vendredi 23 juin 2017

Monarque + Malcuidant + Mortis Mutilati @ Midland (Lille) 22/06/2017



    A moins de vivre dans une grotte, t’as du capter que la chaleur cette semaine fut insoutenable ! Pire que dans un four des années 40. Et quoi de mieux, dans cette atmosphère lourde, que de venir prendre une bonne bouffée glacée directement importée du Québec ?

    L’asso ne proposait aucune prévente. Du coup, en stress toute la journée, me voici à tracer direction Le Midland pour choper des places pour moi et mes potes. Premier constat : pas mal de monde déjà présent sur les lieux. Dommage que ça n’arrive pas aux autres dates un peu plus Underground. Enfin… Le public Black Metal ne m'étonne plus vraiment… Éternel débat, envie de meurtre, tout ça tout ça… Mais passons.

    Ondes Noires nous a concocté une affiche aux petits oignons et c’est Mortis Mutilati qui ouvre la danse du givre avec des membres au Corpse Paint bien bien dégueu et cadavérique. J’ai, comme tout le monde, entendu parler du one-mand band parisien dont le gars officie également à la basse dans Griffon et Azziard entre autres, mais je n'ai jamais écouté une seule note. Le groupe arrive sur une intro aussi humaniste qu’un Panzer lâché en pleine réunion des Alcooliques Anonymes : sirènes hurlants brièvement, puis pleurs d’une femme sur fond de piano lancinant. Alors dans ces cas-là, j’ai remarqué : soit tu te tapes une énième copie de Marduk, soit tu tombes sur une perle rare qui vaut son pesant de cacahuètes à grand coup de Black au riffing mélodique et envoûtant qui te retourne le cerveau avec du Blast de ses morts ! Et quelle joie de constater, tel l’unijambiste s’essayant au 100M Haies, que la première option se casse la gueule. Les mecs officient dans un Black traditionnel mais je les ai trouvé vachement inspirés par la scène Finlandaise. Traduis ça par des mélodies qui te tournent dans le crâne jusqu’à l’obsession (Copyright Jean « In Extremis » Pazola), du Blast pour soutenir le tout et une voix écorchée as fuck qu’est pas loin de rappeler un Sargeist qu’aurait copulé avec les Mexicanos de Luciferian rites (pour l’intonation dépressive). Mais si y’avait que ça…. Ajoute à ça une putain de patte à la française et là je dis Bingo ! Alors le Black français est assez disparate, je l’avoue. Peste Noire ressemble pas du tout à Aosoth qui ressemble pas du tout à Seigneur Voland qui ne ressemble pas à Autarcie qui… Bref, t’as compris le bazar. Mais malgré tout, je sais pas…Une atmosphère qui s’en dégage… Un peu aidé par les "cordes par cordes" dissonants qui m’énervent tant dans le Black Orthodoxe. Mais ici, ce genre de passages m’ont fait pensé à du grand Aosoth et là ça passe crème en fait. Mais ça, ce n’est qu’un détail. Les mecs savent te claquer du riffing que pourrait jalouser la scène Québécoise. Et en même temps, je leur trouve un énorme côté Sacrificia Mortuorum. AAAAARGH ! J’te cite des références par-ci par-là, c’est pas pour me la jouer connaisseur ou quoi, c’est juste parce que tout au long du Live, j’ai vraiment eu ce genre d’idées qui ne cessaient de m’assaillir. Un putain de débarquement dans mon cerveau. Alors ça rend le truc carrément alambiqué et c’est pas une surprise de voir une chanson un poil plus épique vers la fin du set avec une Demoiselle tenant la chansonnette. Et ici, même si elle pousse pas mal la voix, n’imagine pas avoir affaire à une saloperie gangrenant la scène comme on en voit trop souvent (Thallium ?). Ça rendait simplement le truc super FAT et aéré ! J’aurais peut-être pas trop aimé si elle chantait sur chaque chanson, mais là, pour une sorte de Guest, ça le faisait carrément ! Et puis les gaillards ont une putain de haine, tu le sens. Déjà, rien que la dédicace à Welicoruss… Pour l’anecdote (je n’y étais pas mais on m’a raconté) : Mortis Mutilati ont fait une date avec Welicoruss il y a 3-4 mois de ça sur Lille et, retard oblige dans ce genre de concert Lillois, les mecs de WelicoBitus on réclamé que Mortis Mutilati raccourcissent leur set. Alors, qu’ils jartent une ou deux chansons, ça arrive… Mais quand tu vois ton groupe se faire gruger les ¾ du set à cause d’un groupe qui veut finir de jouer tôt car ils jouent à Paris le lendemain et qu’ils sont fatigay…. PUTAIN MAIS IL Y A QUE 2H POUR ALLER A PARIS BORDEL !!!! L’hommage s’est donc résumé à quelque chose comme : « ça fait plaisir de pouvoir enfin jouer un set complet à Lille. Cette chanson, elle est pour ces bâtards de Welicoruss ! Allez crever ! » suivi du geste du chanteur qui nous fusille avec ses doigts. Et, deuxième chose qui prouve toute leur haine : la dernière chanson est une reprise de Whiskey Ritual (Bite it your scum), qui est déjà une reprise de GG Allin. Alors je ne connais pas la version Whiskey Ritual, mais bordel, par rapport aux autres covers de cette chanson que j’ai pu voir, c’est la première fois que je la trouve vraiment adaptée au style que le groupe joue !! Une version Black/N Roll as fuck en somme ! Et avec, en guest vocal, Nae, le batteur d’Antilife qui fait partie d’Ondes Noires également, venir pousser la chansonnette et les gens à l’ancienne.
Le groupe se barre ensuite de scène sur un Allahu Akbar bien ironique et nihiliste. Fermez les rideaux, grosse claque à suivre de près.

    Alors j’en ai pas encore parlé, mais si la chaleur redescend légèrement dehors, la salle est un véritable four. Sérieux, c’est une horreur et je me demande comment les mecs des groupes font pour jouer sans tomber dans les vapes. Ah ouais merde : ils boivent des pintes. Bon bah… je fis donc de même tout au long du concert et, force est de constater que ça aide, en effet éhé.

    Trêve de dérives alcooliques, Malcuidant démarre et je loupe les deux ou trois premières chansons. Arrivé devant, je constate que les gars officient dans un style assez similaire : ça me rappelle la Finlande version produits du terroir. Cette fois-ci, ce n’est pas Sacrificia Mortuorum qui me saute aux esgourdes mais plutôt un Angmar qui aurait troqué son ambiance dépressive pour du punk crasseux. Déjà, t’as un batteur totalement épileptique qui bourrine sur ses roulements tout au long du concert. Et puis du trémolo en veux-tu en voilà. Ça bourrine comme pas possible et c’est ça qu’est bon ! Le petit côté Angmar que je leur trouve vient peut-être des chants épiques tout en « Ho Ho Ho ! » sans tomber dans la musique de tarlouze. Et puis ce son criard comme j’adore, bordel !!! Les gars sont français également et ça jute du Raw Black Mélodico-punkisé comme Emile Louis juterai dans des culottes de gamines. Parfois, le mec se permet aussi quelques envolées de corbeau dépressif qu’il fait bien bon d’entendre. T’auras toute la recette d’un bon black inspiré en fait : du Blast quand il faut et vachement fou, de la guitare tantôt dissonante, tantôt méga-ultra-classique tout en mélodies qui donnent envie de vénérer notre pote cornu, et le chant dont j’ai déjà parlé. Et moi, quand j’entends un truc pareil, ça me donne envie de brandir le poing, d’aller taper de l’envahisseur à la gloire de Satan et de la nature, et de savourer la musique pour ce qu’elle est au lieu de brandir un portable… Alors je développe peut-être moins que pour Mortis Mutilati, mais les deux groupes se valent carrément et c’était trèèèèès judicieux de les claquer sur la même affiche franchement.

    Par contre, je vais juste faire mon râleur encore une fois, mais qu’est-ce que ça m’énerve les mecs de groupe qui exhibent le T-Shirt de leur groupe sur scène… Fin… On SAIT que c’est Malcuidant : on a payé, on a vu le flyer et souvent y’a un running order d’affiché… En bref, arrêtez un peu… Mais sinon c’était une deuxième super claque !

