévastateurs les uns que les autres et transcendés par la voix tellement unique de Lord Sabathan, à tel point que t’as l’impression que c’est le micro qui va lâcher avant ses cordes vocales aha. Et puis ces tellement classiques mais efficaces envolées aiguës si typique du vieux Thrash. Moi ça me subjugue totalement. Et attends, car je ne t’ai pas encore parlé de ce final monumental. Sa majesté empoigne une coupe qu’il porte à ses lèvres et tu te doutes que ça va pas être de la limonade. En effet, le Lord nous crache à la gueule une bonne rasade de sang, ce qui me valut d’être aspergé comme il faut. Mais je me dis que des filles un tant soit peu maquillées (comme la grande Alexia à tout hasard ! ) doivent regretter la position en première ligne pour assister à la Blitzkrieg dévastatrice, mais ce sera de courte durée car le groupe n’a pas fait ça pour rien. Non, il s’agit surtout de rendre hommage aux racines du Black Metal au travers d’une reprise (présente sur leur dernier EP) de Bathory : Die in Fire !!! PUTAIN MAIS QUELLE SURPRISE !!!! Ce qui vaudra au public de bouger ENFIN, car si jusqu’à présent la nuque prenait chère, j’étais un poil déçu de voir que personne ne se bousculait autour de moi. Pourtant, à leur dernier concert au NC After Party, j’avais juste pris cher comme pas possible, mais pas ce soir, jusqu’à cette reprise où tout le monde s’est mit à scander le mythique DIE IN FIRE !!!!!! et qui vaudra également à ce bon vieux Alex Martinez de prendre le micro pour hurler le refrain culte de chez culte.  
Pour résumer, imagine simplement une armée de démons catcheurs te fonçant dessus, armés de tridents et de lances enflammées pour t’embrocher par là où je pense, te maintenant en vie et te démolissant pour l’éternité en gueulant 666 et Hail Satan à tout va, jusqu’à ce que ta tête explose, piétinée par les sabots d’une horde de cornus démoniaques… AAAAAAAAAAAAAARGH je m’emballe mais BORDEL de Satan !!!! Le meilleur groupe de Black Metal belge existe, il n’est pas mort dans des élucubrations proto-sataniques et ritualistes, non il s’appelle désormais Slaughter Messiah et est guidé avec brio dans sa quête satanique par Lord Sabathan, Iron Bitch Desecrator, Exhumator et le monstrueux et impressionant Johy Berry.

    Du coup, comment tu veux passer après un assaut pareil ??? Sérieux, si je portais un minimum d’intérêt à Hellish Crossfire ce soir, je n’aurai pas eu le courage de rester plus de deux chansons (surtout que vu le retard, les HC ont du enchaîner 5 minutes après Slaughter Messiah). Alors pour le coup, je vais pas pouvoir t’en dire grand-chose, mis à part que les gars t’envoient un Thrash ultra carré mais vraiment dans une veine à l’ancienne, celle où le Thrash posait les bases du Black/Thrash. Et je ne sais pas si c’est l’alcool ou mes oreilles mais j’ai eu l’impression que le son avait monté d’un cran pour leur concert. Mais franchement, vu la qualité de la salle et son insonorisation lorsque tu remontes au Rez-de-Chaussée, je doute que le bourgmestre de Liège nous fasse une Aubry. Beh ouais, le malheur de la France…Lille et ses salles qui ferment les unes derrière les autres, mais là est un autre débat….

    En résumé, un concert énorme, avec des groupes sélectionné avec passion et qui étaient tous heureux d’être ici ce soir. Et d’ailleurs je me demande si l’organisatrice s’est démerdée toute seule pour mettre en place cette date ? Parce que sincèrement, elle à l’air assez jeune et franchement, avoir été à la tête de ce projet ainsi, chapeau la miss ! Du moins, je suppose qu’elle a occupé une grande place derrière cette date vu qu’elle postais presque tous les jour dans l’évènement.

    Bref, un immense merci aux groupes et à leur investissement sur la scène pour cette date, au public pour la plupart qui me redonne un peu foi en ce qu’est le metal aujourd’hui et surtout à l’orga The Nameless Squad qui a su faire vivre l’Underground et les vrais groupes hier soir sur scène !