     Bon, l’entre-deux groupes dure un petit moment et tout le monde est jarté de la salle pour que Monarque se prépare. Pas de soucis, au moins ça fera sûrement retomber la chaleur. Mais malheur NOOOOOOOOOOOON !!! Dès qu’ils rouvrent les portes, j’arrive à me claquer tout devant mais j’ose pas imaginer les gens serrés comme une capote sur la teub à Rocco. Sérieux, la dernière fois que j'ai eu aussi chaud, c’était au concert de Violator à La Chimère en 2010. Mais rien à foutre : c’est Monarque qui vient fouler les planches de cette petite salle que je côtoie tellement régulièrement donc je ne peux décemment pas me plaindre de quoi que ce soit. Excité comme pas possible, j’ai donc une visibilité parfaite sur le groupe qui entame les hostilités sur Ces Immondices ! Et là bordel !!! Mais LA !!!! Quel plaisir !!! Je fais un petite aparté mais Monarque et moi ça a démarré en 2010 : je découvre Ad Nauseam, je l’achète en vynile et je lis les paroles, chose que je fais rarement. Et Ces Immondices m’a toujours ENORMEMENT aidé dans mes phases de déprime, à savoir le passage suivant : "Rester de pierre, rester de glace, avec fierté toujours faire face […] sans hésitation, leur cracher au visage et leur offrir la mort ». Outch ! Sors-moi un texte sur un fond musical aussi prenant qui te donne autant envie de te battre ?! Bref, je ferme là la parenthèse et j’en reviens au début du concert. Le son, brouillon au début, s’est vite amélioré au passage de guitare tout en trémolo mélodique (tu sais, après « Glorifier cet enfer » ?), mais pas pour le bassiste qui s’est retrouvé emmerdé dès le début à cause de son Jack. Mais pas grave : l’orga arrange assez vite le problème et j’étais tellement hypnotisé par la prestance de MONSIEUR Monarque et par la puissance de frappe du batteur (qui a sa place dans mon top des mecs au corpse paint avec le plus de symboles possible aha) que j’ai su en faire abstraction. Franchement, je m’attendais à l’avoir en rappel et au final ils arrivent là-dessus. Du coup, je coule de partout, j’ai les vêtements encore plus inondés que les cales du Titanic et j’en redemande, c’est ça le pire. Et il n’y a eu qu’UNE putain de chanson ! Alors les mecs te balancent ensuite Vigor Mortis de leur dernier album et j’ai également du mal à m’en remettre. En fait, je vais pas te faire le listing des chansons dans l’ordre même si j’ai chopé la setlist. Je vais plus te parler de ce que rend Monarque en live. Je les avais vu à la péniche Igelrock il y a quelques années (date organisée par WOTU), et j’avais trouvé ça moyen car le son était merdique. Mais c’était la PUTAIN de péniche de mes couilles tenue par un punk capitaliste qui veut pas faire de travaux acoustiques dans son rafiot de merde. Du coup, au Midland, le son avait beau être cru, c’était juste MERVEILLEUX. J'ai presque oublié la chaleur, balayée par ce blizzard des terres glacées du Québec ! Que ce soit la voix ultra Raw du chanteur ou les grattes suraiguës comme à l’ancienne (Quelqu’un me parle de Transilvanian Hunger), tu te retrouves avec un son ultra criard, comme une lame qui incise ton cerveau, ton abdomen, ta chair toute entière en fait ! Et ça c’est tout simplement magnifique ! Que ce soit sur des merveilles comme L’abysse aux charognes ou des chansons que je connais un peu moins comme Le vent du Nord, ça me donne juste envie d’hurler toute ma rage au sein d’une forêt enneigée, entouré par un amas de charognes éparses qui suintent la mort, la purulence glacée et le blizzard qui te tombe sur la gueule. Eh oui, Monarque c’est ça : leur musique est ultra représentative de leurs titres et c’est quelque chose qui se perd dans beaucoup de groupes… Et que dire aussi de cette reprise merveilleuse. Le groupe annonce une cover et il hurle : La clef pour la poooooorte !!! J’ai mis quelques secondes avant de faire le rapprochement, mais il s’agit bel et bien de Key to the gate de Burzum !!! Alors, perso, à part les hymnes des premiers album, Burzum m’a toujours plus ou moins emmerdé (à part le merveilleux Filosofem), mais bordel, cette reprise !!! Oo Leur son hivernal aura donné envie au public de se réchauffer en putain de bousculades digne d’un concert de Brutal Black. Moins fan de ces « danses » inhérentes au Metal, je savoure, je ferme les yeux, j’observe les membres du groupes, je me rends compte que rarement des mecs ont autant vécus ce qu’ils jouaient, que je prends une putain de tarte dans la tronche qui risque de bientôt se terminer… Tristesse... mais joie décuplée lorsqu’ils annoncent la dernière chanson qui n’est autre que La Quintessence du Mal. Et putain…si Ces immondices me faisait vibrer comme le string d’un sodomite en pleine action, cette chanson-là, ça me retourne les tripes, avec un final monstrueux où je m'égosille à scander le titre avec le groupe…Que dire…Il faut le vivre, il faut voir Monarque dans ta vie, dans de bonnes conditions, parce que leur son est tellement foudroyant et glaçant à la fois que c’est capital. Mon seul regret c’est de n’avoir pas entendu Fier hérétique (mais à Valenciennes ils l’avaient joué), ni Non-rédemption que j’adore au même titre que Ces immondices et La quintessence du mal. Mais il me semble qu’ils ne la jouent jamais en fait donc bon… Et histoire de râler un peu (mais là ça va être sur le public), il y a une chose que je comprends pas… Pourquoi autant de gens gueulent à la fin du concert « Québec indépendant » ? … Je veux dire : ok, on sait que les groupes en provenance de ce beau pays sont pour ce concept, mais en quoi le Lillois lèche-cul de base, ça le concerne ? Est-ce que les mecs connaissent l’histoire du Québec ? Est-ce qu’ils ont ouvert une fois un livre sur l’histoire du Canada ? Qu’est-ce qui leur permet dans leur vie de sortir ça, si ce n’est pour faire de la lèche en mode grosse pute face au groupe ? Fin bref… Moi-même je n’y connais rien mais justement : je me la ferme, j’acclame simplement le groupe. Et c’est comme tous ces cons qui gueulent « We want more » à la fin. Le chanteur leur claque à la gueule : « En français Tabernac !!! » et là, ça m’a bien fait sourire. Prenez ça dans les dents bande de connards suce-boules…
Bref…

    Sur ce, je m’en retourne dans mon village douaisien, il est minuit, je me lève à 5h… La journée fut difficile mais elle en valait CARREMENT la peine.

    
    Merci au Midland (Chien enragé Forever Dany !), à Ondes Noires pour cette dernière de la saison, et surtout aux groupes. Putain de découvertes (jetez-vous dessus, les loupez pas, on a une putain de sacrée scène en France il faut l’avouer, et faut pas s’arrêter à Blut Aus Nord et Antaeus), et putain de claque pour les impériaux Monarque…Une sorte de consécration auditive pour ma part….

samedi 13 mai 2017

Lelahell + Savage Annihilation + Corrosive Elements + In Hell @ Midland (Lille) 12/05/2017


    Un mois et demi ! Un mois et demi sans faire de Live Reports ! Mine de rien ça me démangeait. Mais le hic c’est que j’ai pas eu le temps de m’y remettre à cause des concerts en semaine, ou alors c’était pas tellement orienté extrême(Amaranthe, du Post-Punk, de la Minimal Synthwave etc), donc ça m’intéressait pas spécialement d’en faire.

    Et quel plaisir de pouvoir à nouveau chroniquer pour WOTU ! Cette fois, le Xavier, tel l’eunuque dans un Glory Hole, a fait un pari risqué ! Celui de faire venir un groupe Algérien à Lille. Bien que Wazemmes soit à proximité, je doutais que les gens du public se bougent pour Lelahell, moi-même ne connaissant pas du tout le groupe. Mais je regrette pas car tu vas voir, les claques que je me suis prise, c'est assez inhumain.

    Un demi-litre dans le bide et je me fous devant pour In Hell qui ouvre ce soir. Le line-up est un gros bordel : y’a un mec de Lyon, un autre du côté d’Hénin-Beaumont, ce qui ne veut pas dire qu’il a voté Marine car le batteur vient d’Algérie. Bref, je m’y perds un peu et après tout on s’en branle autant qu’un aveugle au cinéma donc c’est parti pour attaquer le vif du sujet. In Hell, c’est du Black/Death dans la lignée d’un Belphegor ou d’un Behemoth mais au son garage. Ce n’est pas un reproche chez moi, bien au contraire ! Les gars attaquent sans intro, direct au cœur même de leur son infernal tout en riffing apocalyptique comme je les adore, soutenu par une batterie qui blaste aussi bien qu’elle sait t’envoyer du bon Poum-Tchak rapide aaaaaaaaaaaargh !!! J’adore ce genre de trucs putain ! Alors, je ne peux pas ne pas en parler : la basse horriblement en avant sur la première chanson ! Ça piquait…Mais problème réglé dès la seconde et ça c’est bon ! Et du coup, je sais pas si ce sont les guitares qu’ont augmenté de volume comme ta voisine nymphomane à 2h du mat, ou alors la basse que l’ingé son a baissé, sûrement un peu des deux, mais ça passe carrément mieux. Le son restait un peu garage malgré tout mais putain quel pied ! Tiens, tant que je suis dans les petits reproches (ouais je sais, je suis qu’un sale con mais j’assume et j’aime pas sucer tout ce qui bouge), le chanteur est troooooop statique pour ce genre de groupe. C’est con sérieux parce qu’il a une voix qui passe super bien avec ce qu’ils font. Le truc classique en Black/Death : une alternance voix grave/criarde.  Par contre, ce que j’adore dans ce genre de trucs (et chez In Hell ça fait totalement mouche chez moi), c’est cette passion qui suinte des instrus, où tu sens le travail sur ce qu’ils composent est pas fait à moitié. Ça vient des tripes, c’est carré et direct et ça, ça fait plaisir à voir/entendre ! Petit final excellent où ils invitent un certain Charles sur scène pour remplacer leur nouveau guitariste (monsieur a pas eu le temps d’apprendre toutes les chansons ? aha), histoire de taper le beuf Allah cool sur Black Karma! Et mon Dieu….Quelle claque !! Sérieux, le son à rien à voir, je comprends plus rien : c’est encore plus bourrin ! Pourquoi ils l’ont pas réglé dès le début comme ça ? Du coup, je reste sur une note plus que positive à la fin de ce concert, sortant avec l’image d’être paumé en plein milieu d’un mont de cadavres fumants dans les 9 cercles de l’enfer.

SETLIST :

In the crypt
Back to Hell
Ghouls
My soul to the Devil
Born in Blood
Advent the Last
Black Karma


    Quelque chose m’aura fait « tiquer » ce soir par rapport à d’habitude. J’ai l’impression qu’il y a au moins 30 minutes de pause entre chaque groupe. Et ça c’est cool ! Au moins, t’as le temps de tailler le bout de gras de jambon avec les algériens ou même des gars du coin totalement ivres qui viennent débiter des conneries. Du coup, je me demande : ai-je le droit aux blagues de mauvais goût dans ce ce Live Report ? Enfin…je crois que j’en ai déjà sorti donc c’est foutu aha.