    Prochaine étape : le Doom Wood à Sambreville. Ce qui sera dans la continuité de la date (pas de Live Report, pas eu le temps) de Cauchemar mardi dernier au Pit’s à Courtrai.

dimanche 2 octobre 2016

No Compromise Metal Festival @ Le Stock (La Louvière) 01/10/2016


Bon désolé mais j'ai l'article qui déconne et j'arrive pas à le changer. Du coup y'a des passages écris en gris sur noir... Mais bon c'est largement lisible. Encore une fois, Live Report à l'arrache! SUPPORT OR DIE!!!!

    « Hier, No Compromise Festival.
L'aventure nous menait hier dans le plat pays pour un festival sain et décomplexé, propre car jamais effleuré par l'envahisseur hipster proclamé ou refoulé.
Du vieux patch, du clou, du denim faisaient office d'armures à peine brossées. […]Ce festival est à l'underground ce que la ceinture de cuir est à la violence conjugale : sa baguette magique. »

    Voici ce qu’un ami écrit au lendemain des festivités organisées par nos gais compagnons David et Christine. Je trouve cela juste parfait en introduction de ce Live Report, que j’ai un peu hésité à faire, car j’ai loupé 3 groupes sur 10, mais finalement je me dis MERDE ! Je chronique ce que j’ai vu et c’est marre. Après tout je bosse pas pour un foutu zine avec une ligne directrice bidon. Et je tiens vraiment à soutenir ce festival qui reste un fer de lance du metal à l’ancienne. Par là j’entends le vrai metal qui speed en pleine tronche à grands coups de clous, de cuir et de sueur éthylique. Pour l’anecdote, le festival a été créé il y a 3 ans pour célébrer l’anniversaire de mariage de notre couple belge tant apprécié ! Quoi de plus beau comme initiative franchement ?

    Après une heure de route, nous arrivons donc en ce nouveau haut lieu de célébration de la vitesse qui, suite à quelques démêlées avec la justice du patron de la taverne du théâtre, nous offre une nouvelle salle. A savoir Le Stock, situé idéalement dans une zone industrielle en plein centre ville de La louvière. Du coup, plus besoin de payer le parcmètre, de la place sans problème et surtout, une capacité plus importante et une acoustique tout simplement parfaite. Alors en ayant fait deux NCMF à la taverne, j’ai quand même eu un petit pincement de ne plus y retourner, d’autant plus que le choix des bières est un poil limité de ce fait, mais nous nous consolerons à coups de Duvel, Westmalle, Cuvée des trolls et autres joyeusetés houblonnées tout au long de la journée ! Car oui, ce ne sont pas moins de 10 groupes qui viennent fouler les planches du Stock pour 15 balles seulement !!!! Alors j’espère que le public s’est bougé le cul et a cotisé dans la cagnotte de soutien au bar ! Parce qu’aussi peu cher pour autant de qualité ce soir, c’est vraiment donné !

    Mais bref, comme d’hab je m’étends plus qu’il n’en faut sur le sujet, il est temps de tailler en pleine fosse pour te parler des groupes que j’ai pu voir.
Ça commence avec les allemands de Vulture qui ne sont pas étranger au NCMF car composés de membres de Wifebeater (ouais ok y’a que le guitariste en fait). Ces germains officient dans un speed/thrash de très bonne facture. A peine arrivés (un peu à la bourre, soit, ceci dû à une fille ayant failli perdre les eaux en plein Carrefour Market) que les mecs ont déjà démarré (l’heure c’est l’heure ici, au moins on est face à une orga ultra pro en tout cas !) et j’ai rien compris tellement ça m’a retourné le cerveau. Parce que quand je te parles de Speed/Thrash, attention, c’est à faire passer les vieux albums de Kreator pour du Doom. Alors tu as absolument tout ce qui se fait de mieux dans cette scène condensé dans Vulture. Histoire d’en ressortir que le meilleur. Je leur ai trouvé un putain de côté Razor (tu sais, les canadiens ?) sauf que le chant est juste parfait. Bourré d’envolées aiguës comme il faut ! Impossible de rester statique, impossible de ne pas se démolir la nuque (la mienne s’en souviendra encore dans une semaine). Et puis t’as vraiment un truc génial qui s’en dégage (et ça aura aussi été le cas pour quasiment tous les groupes), c’est ce bonheur de jouer ici, au milieu de 300 personnes passionnées, loin des poseurs et des hipsters. C’est simple, je ne vois pas tous ces branleurs qu’on croise au détour des salles lilloises. Au moins ce fest s’adresse aux vrais, les seuls qui savent vivre au sein de cette scène sans avoir un égo surdimensionné ni l’obligation de devoir s’appeler « métalleux » (excusez mais j’ai la gerbe dès que j’entends ce terme). Bref, Vulture ont tout compris et ils n’ont clairement pas une stature de première partie. A suivre !!!