    Bref, un petit tube à cancer et de la bièèèèèèèère, et c’est parti pour une nouvelle claque. Les parisiens de Corrosive Elements m’ont foutu ma branlée, je ne peux pas le dire autrement. La recette est toute simple : Dismember + Rock’n Roll + Thrash Metal. Et c’est exactement ce à quoi tu penses ! Les gars ont goûté les tétons de leur mère et en ont vite eu marre, alors ils ont biberonnés du Suédois à la tronçonneuse graaaaaasse ! Les mecs sont uuuuuultra motivé c’est un truc de malade ! Une voix bien sépulcrale qui rappelle purement cette scène. Mais alors ce que j’adore c’est que là où la scène suédoise a chercher à se « rock’n rollisé » depuis 10-15 ans et que ça retombe un peu à plat, bah eux ont super bien réussi le mélange. C’est un peu comme une Pina Colada : chacun des ingrédient me fait gerber mais le cocktail butte et Corrosive Elements ça surbutte totalement. Ok, la comparaison fait pitié (genre je bois des cocktails en concert maintenant…et c’est pas totalement faux (Chien enragé aaaargh)), mais sache que les parisiens savent t’envoyer du pâté de campagne de ses morts ! Et puis comme si ça suffisait pas, les gaillards réussissent aussi à t’insérer (en tout bien tout honneur hein…même si ça a insulté Macron assez rapidement) des putains d’éléments punk comme ces backing vocals assez rapidement mis en place. J’en veux pour preuve aussi ce Toxic Waste Blues, avec sa ligne de basse à la Motörhead et son riff Black/Thrash qui arrive pour t’inciser le bide sans concession ! Pouaaaah pis écoute-moi ce batteur sérieux ! Il te balance de la rythmique ultra Death/Heavy/Black/Thrash et t’as juste une envie : retourner le Midland à grand coup de pelles dans la gueule (pour déterrer les J…. comme dirait Didier Super aha) ! Sérieux, c’est ma grosse claque de la soirée et, honnêtement, je sais pas comment les deux groupes restants pourront surpasser ça.

SETLIST :

Destructive Cult
Losers
Wrong Turn
Burn
Force Fed Lies
Oppression
Premium
Toxic Waste Blues
Warmongers

    Bon, mine de rien ça suinte, ça pue et on étouffe sacrément là-dedans. Alors on s’aére 30 minutes, on parle de gaming, on s’avoue qu’on a pleuré devant Final Fantasy 10 et on se laisse emporter par l’éthylisation qui commence sérieusement à attaquer les neurones. 

    Putain, heureusement que je prends des notes. Là, il est temps de retourner dans le four qu’est devenu la salle du Midland et c’est pas Savage Annihilation qui risque de rafraîchir l’ambiance générale. Après l’apocalyptique Black/Death de In Hell et le Swed’and Roll (t’as vu ça, j’vais déposer un copyright) des Corrosive Elements, place à la lourdeur de Savage Annihilation. Imagine un Cannibal Corpse en moins chiant que l’original car sans solos techniques balancés à tout-va. Comme si les mecs avaient décidé de se concentrer sur le riffing et les structures qui changent constamment. Alors moi, Cannibal Corpse ça m’emmerde sérieusement, mais là…PAF ! Dans ta gueule ! C’est d’une telle lourdeur que tu te croirais lâché en plein champ de cadavres putréfiés qui suintent de partout comme la bite d’un puceau qui s’essaye à la sodomie en ayant trempé son bout dans de l’huile de foie de morue. Et comme si ça suffisait pas, quand ça ralentit je suffoque littéralement, écrasé sous le rouleau compresseur des gaillards qui s’arrêtent jamais. AAAAAARGH et les parties rapides sont juste monumentales. Ça doit être grâce à la basse 6 corde du mec. Qu’on vienne encore me dire que les bassistes servent aryen ! Bon, p’têtre dans un groupe de Black Low-fi ok ok. Mais là, honnêtement je sais pas quoi dire de plus tellement j’ai du mal à m’en remettre. Un tel enchaînement de qualité totalement made in France c’est pas humain sérieux. Et puis t’as cette alternance de chants grave/erraillé qui marche super bien. Au final, je sais pas si c’est la batterie dont j’adore le son de la caisse claire jouée comme ça ou autre chose, mais ça m’a rappelé Revenge…Mais un Revenge qui aurait troqué son amour pour la déshumanisation de la planète pour une invasion de zombies graisseux, avec les viscères en prime. En gros, de la lourdeur, de la graisse de tronçonneuse, des envies de film d’horreur et de asphyxie constante avec Savage Annihilation. Leur nom fait très groupe de Thrash quand même aha. Mais je pense que ça vaut son pesant de cacahuète. Si t’aimes Cannibal Corpse, arrête de perdre ton temps avec ce qu’ils sont devenus et court acheter les yeux fermé le skeud de Savage !

SETLIST : 

Par-delà les dunes de cadavres
Les catacombes de l'abomination
Dévorante
Dégénérescence
Antropophage
Dépeuplez ce monde de vermines
La marche des exhumés
Dans un océan de putridité
Les catacombes de l'abomination pt.2
Hyrreit

    Un bon bol d’air frais avant de goutter à l’exotisme de Lelahell. Je suis vraiment curieux de voir ce que donne un truc qui vient direct d’Algérie. On m’avait parlé de la scène Black/Thrash de là-bas (Gianpetard j’attends une tiote liste d’ailleurs !), mais j’y connais franchement rien en Metal extrême africain. Bon, c’est pas non plus une scène ultra prolifique, tu t’en doutes, mais il y a l’air d'avoir une tripotée de groupes qui ont autre chose à foutre que d’aller faire des courbettes devant le minaret de bon matin (ou au soir..J’ai jamais rien compris à toutes ces conneries en même temps. Pis bon…la religion hein…). Bref, déjà je suis sur le cul, c’est que le chanteur/guitariste nous parle dans un français parfait ! Hésitant certes, mais vraiment parfait ! Alors déjà, je dis bravo, ça fait plaisir ! Et en plus de ça, les mecs démarrent et te balancent la sauce sans concession. On reste sur une base Death Metal, ça c’est clair, mais je trouve leur approche ultra Black en fait. Et du coup ça me parle à fond, moi qui préfère le Death old school ou quelques trucs de Slamming brutal death. Et chez Lelahell, t’as autant de brutalité sans tomber dans les travers d’une énième connerie de Brutal Death qui se veut faussement bourrin « paske C Metôl », que d’influences old school avec notamment ces solo placés là où il faut, quand il faut. Ça sais ralentir mais ce qui me subjugue autant, c’est la batterie. Pouaaaaaaaah j’ai rarement vu un mec jouer aussi vite et fort (la dernière fois que j'ai été autant sur le cul c'était avec le batteur de Hate). Le gars a une tête de technicien qui ferait joujou avec des éprouvettes (je dis ça car il me fait penser à fond à un ancien collègue), il est sapé en mode cycliste…Mais quelle énergie, quelle puissance de frappe, quelle rapidité !!! C’est un truc de malade sérieux, j’ai du mal à m’en remettre…. Et tu sens qu’il est toujours à fond, en sueur dès le premier morceau… Et que dire du reste ? Une guitare incisive qui tire parfois sur le Death/Thrash (la dernière chanson aaaaaargh), une basse slappée qui apporte beaucoup et l’ensemble qui te fout des chansons ultra saccadées, perso je surkiffe. T'as juste envie d'aller dans des ruines de leur pays et balancer la sauce. Je me vois bien dans un clip de Nile, en plein milieu du désert. Sauf que là, les mecs savent de quoi ils parlent parce qu'ils sont vraiment du bled. Et c'est pas pour critiquer Nile hein. C'est juste que du coup chez Lelahell, ça ajoute de l'authenticité au truc, tu as ce petit quelque chose en plus qui les fait se démarquer d'une scène qui s'asphyxie avec le temps. 

SETLIST :

Al Intissar
Parasits
Ignis Fatulis
Paramnesia
Adam the First
Am I in Hell?
The 5th
Kalimet Essir
Emperor


    C’était quoi cette date de porc en fait ? Ulf nous a dégoté des putains de groupes franco-algériens (fin pour In Hell, Corrosive Elements et Lelahell du coup), et le reste totalement FR. Je me dis qu’il y a tellement de bons trucs à découvrir encore.

    Perso, hier soir j’ai pris ma branlée, c’était juste parfait ! J’avais rien écouté des groupes, et j’avais même un peu peur que ce soit limite interchangeable, mais entre la sauvagerie infernale de In Hell, la surmotivation (et ma grosse branlée de la soirée) de Corrosive Elements, la lourdeur de Savage Annihilation et l’exotique violence de Lelahell, bah putain j’ai été plus que servi… Que dire à part longue vie au loup ! Et un immense merci à lui pour m’avoir permis de rentrer dans l’asso pour débiter mes conneries, merci à Dany du Midland pour faire vivre la scène et son investissement dans sa salle (et accessoirement aussi, ses chiens enragés qui me réveillent aha), merci au public qui a bougé son cul (et j’ai vu des têtes que je vois jamais en fait, je suis assez étonné), et merci bien évidemment aux groupes qui n’ont pas été décevant du tout !

    Allez, moi c’est pas tout, mais ça m’a donné soif alors je vais essayer de me synthétiser un deuxième foie à grand coup de levure de 3 Monts !


ONLY LIVE IS REAL !!!! SUPPORT THE UNDERGROUND !!!! AND FUCK THE TREND !!!!

dimanche 2 avril 2017

Wolves Doom Mass @ Midland (Lille) 01/04/2017



    Voici la consécration de toute une année de « chroniqueur » indépendant. J’avais toujours dit que j’accepterai jamais les invitations pour faire du Live Report mais voilà ici qui est différent. Quand Ulf m‘a proposé de devenir membre à part entière de son asso (que je suis depuis presque le début), j’étais donc aussi heureux qu’un prêtre devant de nouvelles recrues chez les enfants de chœur. Et c’est donc avec cette date de Doooooooom que j’attaque mon début de carrière, mais rassure-toi : le style d'écriture ne change pas d’un iota !

    C’est pile à l’heure, après avoir glorifié le territoire des Gaulles au Parc Astérix, que j’arrive au Midland, salle qui m’est de plus en plus chère ces derniers temps et qui est devenue incontournable pour ses Chiens Enragés. Le temps d’aller tirer de l’argent vite fait et de dire bonjour à toute la populace présente (quasiment autant qu’à Cruciamentum, c’est plutôt une bonne nouvelle) et c’est à Hyde d’ouvrir. Autant le dire tout de suite : je suis pas du tout un fan de Gothic/Doom à chanteuse donc mon avis risque d’être mitigé. Bien qu’ayant eu une période Sympho dans ma lointaine jeunesse, je suis devenu autant friand des chants lyriques féminins qu’un Israélien finance Daesh. Néanmoins, je ravale mon mauvais goût (c’est toujours plus facile que de ravaler sa gerbe), et je tends tout de même l’oreille. On a là de la lenteur pas trop mal inspirée, lorgnant vers un Doom traditionnel et musicalement c’est même pas dégueu en fait. J’arrive à apprécier pas mal de passages, notamment ceux en trémolos sur des fins de chansons enchaînées avec d’autres plutôt doom…Mais ce duo de voix me parle absolument pas : une jeune chantant lyrique accompagnée d’une autre comparse tirant vers le chant plus rocailleux (parfois blackisé même !), mais chez moi ça prend pas des masses. Alors nul doute que chez les aficionados de Gothic/Doom, ça puisse parler, et même être d’une grande qualité, mais pour moi ça retombe à plat. Et, au final, lorsqu’ils nous annoncent qu’après la chanson qu’ils vont faire, ils reviendront à du Doom plus tradi…Bah c’est justement cette chanson sous-entendue moins Doom que j’ai le plus apprécié. Je les aurais carrément vu dans un concert de Sympho en fait. Du coup, ça aura parlé aux amateurs du genre, mais pour moi, pas trop ma came. Autant demander à un aveugle s’il veut entendre.

SETLIST
The Brightest Star
Corvus Corax
Ghost Train
One
Seed of Doom (The Seed)
Seed of Doom (The Beast)

    Malgré cette première partie, je m’étonne à n’avoir qu’une bière à la main. Et voilà qui est bien malheureux, car The Bottle Doom Lazy Band va jouer, et si tu connais pas ce groupe de pochtrons, bien mal t’en fasse ! Je t’invite cordialement à aller te noyer dans une cuve fermentée de vieille Villageoise. En gros, t’as affaire ici à du groooooos Dooooom de cuite. Je les avais déjà chroniqué l’année dernière, mais j’ai tant de choses à redire dessus. Les mecs sont tous des gros bûcherons houblonnés, avec leur grosse barbe et leurs cheveux longs pas coiffés. Rien qu’en entrant dans la salle, nous voilà imbibés de bonne sueur de mâle et les vapeurs de bière envahissent tous les sens. Le mélange sied parfaitement à c’t’ambiance d’homme, les vrais, ceux qui pratiquent leur metal comme le coït : avec force et détermination. Bref, dès les premières notes PAAAAAAF, tu sens que le concert va t’emmener trèèèèèèèèès trèèèèèèès loin de toute considération sociale, avec cette première chanson à l’intro à rallonge, avec ses solos psychédéliques tout droit sortis d’un groupe de Stoner, lorgnant avec une autre galaxie, le tout dans un bouillon de riffs pas loin de sonner « Post ». AAAAAArgh et putain quand le chanteur débarque !!!! J’avais oublié à quel point le « lyrisme » de sa voix apportait énormément au groupe. Mais un lyrisme qui aurait des années de consommation de Jack Daniels derrière lui, avec toutes les fioritures rocailleuses qui vont avec. Et c’est pas la seconde chanson qui me contredira : ce Lost’N Drunk tiré du deuxième album passe comme le menton des frère Bogdanov dans un stand de pastèques. Ce début qui te fait vibrer tout le Midland aaaaargh. Je sais pas ce qu’ils ont mais le son est excessivement fort en ce moment là-bas, et c’est pas pour me déplaire !! Ajoute à ça des solos ultra psychés tout au long des chansons qui te feraient passer Jimmy Hendrix pour un mec clean et tu tutoies les anges immédiatement…Mais des anges imbibés, avec une gigantesque barbe et des perf d’alcool fluo dans les veines….Un peu comme ces vieux briscards au premier rang avec leur barbe blanche énorme et leur calvitie à te défriser la barbe d’un taliban. En fait ce sont tous des sosie de Wino aha ! Et justement, en parlant de ce mec, tu ne peux pas te tromper sur les références du groupe : j’en veux pour preuve le logo de Saint Vitus tatoué sur le bras du chanteur. Tu sais que les gaillards ont bien été appris et ça c’est beau !

    En résumé : un putain de son monolithique, une voix au sommet, une ambiance qui te donne envie de te saouler la gueule jusqu’à la mort et un public assez réceptif à leur Drunk Doom ! Et puis cette dernière chanson ENORME tirée d’un de leur split : Night of the living Dead AAAAAARGH !!! Dommage qu’on entendait pas trop le backing vocaux du bassiste. Putain le mec c’est le chanteur d’Angmar quoi ! Il a une putain de voix !


SETLIST
Welcome to your nearest grave
Lost'N Drunk
Smiling Tomb
Practise a last rite
The dead can't lose again
Too old
Night of the living dead


    Mais si j’avais déjà pu apprécier le Doom éthylique de TBDLB, je ne connaissais pas du tout Hooded Priest. Et seigneur! mais quelle surprise !!!! En fait, le vieux briscard au premier rang qui était à fond sur les poitevins d'avant, c’est le chanteur de Hooded Priest, habillé pour l’occasion en chasuble. Imagine un mix entre Hagrid, Père Fourras et Panoramix ahaha. En fait t’as l’impression de mater un Remake de Au nom de la rose. Pour faire bref : Une PUTAIN de prestance scénique ! Je découvre totalement ce soir, mais quelle claque. Imagine du Saint Vitus dans la totale continuité de TBDLB, mais en plus traditionnel et occulte, un peu à la manière d’un Candlemass mais avec une voix toujours tirant sur le lyrisme de pochard.  Dès les premières notes, t’as droit à une lenteur qui ferait passer Professeur Hawking pour un lévrier de compet. Putain je te jure, ça te fait vibrer autant mon verre dans ma main que mes balloches.  Mais très vite (aha), ça part dans un Doom vachement rock’n roll et qui bute, qui BUTE et qui SURBUTTE BORDEL !!! AAAARgh mais ce mélange c’est tout simplement monstrueux ! Et j’enfonce le clou mais ce chanteur à une prestance scénique de MALADE. Totalement possédé, écarquillant les yeux, comme étant le grand maître de cérémonie d’une messe funéraire. Manquait plus que les corbeaux et c’est parfait ! En fait, comme TBDLB, ils ont les enchaînements parfaits entre cavalcade rapide, rock’n roll et passages ultra lent qui peut te faire croire que la Terre s’est arrêté de tourner le temps d’un  concert.

    Et ça c’est totalement merveilleux.  Car si j’en attendais finalement pas grand-chose, je me suis pris une putain de claque inimaginable. Alors pour The Bottle Doom…, je savais à quoi m’attendre, et c’est tout autant excellent, mais pour Hooded Priest, je me dis que la vie est trop courte pour passer à côté du Doom (oui, je me rends compte que cette phrase est un paradoxe aha).

SETLIST
Call for the Hearse
Alibi
Herod Again
Locust Reaper
Mrs. Satan
These Skies Must Break
8 O'Clock Witch
Devil Wosrhip Reckoning

Une excellente date, un Ulf au sommet de sa forme qui a super bien géré et franchement, je suis super heureux qu’on ai eu autant de monde (me demande pas le nombre d’entrée ou autre chose, je gère que le Live Report hein ^^). 

Entouré comme je l‘étais, ce fut un réel plaisir en tout cas ! De bons potes, de bonnes rencontres et des gars que je vois pas souvent. Quelle ambiance ! Quel concert ! Quel son massif ! Une victoire pour le retour du loup ! Le loup était mort VIVE LE LOUP !!!

ONLY LIVE IS REAL !!!

vendredi 24 mars 2017

Blood Incantation + Cruciamentum + Atavisma + God of Death @ Midland (Lille) 23/03/2017



    Je l’ai toujours dit, je ne suis pas allergique aux concerts en semaine, loin de là. Alors quand le lendemain je suis en récup, je te laisse imaginer le carnage. Hier ça s’est passé au Midland, une salle que j’apprécie de plus en plus et qui s’améliore énormément. C’est simple : c’est peut-être la seule salle lilloise à survivre à ce génocide en masse du prosélytisme de la violence auditive.