    Le temps de faire un petit tour rapide du merch et des distros (malheureusement j’ai « oublié » de m’acheter des cds, mais je n’aurai pas dénigré les T-shirts par la suite), ainsi que de casser la croûte (bouffe peu chère et un choix de pouvoir s’envoyer du Vegan, malheureusement, les sandwich sont un peu léger, mais disons que c’est pas la bouffe la priorité ici aha), et c’est à POX de jouer. Un des seuls groupes de Black Metal à officier aujourd’hui, mais quel groupe ! J’avais déjà eu les cages à miel titillées par la chronique sympa dans un des récents In Extremis et leur concert m’auront confirmé l’impression que j’avais d’eux. A savoir un black qui va bouffer un peu à tous les râteliers mais qui le fait BIEN !!! Beh oui, faudrait que certains en prennent de la graine parce que se la jouer orthodoxe ou je ne sais quelle connerie, ça commence à bien faire. Non, là POX savent doser exactement comme il faut. Entre Black/Thrash, Black plus conventionnel ou passages Orthodoxes mes couilles (mais sans le côté dissonants si chiants propre au style), le tout est synthétisé d’une manière vraiment géniale. Bon alors après, en toute franchise, je les vois pas en tête d’affiche d’un concert non plus. Mais les mecs démarrent avec POX et franchement y’a de quoi faire quelque chose de vraiment cool, carré et qui envoi (ce qui est déjà le cas). Ils repassent d’ailleurs avec Hellish Crossfire et Slaughter Messiah prochainement, je pense en être ! Puis ce que j’ai particulièrement aimé avec eux, ce sont ces riffs qui tourbillonnent, te restent en tête et tournent inlassablement pour te rendre aussi taré qu’un fan de Soral lâché en pleine Barmitzvah. Et puis ce passage tellement rythmé qu’on se serait cru largué en plein milieu d’une song de Blacklodge aha. Avec son rythme ultra saccadé, limite techno… Mais je me comprends et je dois être parmi les seuls (avec monsieur Doomovich) à avoir entendu pareille référence éhé. En résumé : un groupe qui sait allier à la perfection tout type de Black Metal qui tâche sans tomber dans l’auto-parodie. A suivre également…

    Je profite des 30 minutes entre les groupes pour aller à la recherche de quelqu’un auprès de qui je dois récupérer le magnifique T-shirt de Wallifornian Degeneraiton (dont je te parles assez régulièrement sur ce blog d'ailleurs) avec la tronche à L’embrouille dessus éhé. Un T-shirt juste parfait ! J’en profite aussi pour préciser que ces pauses de 30 minutes sont tout simplement parfaites. Je ne te raconte pas les trips, les discussions passionnées (le batteur de Lord qui me parle même de l’évolution du groupe au fil du temps) et les bières éclusées durant ces laps de temps. Je pense sincèrement que c’est la durée parfaite pour profiter un max à la fois de l’ambiance et des concerts.