    On commence donc avec God of Death, comme d’hab sur Lille, toujours avec un peu de retard. Formé sur les cendre d’Evil Breath, j’avais pas un souvenir marquant de leur prestation à Oignies en ouverture de Dark Fufu. Après je suis vachement méfiant concernant les groupes régionaux, mais force est de constater que je me suis fourvoyé totalement. Car les mecs hier m’ont totalement convaincu. La base est carrément Death Metal, avec un gros côté mélodico-technique, mais tellement bien foutu que tu m’emmerdes pas une seule seconde. Dis comme ça je suis sûr que tu t’imagines une énième copie de Cannibal Corpse ou un sempiternel groupe de Brutal Death bon pour finir dans la cuvette des chiottes. Mais que nenni vil fêlon ignare ! God of Death, c’est de la déstructuration dans les breaks et dans la façon dont sont construits les morceaux, c’est un duo de chants des deux gratteux ultra efficace (voix prédominante black avec un soutien assez growlé derrière), qui n’est pas sans te rappeler un Belphegor survitaminé (juste au niveau des vocaux j’entends) et accompagné d’une lourdeur sans équivoque. Un gros point gagnant pour un groupe dont je n’attendais absolument rien en fait et PUTAIN ce que j’adore ce genre de surprise. C’est un peu comme si on m’emmenait de force voir une séance de Nuit et Brouillard et que je me rendais compte qu’en fait c’était financé par une campagne SOL . Aaaaargh, j’avais dit que je me calmais sur les blague nazis, désolé. Du coup, ça m’a fait reprendre du houblon et encore du houblon car voir un groupe qui se démarque un peu dans la scène Nordiste, ça me redonne espoir éhé. Pis tout ces passages en tremolo qui auraient pas fait défaut dans un groupe de Black, soutenus par une basse 5 cordes pour un rendu apocalyptique de ses morts, perso, ça fonctionne carrément avec moi. Petit bémol, parce que j’ai toujours quelque chose à redire, c’est que ça m’énerve les mecs qui portent un T-shirt de leur propre groupe alors qu’ils jouent…Putain les gars, on sait que c’est God of death : vous êtes sur le flyer, dans l’event et vous le dites en plus, c’est bon on a compris aha.

    L’occasion de se boire un Chien enragé (Vodka, Rhum, Gin et Tabasco OUTCH), et j’enchaîne avec Atavisma (ouais j’ai pas trop le temps aujourd’hui alors j’essaye de te torcher ça vite fait). J’ai vu le groupe en Novembre dans cette même salle. J’avais été frustré de pas avoir eu le temps de faire un Live Report parce que c’était une sacrée claque, mais vu l’insistance d’une certaines fane de l’Islande, je me suis senti obligé de faire preuve d’intérêt pour e groupe français. Et bordel, je me rappelais plus à quel point c’était FAT !! Les mecs officient dans un Doom/Death ultra sombre et graaaaaaas. Mais gras comme une tronçonneuse, un peu comme le son de Dismember, avec une alternance entre passages blastés qui te donnent envie de te démolir la nuque et lenteur/lourdeur comme un bunker qui te tomberai sur la gueule. Et ajoute à ça un son ultra fort (pour le Midland) et t’as un espoir de survie proche du score du Fion en Mai prochain. Je suis d’ailleurs étonné que Dany (le gérant du bar) laisse passer autant de décibels, lui qui, à l’époque, était ultra reloud là-dessus. Mais le temps passe et, avec le recul, je me dis qu’il avait peut-être raison quand on voit que Le Midland survit à toutes ces fermetures de salles. Du coup, j’ai beau dire, je soutiens totalement le gars et l’apprécie de plus en plus. Brève parenthèse donc, et j’en reviens à Atavisma. Un son tellement monstrueux donc, que t’entends même pas ce que te raconte le chanteur entre chaque chanson. Et pourtant le mec à une puissance vocale incroyable sur chaque chanson. Un truc pas loin de rappeler Incantation mais avec ce son tellement suédois derrière. Perso, j’ai eu l’impression de tronçonner du zombie avec du graaaaaaaaas ! J’insiste mais le son raw qu’ils ont te rend leur Doom/Death encore plus percutant et violent. Ça grésille de tous les côté, ça dégouline par toutes les enceintes, ça t'assomme de lourdeur aaaaaaargh !!!! Jette-toi dessus immédiatement sous peine de louper  un des meilleurs groupes dans le genre de la scène française. Inutile de chercher en Suède quand la qualité est au Rendez-vous ici-même.

    Le temps de boire encore quelques bibines et on continue dans la même lignée avec les Anglais de Cruciamentum et leur Death tout aussi lourd et dégueulasse. Putain mais t’es dans la même lignée en moins Doom donc t’es pas dépaysé. Sérieux, la crasse du son (dans le bon sens du terme) m’a achevé. C’est ultra bien chiadé malgré la voix un peu en retrait. Ça te tronçonne la gueule à grand coups de blasts, de passages plus mid-tempo et à chaque fois la lead qui tourbillonne dans ton cerveau comme une putain de scie circulaire dans tes tripes. Le batteur ma totalement subjugué, j’arrive pas à m’en remettre. On dirait un peu la manière de faire d’un Incantation mais en largement moins étouffant au niveau du son. Ce qui n’enlève rien à la qualité du bazar. En fait, j’ai l’impression qu’il faut plus regarder du côté de Grave Miasma pour te donner une petite idée du truc. Un peu un mélange consanguin entre ça et Incantation donc, pour un rendu ultra fatos de la DASS bordel !!! Ouais j’écris comme je parle et je t’emmerdes. En gros : du gros riffs qui tâche comme une chiasse du lendemain de cuite, de gros passages typés Death/Thrash avec les enceintes qui dégoulinent l’huile de Kebab fermentée, de la mélodie ultra ravageuse qui t'agresse constamment les esgourdes et ….Bah et une petite déception sur la fin. Autant le débit du batteur est ultra saccadé (et je me demande franchement comment c’est possible…C’est pas humain sérieux), autant la dernière chanson m’a cassé toute l’ambiance du truc avec ses riff Hardcore de chiasse. Je m’emballe peut-être un peu mais ça m’a fait redescendre d’un paradis où graisse et oppression prédominent pour tomber dans un étron purulent sans inspiration. J’suis quand même méchant mais heureusement, ce n’est qu’un faux pas dans un caveau où suinte la qualité du Death sépulchral.

    Je vais m’arrêter là (j’te l’ai dit, j’ai pas trop le temps aujourd'hui), parce que Blood Incantation, bien qu'assez bon, m’a pas marqué plus que ça. J’ai été assez marqué par la voix de cadavre du gaillard mais après, ça reste totalement dans la lignée de cette date avec influences Incantation etc. Pas spécialement de ressenti particulier donc je préfère rien dire de plus.

    En résumé : une bonne surprise pour les nordiste de God of Death (nos régions ont du talent éhé), le reste de la date placée sous le signe de la lourdeur, le gras, l’oppressante sensation de pourrir dans une fosse entre les vers et les organes putréfiés, une salle qui devient totalement incontournable depuis des années et qui ne cesse de s’améliorer, des gars que je vois pas souvent en concert (putain Sepuchral quoi merde !), une asso qui, bien que je n’aime pas toutes leur dates, a réussi à taper fort ce soir-là et comme d’habitude : du houblon, du grain d’orge et de l’éthylisme fort agréable !

    Prochaine date à chroniquer : Beleriand avec Antilife (et un troisième groupe mais je sais plus trop quoi) jeudi. Merci à l’asso, au Midland, aux groupes et aux gens qui se sont déplacés (un Midland assez bien rempli pour une fois…D’autant plus surprenant qu’on est en pleine semaine, et en général, les salles sont vides quand c’est pas un vendredi ou un samedi….Et après ça se dit passionné mais ça ne vient pas sous prétexte que ça travaille….Bref, je vais pas m’étendre sur mon avis sur ce public de fonctionnaires du metal).


Allez hop ! ONLY LIVE IS REAL !!!!

dimanche 12 mars 2017

Death/Grind Night @ Liverpool (Valenciennes) 11/03/2017


    Je sens que ça va être du grand n’importe quoi ce Live Report. D’une part parce que j’étais en forme hier soir (traduis-le comme tu veux). Et puis bon… Du death et du Grind en général ça se prend pas le choux, c’est aussi décomplexé qu’un habitué de la Fistinière devant un reportage sur Anal Théo et les matraques.

    Mais remettons les choses dans le contexte. Il y a deux semaines de ça, j’apprends le suicide de Gary, le chanteur de LARDON. Si ce nom te parle pas, sérieux…Casse-toi de mon blog, va crever la gueule ouverte, j'te pisse à la raie. Du peu que j’avais parlé avec lui, c’était un gars pas prise de tête, à l’humour Grind décapant et même un peu réservé sur les bords. Bref, ça m’a fait tout drôle. Ayant loupé la crémation (boulot oblige), je me devais donc de venir à ce concert hommage en quelque sorte, car ils étaient prévus à l’affiche.

    Et dès l’arrivée d’In Purulence sur la scène, ça balance que le concert est un hommage à Gary justement. Petit frisson et c’est parti pour 4 heures de musique qui tâche les culottes de ta grand-mère. J’ai vu le nom passer pas mal de fois dans la région, les mecs étant de Béthune et autant le dire tout de suite : je débarque vraiment comme un con au milieu d’un concert dont je ne connais qu’un seul groupe (Death Agony). In Purulence c’est quoi ? Du Death bien brutal qui défriserait la permanente d’un guitariste de Glam.  Actuel sans tomber dans le piège de la modernité technique ou le Brutal Death chiantissime et pas trop Old School non plus mais ayant bouffé du Cannibal Corpse pendant des années et te le vomissant en pleine face sans toutes ces fioritures techniques-mes couilles. T’as toujours le petit solo bien placé ou la petite mélodie qui fait mouche et les mecs s’éclatent, bien que les instrus sont assez statiques…Dommage. Surtout que les gars ont donné leur premier concert en 2015 apparemment donc faudra se motiver un peu. Mais heureusement, on a là un frontman bien en forme qui n’hésite pas à aller haranguer le public, le sourire toujours aux lèvres et faisant même pousser la chansonnette aux gens sur Verdun (avec ses riff qui auraient eu leur place chez Marduk… Si si !). Autre petit souci pour ma part : la batterie un peu trop en avant. Mais par contre, j’adore le son étouffé de la caisse claire. Alors oui, je pense que c’est un groupe de première partie, mais ils font ça vraiment bien. Du coup, j’ai plutôt pris mon pied, déjà un coup dans le nez sévère avec le Before à la cave à bière de La sentinelle, et puis faut aussi admettre que c’est structuré comme il faut. Imagine un gros tractopelle en ossement humains lâché en plein camp de manouche, un psychotique aux commandes réalisant un charnier bien sanglant, le tout sur une lourdeur écrasante…Bah In Purulence c’est ça. Classique certes, mais une putain de bonne mise en bouche. Ah oui, et j’y pense, le petit truc qui m’a fait tiqué (bah ouais je sais, j’ai la critique facile mais je t’emmerde), c’est le chanteur qui balance que nous sommes tous des Patriotes du metal….Mon dieu, que j’ai horreur de ces slogans. C’est comme la grande famille du metal…Non mais faut arrêter putain. Les ¾ du public en général peut crever la gueule ouverte, y’a tellement de connards qui gangrènent la scène, ouvrez les yeux ! Alors peut-être que je me trompe sur la signification de ce titre de chanson, mais nulle doute que j’ai préféré Verdun. Mais c’est mon côté enculeur de chèvre ça je pense.