    C’est donc au tour de Tentation de se produire sur scène. J’en attendais beaucoup du seul groupe français de cette date et dire qu’ils ne m’ont pas déçu serait un doux euphémisme. Les pyrénéens officient dans un vieux heavy français avec tout son lot de clichés kitschissime qui me font adorer ce style. Les mecs ont été bercés à grand coup de Blaspheme et ça s'entend ! Tout en étant carrément plus pêchu et couillu. Tu rajoutes à ça des riffs pas loin de rappeler Maiden par moment et tu obtiens un cocktail détonnant où t’as l’impression d’être propulsé en mode Kung Fury en plein 80’s. Je n’ai pas connu ces années, n’étant pas encore dans les gonades reproductrices, donc je vais pas faire mon faux nostalgique, mais un truc pareil ça te donne envie d’aller faire un tour dans le passé aaaaaaarrrrrgh !!!! Du pur concentré d’hymnes en plus, à tel point que, sans connaître une seule chanson je me surprend à scander les refrains tel le chevalier aviné beuglant pour libérer sa terre des sarrasins. Rien que L’épreuve du sang et Valhalla qui te foutent une mandale en pleine tronche, mais aussi cette reprise de H-Bomb qui aura fini de nous achever. Perso, j’ai vraiment plus de cervicales là. Une bien belle claque qui confirme bien la passion qui transpire de chaque pore de la salle,animée elle aussi de cet engouement rétro ultra présent et la magie ainsi que le dévouement de ses organisateurs toujours prompts à nous sortir des groupes tous plus passionnants les uns que les autres. J’insiste, (et dans d’autres Live report aussi), mais bordel soutenez David et Christine ! Le dernier fer de lance du metal à l’ancienne qui se bouge bien le cul en Belgique et même dans le Nord !!!!!!

    En bref, pour Tentation, si t’aimes le vieux Heavy et les trucs comme Blaspheme, fonce te soumettre à l’épreuve du sang, celui qui coule dans tes veines mais macère depuis les années 80 pour bouillonner de cet esprit passionnel et tellement kitsch, jusqu’à te faire transpirer de l’hémoglobine sur tes vieux instrus poisseux !
Et justement, le temps d’aller se boire une bibine à la voiture, les mecs de Tentation sont garés juste à côté de nous justement ! Et comme on a pas vu de merch alentour, on arrive à leur prendre quelques T shirt que les mecs avaient dans le coffre. Des gars top, passionnés. Putain mais pour une fois, exit les hipsters et les poseurs de merde qu’on croise aux grands events ou même dans plusieurs petits concerts locaux. Je sais pas toi mais moi ça m’a fait l’effet d’une brise fraîche sur mes parties génitales par canicule !
Pendant cette petite interlude nous auront aussi eu la chance de recevoir deux mecs de Finlande qui voulaient s’assoir à notre table. Il s’avère que c’était deux mecs du groupe Satan’s Fall, programmé plus tard dans l’après-midi. Des mecs top avec qui nous avons pu discuter de la scène finlandaise et échanger quelques binouzes.

    Au tour de Transilvania, dont on m’avait beaucoup parlé justement. Second groupe de pur Black du festival et quel groupe ! Je n’avais absolument aucune idée du truc mais les mecs m’ont foutu une belle branlée quand même ! Black bien crasseux tirant énormément sur le Black/Thrash avec une voix ultra dégueulasse et poisseuse à tel point qu’on se demande si ce n’est pas Satan lui-même qui nous crache dessus. Franchement les mecs ont tout compris parce que t’as cette petite mélodie dans le riff Thrashisant qui fait toujours mouche sans tomber dans le cliché et la hype des traditionnel groupes à la mode (qui me plaisent aussi cela dit). Quand c’est aussi bien joué, j’applaudis la performance tel l’Illuminati reptilien devant un discours de Sylvain Duriff (aaaah quel bonhomme ce Duriff, avec ses attaques incessantes contre les fakes). Bon en gros, du bien dégueu qui fait plaisir. Je me rends compte que, du coup, le running order a vraiment bien été calé histoire de varier les styles et pas se taper tous les trucs de speed/thrash/heavy d’un seul coup. Franchement ça rend le festival d’autant plus agréable !

    Malheureusement, la bibine étant ce qu’elle est, nous n'avons plus conscience du temps et, de crise de fou rires en discussion philosophiques sur le Grand Monarque, nous voici dehors à rater Satan’s Fall. Alors que les mecs étaient quand même super sympa. Quand c’est comme ça, j’ai tendance à culpabiliser un peu mais bon…l'alcool c’est le mal n’est-il pas ?

    Du coup, séance de rattrapage avec Burstin Out et leur Black’N Roll poisseux jusqu’au bout. Les mecs t’envoient la pâté (comme tous les groupes d’aujourd’hui en fait !) à grand coup de poum-tchak poum-tchak que j’aime tant à la batterie. En fait imagine un croisement entre les grands Midnight, Motörhead et Venom. Sauf que Venom aurait du se tourner vers quelque chose de ce genre, beaucoup plus pêchu et moins mou du gland que ces derniers temps. Enfin, vaste débat… En gros, si t’aimes te démolir la nuque sur du mid-tempo rapide et du riff bien qui cisaille tes esgourdes, le tout sur fond de voix arrachée, puant la whisky et la bière, Burstin Out est fait pour toi ! Etant grand fan de Midnight, je ne peux qu’adorer leur Speed/Black de grande facture ! Le point culminant du concert aura été cette reprise (somme toute classique me direz-vous mais tellement efficace) de Black Metal des légendes susnommées. Et mon engouement ira jusqu’à suivre ce bon vieux Alex Martinez au-devant de la scène à nous bousculer avec moulte hardos houblonnés, glissant dans la bière renversée et éclatant mon verre sur le crâne de monsieur Doomovich ! Parfaitement dans l’ambiance du concert et du festival en lui-même. Ça doit bien faire un an que je ne m’étais pas autant défoulé sur un groupe et ça fait un bien fou ! Exit les contraintes sociales auxquelles tu es complètement assujetti, ici, pas de compromis, juste de la bagarre sonore, et du tabassage de cervicales en règle. Et puis vas-y que le chanteur gueule metal dans tous les sens et ces solos balancé à l’arrache aaaaaaaaaaaaargh moi ce genre de truc ça me fout en PLS direct et c’est tellement bon putain ! Ultra old-school je te disais !

    Bon sinon, après cette claque, repos repos, sous l’orage grondant tel Satan venu soutenir ce festival juste parfait ! Malheureusement, une fois de plus, je me retrouve à boire des coups à droite à gauche et me voilà en train de louper Ravensire ET Violentor… Je n’en suis pas tellement fier, mais vu l’ambiance que l’on s’est tapé sur le parking, ça valait bien le coup aha. Bon et puis, en festival y’a toujours quelques groupes que l’on rate. Après, étant donné que je n’écris absolument rien d’officiel, j’en ai rien à carrer. Je pense quand même être beaucoup plus présent que le gogol de 20 berges bourré au Jagger à 13h au Hellfest qui va juste voir un éternel Immortal ou Megadeth. Aaaah le metal, son public de branleurs, ses festivals à la mentalité d’une multinationale, ses groupes prostitués (#Thallium ?)… Au moins ici, pas de toute cette fange des rebuts de la scène. Juste de la passion, de la vitesse, du gros son et des VRAIS putaiiiiiiin !!!!! J’insiste, j’enfonce totalement le clou, mais ça a le mérite d’exister, de voir autant de gens se bouger le cul et, vu le public, j’ai vraiment l’impression de voir un documentaire sur le heavy ou le thrash dans les 80 ‘s. De toutes façons c’est simple : 9 gars sur 10 ont une veste à patch.

    Il est temps de se rattraper un peu car il ne reste que deux groupes. Et ce sont les italiens de Baphomet’s Blood qui prennent la relève. J’avais pu les voir à La chimère il y a quelques années, organisé par le défunt Metal Attak avec Ketzer en première partie quand même ! Alors, n’écoutant pas plus que ça je t’avoues que je ne sais pas trop quoi dire sur le groupe, juste que c’était, comme chacun des groupes présents aujourd’hui, une claque monumentale. Du gros Motörhead worship survitaminé à la limite du Black/Thrash par moment. Putain et des titres annoncés comme Satanic Metal Attack ça vend du rêve bordel !!!! Bon et puis, t’as quand même le batteur de Blasphemophagher au micro ici, pas un petit monsieur s’il-vous-plait ! Le tout pendant près d’une heure et demi…Bien énorme !!! 