    Bref, après cette très bonne mise en bouche, je me rends compte que le barman à un bon coup dans le nez, que la borne d’arcade est éteinte (pas de Street Fighter ce soir :( ) et que y’a de la musique années 90 entre chaque groupe, et ça c’est bien FAT ! Enchaînant Pils sur Pils (bière plate, ils devraient changer pour de la Jupi), voilà Death Agony qui enchaînent. Un bail que je les avais pas vu tiens, et mine de rien, ça m’avait pas mal manqué. J’en ai toujours eu de bons souvenirs en fait et je pense que quiconque ne les ayant jamais vu mérite une flagellation en place pubis à grand coup de barbelés rouillés. Bref, la Blitzkrieg commence et putain c’est comme dans mes souvenirs, juste avec un œil et une oreille plus critique aujourd’hui. Alors que j’en avais le souvenir d’un gros truc de Brutal Death basique qui envoyait du jambonneau en pleine face d’un salafiste sodomite, je me rends compte que c’est au-delà de ça. Ce qui m’a marqué direct c’est ce côté apocalyptique (dans le bon sens du terme) constamment au cœur des compo. Compos qui, avec le recul, sont quand même ultra bien foutues et accrocheuses. Du break là où c'est nécessaire d’en foutre, du lead parfaitement intégré, du riffing plus lent pour mieux te défoncer la tronche avec un batteur digne d’un marteau-piqueur en pleine zone de désamiantage…Bref, du très très très lourd et le son est vraiment mieux sur Death Agony. Tu vas dire que je pars très très très loin, mais j’ai l’impression d’entendre du Brutal Death blackisé en fin de compte, comme du Deströyer 666 qu’aurait copulé avec Demigod sur fond de Necrowretch sans l’écho sur la voix. Ouais je pars loin, mais faut essayer d’imaginer une partouze incestueuse entre tout ça (tout en restant bien axé Death Brutal hein, j'insiste là-dessus), et tu peux t’y retrouver. Moi, perso, j’ai le cerveau qui va rendre l’âme. Et puis je suis toujours impressionné par la prestance de Milouse au chant. Guttural as fuck mec ! Alors que le gars à une voix assez douce quand il te parle en fait mais sa présence sur scène te fait l’effet d’une armoire à glace éhé. Pas le mec à faire chier je pense. Les plus calmes en apparence sont souvent ceux qui peuvent te laminer la gueule en cas de provocation. Pour ce qui est du final, gros bordel qui verra la gratte de Milouse lâcher et du coup, continuer à une seule gratte, le chanteur se consacrant exclusivement à la chansonnette purulente et venir nous taquiner dans le public, ce qui m’aura valu le réveil de ma côté fêlée ahaha. Mais ça valait bien le coup, moi le mec qui est de plus en plus statique en concert, rejetant tout ce qui touche aux « pogo » (terme de metaleuleux que je hais avec le temps), circle pit et slam de merde. Bref, faut admettre que j’ai bien évacué le stress comme un puceau dès qu’on lui touche le bout de pine. Petit regret pour ma part : l’absence de la reprise de Paranoid, mais je ne sais plus s’ils la jouent encore, ils en ont sûrement eu marre et ça se comprend.

    Allez hop, le temps de passer à la Barbar (ouais j’en peux plus de leur Pils à la con), et on va voir ce que donne le Black/Grind de Putrid Lust. Les mecs sont deux : un chanteur et un guitariste, plein de sang sur la gueule, en fond, une boite à rythme à la con. Et alors….alors quoi ? Bah figure-toi que c’est loin d’être mauvais. Ou alors si dans un sens, dans le sens de la scatophilie, du grand n’importe quoi apocalyptique et de la vénération du Malin pornographique. Bah écoute... tout ça mélangé, je trouve le truc ultra bien chiadé. Et justement, c’est ce côté à l’arrache qui fait mouche chez moi. Alors résumons la chose au mieux possible : tu prends toute la violence de Impaled Nazarene (alors c’est peut-être le T-shirt du gratteux qui m’influence) sans le côté Rock-n Roll et tu la balances version Grind bordélique, le tout entrecoupé de passages électro/années 90/trip de drogués et des blagues de 2 secondes ou des discours scato et PAF !! Grosse branlée en pleine gueule. Et je culpabilise pas d’avoir balancé plein de doigts d’honneur au groupe parce que c’était justement dans l’esprit. Franchement, je m’attendais pas à autant de violence et de liquéfaction du cerveau sur Putrid Lust. Je trouve du coup qu’ils portent mal leur nom, parce que tu t’imagines voir un groupe de Death bidon et en fait…C’est juste une putain de gangrène du cerveau express qui te donne envie de te rouler à terre et finir total PLS…Mais un PLS scatophile (PLS Caca), satanique (PLS Bouc noir) et purulent (PLS Brain Dead). Et ceux qui viennent d’y voir une référence à Kaamelott ont gagné…toute mon estime (référence aux inconnus par-dessus le marché). Bref, excuse mes palabres, j’ai repris une binouze par-dessus alors que j’ai pas dessoûlé d’hier. Donc pour revenir au concert, j’ai surkiffé, j’ai pris ma branlée, j’ai adoré, j’ai jamais vu de groupe pareil et putain ce que c’est bon ! Et finalement, les gars sont vraiment carrés et talentueux dans leur bordel merdique, c’est ça qu’est bon !! Même quand ils touchent au Punk, j’en veux pour preuve cette chanson qu’on peut voir sur leur facebook d’ailleurs. GG Allin Black Crust quoi aha. Pour résumer : concert gagnant pour le groupe, apocalyptique as fuck et crachant toute leur haine de l’humanité sur fond de caca purulent. J’espère simplement qu’à leur prochaine date, y’aura plus de public, parce que je ne sais pas si c’était les 3 concerts en même temps ce samedi (Celeste à Béthune et Vortex of End à Bruxelles) ou le fait que ça se passe à Valenciennes, mais j’ai trouvé la salle vide …

    Bref, les absents ont torts et n’auront pas eu la joie de savourer la musique recherchée de Anal Geriatric Infection…non j’déconne, c’était ultra n’importe quoi. Si t’apprécies Gouda’s Hole et Mulk c’est pour toi. Et perso, ça me fait plutôt marrer. Quoi de mieux qu’un connard cagoulé ayant fait mumuse avec des claviers électros et une boite à rythme dégueulasse qui te grogne en pleine gueule avec ses deux micros pitchés quand tu viens de voir 3 groupes où tu dois déjà débrancher ton cerveau ? Bah c’est parfait pour te cryogéniser les neurones, et ce grand bordel totalement absurde m’a fait passé un moment excellent. Le peu du public dansait comme à un concert de Grind (mais finalement, c'est vrai que c'est un sous-genre du Grind), t’avais l’impression de vouloir rire comme un psychopathe en dévorant des intestins et faire caca sur des tétraplégiques. Moi je dis bingo ! Et viens pas me sortir « c’est pas de la musique, c’est n’importe quoi, c’est honteux de faire des trucs pareils, c’est…. » BREUM !!! Ok je suis assez clair là ?? Je t’enverrais cordialement matter l’épisode sur le caca de 2Guys1Tv, cette sainte émission, non sans t’avoir préalablement sodomisé aux gros graviers. Bon, pour faire simple, j’ai pas pris de notes sur AxGxI, du coup je sais pas trop quoi dire mais je pense avoir été à l’essentiel avec mes souvenirs d'alcoloo heureux.

    Un agréable moment, toute la bande de potes réunie, de la bière à foison, du gras, du lourd, de la violence, et un bar vraiment sympa. Pensez juste à changer votre Pils les gars parce que j’ai juste envie de la vomir quoi.


    Merci à l’asso (si asso il y avait, j’avoue je suis venu un peu à l’arrache, sans me renseigner sur rien), au bar, au (peu de) public présent, et aux groupes, tous bien classieux dans leur délire. Mention spéciale à mon tio (mais grand quand même) Milouse qui m’avait manqué sur scène et qui nous à prouvé qu’il savait gérer les problème technique éhé. Et surtout, merci aux potes ! J’veux pas faire mon sentimental de merde mais sans ces mecs/gonzesses, je crois que je me bougerai quasi jamais en concert et je perdrai beaucoup de bons moments priceless. AAAAAAAAARGH allez, merci d’avoir lu ma prose dégueulasse et ONLY LIVE IS REAL Bordel !!!!!!!!!!!!!!!

lundi 20 février 2017

Cultus + Antilife + Blackdeath @ Smile café (Liège) 19/02/2017


    Je sais pas ce que j’ai en ce moment, mais les concerts du Dimanche soir me motivent comme un agent SS lors de la nuit de cristal ! Désolé pour la métaphore, la Night of Honor de ce Samedi me fait remporter un certains nombre de points Goldwyn.