    Et ça ne peut que laisser présager du très bon car ce n’est pas moins que GEHENNAH….Bordel, oui, Gehennah !!! A ne pas confondre avec les autres groupes à l'orthographe différente. Ici, il s’agit des Hardrocker qui aiment excessivement la bagarre. En dehors du fait que je sais à chaque fois que les groupes programmés par notre couple belge préféré seront sans compromis, je venais aussi spécialement pour eux. Et pour l’occasion je me fous devant la scène 20 minutes avant le concert. C'est aussi l'occasion pour David de monter sur scène pour prendre le micro et remercier le public et les groupes, chose qu'il fait à chaque fois et qui, je trouve, à son importance. Il est rare de voir un organisateur prendre ainsi la parole et remercier directement les gens! Des gens adorables je te le dis!!! 

    Gehennah commence donc, sans surprise mais tellement énorme, l’arrivée sur Still the elite te fait comprendre que tu vas passer un sale quart d’heure où chaque tape de caisse claire est un uppercut en pleine face, chaque riff, un coup de couteau dans le bide et chaque mot dégueulé avec hargne est un véritable appel à la houblonnade de ton foie ! Putain de putain de putain de putaiiiiiiiiiiiin mais c’est quoi ce truc de fou en live ??? Déjà j’adorais sur skeud mais là…Bordel LA !!!!! J’ai vite dégagé derrière tellement c’était bagarre bagarre devant la scène ahaha. En même temps, avec un groupe qui a les titres les plus rock’n roll au monde (Tonight we fight, Under the table again, Streetmetal Gangfighters entre autres) faut pas s’attendre à du post-rock éhé. Rha pis ça fait plaiz de voir des hymnes joués et scandés par le public comme l’éponyme du dernier album, Six-pack Queen, Under the table again ou encore 666, drunks & rock’n roll !!! Mais moi je deviens fou quand j’entends ça !!! Y’a pas, ça ma requinqué un bon coup à une heure où les neurones commençaient à faiblir un tant soit peu.
Niveau Black Rock’n Roll, j’ai énormément été servi en un an. Déjà avec Midnight au Méan l’année dernière, et puis ces dates organisé par le NCMF … Le pire c’est que j’ai l’impression que plus j’en fait, plus j’en veux. Et même le chanteur de Gehennah, avec son énorme bide à bière, ne me dira pas le contraire car Gehennah will destroy your life !!!! Y’a pas : la Rock’n Roll Patrol à vraiment cloturé cette date de manière immensément parfaite. Et regarde-moi ce bassiste glissant dans la bière et finissant la chanson allongé sur le dos aha.

    Franchement, je tiens à dire un IMMENSE merci à David et Christine que j’adore putaaaaain !!!! Ils nous servent toujours des groupes géniaux qui envoient la pâté mais d’une force !!!! Et vu le monde d’hier, ils ont tout de même réussi à gérer de manière parfaite, tant sur les problèmes de salle qu’il y a eu, la communication, les horaires respectés et surtout cette programmation juste magistrale. Quand je vois leur stress constant ce jour-là et les déboires qu’ils ont eu, je ne peux qu’applaudir leur passion constante et le fait qu’ils ne lâchent rien !!!! Putain juste un IMMENSE MERCI bordeeeeeeeeeeeeeeel !!!!!! Et c’est pour ça que j’insiste mais, j’espère que la plupart des gens ont apportés leur contribution à la cagnotte parce que c’est plus que mérité !!!! Si tu veux pas te retrouver avec des places à 25 balles, faut soutenir quand tu peux !!!

    Maintenant, qu’il va être dur de reprendre ses esprits. Une date qui est vraiment passée trop trop vit, à l’image de ses groupes en somme. Mais tellement de bonne humeur et de passion qui transpire du public. Je ne peux que soutenir ce festival, peut importe le prix outrageusement bas pour une telle qualité, peut importe la distance, le choix des bières ou de la salle, jamais je ne lâcherai l’affaire !!!!!
PAS DE COMPROMIS !!!!! SUPPORT OR DIE !!!!!!!!!!!!!!!