    Ce soir, nous avons donc une affiche qui se joue dans un petit café du centre-ville de Liège. Première fois pour moi, et pourtant on m’en avait pas mal parlé. A peine rentré du dimanche, je saute dans ma caisse, un petit crochet sur Lille et c’est parti. Premier constat sur place : c’est dans une rue piétonne, je tourne vingt minutes pour trouver une place et, vu que je suis aussi bon en orientation qu’une manchot excelle dans la masturbation, je prie le Grand Cornu pour que mon GSM tienne le coup avec le GPS piétons. Finalement, ce fut facile et ni une, ni deux, je m’envois une mousse en terrasse chauffée. Second constat : le lieu est excellent, le bar étant situé en retrait de la scène mais non séparée de celle-ci. Ajoute à ça un petit Marduk Dominical qui tourne et tu sens que ça va puer la transpiration ce soir. L’évènement annonçait une vingtaine de personnes mais j’ai l’impression que plus de monde s’est bougé avec une trentaine de personnes présentes. C’est vrai que les concerts du dimanche (tout comme ceux en semaine) motivent pas forcément les gens mais, perso, j’ai quand même 2h45 de route qui m’attendent derrière avec un réveil à 6h le lendemain après avoir passé une nuit de 5h la veille, donc niveau motiv, je pense qu'il est difficile de faire mieux. Quand on aime, j’estime qu’on doit s’investir. Bref, ceci est un autre débat, mais au moins je me dis que ça épure aussi le public, et que les gens ce soir valent le coup.

    Bref, c’est à Antilife de démarrer leur cérémonial sanglant et satanique. Tu dois sûrement déjà savoir mon appréciation du groupe si tu m’as déjà lu et, bien que non chroniqué dimanche dernier, j’avais été les revoir en Belgique. Et y’a pas : leur haine de l’humanité fonctionne toujours. Y’a quelque chose dans lequel je me retrouve à chaque fois que je les vois jouer et c’est un vrai défouloir, alors que je ne bouge pas tant que ça. Disons que c’est tellement intériorisé que je me sens pas « obligé » d’aller bousculer du monde pour que ça suinte la haine. Bien évidement, on est là face à du Black dépressif…mais ô combien violent. Les chansons démarrent bien souvent lentement (Worms ou Shoot in my fucking skull à tout hasard), mais finissent toujours à un moment ou à un autre par éclater dans un flot de blast-beats qui te donne envie de taper les gens autour de toi. Ajoute à ça un pur décor avec os et ce qui m’a l’air d’être des abats de bidoche, et tu sais que tu vas assister à un pur rituel où le groupe invoque Satan afin d’exterminer l’humanité car le dégoût de ces gars envers celle-ci est totalement exacerbé. Et j’en veux pour preuve Psycho, le chanteur, ayant passé son concert de profil à hurler ses lignes de chants suraigues face à un être imaginaire, comme un dialogue avec Lucifer lui-même. Après, si t’as déjà assisté à un de leur concert, tu connais la recette : un des deux gratteux dégoulinant de sang de porc (on le sent, pas de doutes là-dessus), les prières sataniques d’un Psycho totalement possédé, le flingue sorti sur Shoot in my fucking skull, te glaçant le sang lorsqu’il te vise avec, le chanteur qui joue avec du sang pas très hallal, l'intégralité de l'album joué et cette reprise de Dunkelheit. Mais le point culminant du concert restera toujours la violence du batteur qui, en fin de set, avant de jouer la reprise, se jette sur quelqu’un du public. Ce soir, ce fut préalablement sur le bassiste du groupe, puis sur ma gueule. Un défouloir où, me sentant totalement possédé par cette haine envers toute la fange du monde, me permet d’extérioriser tout le mal-être qui suinte dans les tréfonds de mon esprit. Le seul bémol que j’émettrais cette fois-ci serait l’absence de samples (fin, surtout à cause de l'absence du mec qui passe les samples apparemment). Donc pas d’intro, et pas d’interludes entre les chansons.

    Blackdeath était annoncé en « tête d’affiche » mais ont préféré jouer en second. Ça foutra pas le bordel avec Cultus parce que c’est exactement le même line up. Laisse-moi éclaircir comme je peux ton intellect de mollusque : Cultus est un one-man-band de Hollande qui, pour le live, s’entoure des mecs/la batteuse de Blackdeath (Russie). Et ça tombe bien, parce que le gars joue la guitare en live dans Blackdeath. Bref, encore un truc de consanguins pour ceux à qui la Vodka ne suffit plus pour se réchauffer. Une fois les choses mises au clair, parlons musique…Et laisse-moi te dire qu’on en aura vite fait le tour. Troisième fois que je vois le groupe. Les deux premières m’ayant laissé totalement froid à cause de leur son pourri comme pas possible. Première bonne nouvelle : ce ne sera pas le cas ce soir. Mais bon…c’est pas parce tu changes les prostituées que la maison de passe sera plus propre. Après coup, je me suis rendu compte en discutant avec un pote que c’était du War Metal sans Blast-Beat. Du coup, y’a un peu un problème. Franchement, je vais les éviter comme la peste ce groupe parce que je le trouve excessivement surestimé. Du "War metal d'ascenseur" comme il disait justement aha. Aucun intérêt, aucune énergie et des accoutrements ridicules. Ah oui, et puis un bassiste qui joue comme un pur autiste.

    Bref, je préfère passer à Cultus qui m’a bien foutu sur le cul. Grosse découverte de la soirée donc et j’ai un peu de mal à mettre le doigt sur mon ressenti bizarrement. J’y ai trouvé tellement d’influences synthétisées dans ce groupe c’est juste ouf. Déjà, tu sens clairement le riffing classique d’un Darkthrone de la grande  époque, joué en live d’une manière assez incisive et glacée, mais un Darkthrone qui essayerai de constamment de taper des mélodies à la Der Weg einer Freiheit avec l'énergie d’un Marduk (surtout la batterie en fait). Je pars loin mais ça me semble tellement classique et fourni à la fois que je galère à m’y retrouver moi-même. Je songe sincèrement à m’écouter ça à tête reposée parce que si je ressens ça après le concert, c’est que je risque d’y trouver mon compte. Je me suis pas fait chier une seule seconde en tout cas et ça m’a paru vraiment court. Un petit tour sur metal-archives et je vois que le gars officie dans l’art noir depuis 2001 et que la disco est finalement assez aérée. J’ai aussi souvenir que la voix crachait énormément, dans un registre ni trop aiguë, ni trop branlette, et puis j’ai beaucoup apprécié le fait qu’on entendait bien la basse. Monsieur l’autiste prouve qu’il sait quand même jouer, et que c’est son autre groupe le vrai souci aha. Bref, j’ai un peu de mal à développer plus que ça sur Cultus parce que j’ai moi-même du mal à m’y retrouver. Sache que si t’aimes le Black Metal traditionnel et le Black qui t’ajoutes un soupçon de mélodie (une sorte de mix entre la scène finlandaise et un Negator des famille qui aurait abandonné le Trigg et la prod aseptisée), jette-toi sur Cultus qui ajoute un souffle épique sans tomber dans le riff de tapette en version crue et en rendant bien hommage à la scène norvégienne.

    Un Live Report un peu vite expédié aujourd’hui, mais osef, j’ai jamais prétendu être journaliste (je leur chie d’ailleurs cordialement au visage à tous ces branleurs qui se prennent pour des chroniqueurs objectif…C’te blague quoi !) et j’aime écrire quelque lignes sur les petites dates qui ont lieu dans le coin. Et en ce sens je tiens personnellement à remercier Melody et Flocky qui sont deux personnes que j’ai rencontré il y a peu et ont l’air de franchement bien faire vivre la scène de ce côté-là de la Belgique. Merci au Smile café, dommage que ce ce soit si loin, sinon je sens qu’il y en aurait des week-end imbibés là-bas éhé. Et enfin aux gars d’Antilife et de Cultus pour leur prestation mémorable.

Spread the plague : «  Kill yourself, Worship Satan »

dimanche 12 février 2017

Excruciate 666 + Surpuissance + Sepulchral Voices @ Midland (Lille) 11/02/2017


    Enfin il neige ! Ouais bon, ça tient pas, mais c’est un peu comme les prémices d’une guerre imminante où le froid et le old school seront mis à l’honneur. Alors faut savoir qu’il y avait quand même deux autres dates qui me faisaient de l’œil ce soir là. A savoir, Antilife de dernière minute en Picardie, et la release party de Slaughter Messiah en Belgique. Honnêtement, j’ai fait au plus simple et j’ai préféré privilégier les potes pour soutenir le Xavier, la « légende » comme dirait Jérém Maltkross. Et pour une légende, je me dis que c’est pas faux. Le mec, avec Wolves of the Underground, a fait venir du putain de beau monde dans le coin. Monarque, Borgne, Forteresse, Tsjuder, Endstille, Setherial, Profanal entre autre, et s’est toujours démené pour faire vivre la scène Underground du Nord. Que ce soit Dark Managarm, Hats Barn, Excruciate 666… Ils y sont tous passés. Le mec est un bon pote, mais c’est pas pour autant que je vais lui sucer les boules dans un Live Report, soyons clair. Mais comment veux-tu dire du mal d’un gars qui a su gérer de pareilles dates ? Alors oui, il est souvent ivre, laissant sa caisse sans sécurité, il se retrouve avec des merdes de thunes maintes et maintes fois car pas grand monde vient à ses dates. Mais bordel, on s’en fout ! L’esprit est là putain ! Un esprit passionné et totalement dévoué à défendre cette musique. Et d’ailleurs, c’est dingue le nombre de gars qui lui cherche des crosses ces derniers temps, franchement je comprends pas. Hier, on était prêt à démolir un connard qui assurait avoir payé deux fois l’entrée, il s’est fait virer par le patron et a même voulu me sauter dessus à l’extérieur. Le gars se dit « fan » de Black Metal, et c’est la première fois que tu vois s’gueule à un concert. J’en fait très souvent comme tu le sais, et on voit toujours les même têtes, alors une raclure pareille, je l’aurai pas loupé. Foutez moi ça au four et qu’on en parle plus.

    Bref, ce matin, la tête tourne encore un peu et je vais me dépêcher d’entrer dans le vif du sujet avant de finir de dessoûler. Un bol de chocolat, une clope, un tour aux chiottes et me voilà opé pour chroniquer ces trois groupes défendant purement et simplement l’ancien !

    Sepulchral Voices ouvrent donc les hostilités d’une date qui sent bon l’hommage au vrai metal extrême, celui qui te donne envie de t’arracher la nuque et, malgré la trentaine de personne présente ce soir, promet déjà un moment des plus éthyliques et épique. Le groupe démarre sur une tiote introduction qui sert strictement à rien et est totalement moisie (j’ai dit que je ne suçais les boules de personne ce soir, non ?) qu’ils feraient mieux de jeter à la poubelle. Merde, les mecs défendent le vieux (mouahahaha) et il y a pas besoin de faire une intro quoi, déconnez pas ! Heureusement, ça dure pas longtemps et le Gianpetro nous ouvre les hostilités, les choses sérieuses commencent et tu sens direct que les mecs en ont bouffé du Hellhammer, du Motörhead et du Bathory. PAF !!! Manque plus qu'Hélène et les garçons et c'est parfait! T’as juste envie d’aller acheter une Dolorean et de la programmer sur 1983 histoire d’aller revêtir ta veste à patch et d’aller taper discut à Tom G Warrior. La quasi-totalité de leur album, Defenders of the old y passe, mais pas que ! Les gars ont su étonnamment laisser la place à quelques songs de leur EP avec Total Chaos et Nuclear War notamment (renommé sur leur setlist par Total Kellogs et Nuclear Boire aha) qui t’envoit juste une dose d’amphétamine à même le cœur et le cerveau et te redonne l’envie d’aller chercher de la bière et te démolir le crâne. Le tout soutenu par un batteur assez impressionnant qui, pour la soirée, aura l’occasion de jouer deux fois (Sepulchral Voices et Excruciate 666). Le mec mérite bien son surnom de Johnny Turbo et, bien qu’imbibé, assure un max et frappe comme la Gestapo en 1940. A tel point que le mec gueule « putain j’ai déjà des crampes » avant la moitié du concert aha. Et puis ce Gianpetro ultra motivé qui, bien que sans corpse paint ce soir, crache tout son amour pour la vieille école. D’ailleurs, petit détail balancé (sûrement à l’attention de monsieur Deadlight), comme quoi certains se foutent d’eux car leur album s’appelle « défenseurs du vieux », mais non, c’est bien défenseur de l’ancien, et tu le sens à chaque riff où la mélodie thrashy côtoie le brisage de nuque à la Motörhead. Regarde Black Leather Bitch ou Nuclear war bordel !
En bref, une bonne entrée en matière de vénération de l’ancien, un groupe qui applique la recette comme il faut, sans apporter grand-chose certes, mais quand c’est bien fait, faut le dire et c’est le genre de chose qui fait bien plaisir.
Ah oui, et j'ai oublié mais putain, la reprise de Outbreak of Evil en fin de set surbutte carrément et ça fait du bien aux esgourdes!


SETLIST : 

Sepulchral Voices
Faster Than Death
Burn the False Cult
Gates of Hell
Speed Metal
Defender of the Old
Black Leather Bitch
Total Kellogs
Nuclear Boire
No regret
Satanic R'N'R (tu rajoutes une barre sous le R et ça fait Satanic R'N'B)
Ong Jager
Outbreak of Evil (Sodom)



    Quatrième bière et je me sens toujours sobre. Je me dis qu’il y a un problème, ou alors que mon foie commence à trop s’habituer à l’alcool, c’est mauvais. Du coup, il est l’heure de taper dans la Chouffe en pression et d’aller entretenir le colocataire du poumon, discutant philosophie et origami avec le peu de personnes présentes ce soir au Midland. A tel point que j’en loupe trois chansons de Surpuissance aaaargh. Je les avais vu/découvert récemment à l’occasion du Hard & Heavy metal fest au Red Studio de Douai, mais ils avaient du écourter le set en ne jouant que trois chansons, dont le fameux " Affamé de metal "  (et non assoiffé de metal n’est-ce pas Ulf ?) que j’ai loupé hier du coup aha. Mais peu importe, à peine entré dans la salle que je me fous devant, la bière brandie, me prenant du riffing incisif plein la gueule. Leur Thrash lorgnant sur une petite dose de Heavy pas dégueu du tout, pour ne pas dire excellent, marche d’enfer et t’as immédiatement envie de brandir le poing et de partir en croisade contre le mainstream à grande dose de tabassage en règle. La voix me fait légèrement sourire, car l’effet de réverb ou d’écho dessus donne l’impression que le mec chante dans une cuvette de chiotte. Mais le rendu à totalement son charme. Je suis de toute façon conquis par leur Thrash des familles. Mention spéciale à Cracheur de sang et son refrain qui te reste en tête ou encore à Tout déchirer. Des titres kitsch (ça doit venir de là leur côté heavy à la française éhé) qui sont pas sans te rappeler un bon vieux ADX de l’époque en version Thrashy. Et puis regarde-moi ce batteur qui se donne à fond. Mais en fait chacun des trois membres se démène pour rendre hommage au Thrash de la grande époque, en appliquant une recette très efficace et je trouve même qu’il apporte quelque chose au style. Loin des classiques et tellement inspiré par ceux-là même, tu sais où tu mets les pieds et tu sais que tu vas te démolir les cervicales. Surpuissance portent bien leur nom.
Petit bémol qui n’a rien à voir avec la musique : je déteste cordialement les gens qui portent des T-Shirt de leur propre groupe sur scène. Voilà, maintenant, vous avez une bonne raison de me casser la gueule.

SETLIST :

Rescapé du chaos
Hellriders
Affamé de Metal
Cracheur de sang
Atomisé
Dévastation
Commando Terreur
Tout déchirer
La horde noire
Surpuissance



    Bon, ENFIN, mon coup dans le nez se déclare et j’enchaîne avec avidité le sacrosaint breuvage qui rythme mes week end. Tiens, d’ailleurs, tu m’excuses mais j’ai une 3 monts à ouvrir [ellipse temporelle] … Voilà qui est mieux !! Hop, on se désaltère, on se masse le cou (parce que parler d’Excruciate 666 me redonne des crampes de cervicales) et on attaque.
Excruciate 666, si t’es un tant soit peu amateur de VRAI black metal et que tu bouges un peu dans la région, tu les as forcément déjà vu. Sinon, tu peux aller te jeter sous un train ou t'ouvrir les veines en écoutant Sopor Aeternus. Car les mec abreuvent depuis 20 ans la scène d’un War metal sans concession, comme une version bâtarde de True Black avec un Blasphemy des dimanches matin. 20 ans de carrière, mais ce n’est que depuis 2010 que les mecs carburent sur les sorties de qualité. Fin, c’est pas un rythme à la Agathocles non plus, mais je pense que leurs meilleures sorties se sont concrétisées avec le premier album. Sorties régulières, dont un split avec Decayed (excusez du peu !) qui aura bien été à l’honneur ce soir (mais j’y reviendrai). Le groupe sait qu’il arrive en terrain déjà conquis, mais en profite justement pour asséner une frappe décisive avec pour arme, une kalach à la batterie (Johnny Turbo Round 2), des hurlements d’éviscération sur 6 cordes qui te sortent de l’ampli, et un appel à la destruction craché à même tes oreilles. Les mecs ont toujours su garder un son bien cradingue mais tellement adapté à ce qu’ils font. A côté, Blasphemy ce sont des petits joueurs. La guerre est déclarée et, bien qu’ignorant assez la première chanson, je me prends une baffe de fou devant Sons of Warfare tirée du split susmentionné, précédé par un Iron Blood ashes qui fait son petit effet. Justement, parlons-en de la setlist ! Je suis certes content de découvrir une tripotée de titres pas encore sortis, mais bordel, je suis quand même un peu dégoûté de pas reconnaître la moitié des morceaux du coup aaaargh. Toute proportion gardée, il est vrai que du coup, ça renouvelle le groupe et t’assistes pas à 10 concerts pareils avec eux, mais j’aime pas voir un groupe que j’adore, jouer des titres que je connais pas aha. Mis à part ça (et le fait aussi que le décor était absent ce soir…Et alors les gars, les têtes de cochons qui finissent en football d’intérieur et les grosses croix à l’envers ??), les nouveaux titres promettent un assaut sans compromis qui ne laissera debout que les plus forts d’entre nous, et ce n’est pas la populace réduite qui me contredira ce soir-là. A voir l’engouement du public, comme à chaque fois, tu sais que la guerre est gagnée d’avance.  Puis je sais pas, j’adore leur corpse paint, dégueulasse et net à la fois, et un Morgraven en cartouchières croisées sur le torse… Tout y est et ça marche A CHAQUE FOIS. Le summum est atteint par l’heure de la soirée où tout le monde commence à être assez éthylisé, Ulf slamme, monte sur scène, et tu sens que l’orga est donc plus que passionné, que c’est viscéral et que ça te donne envie de vivre POUR ce genre de truc. Et sans compter les mecs des autres groupes ultra motivés. Que ce soit le batteur de Surpuissance au premier rang brandissant le point, le Gianpetro faisant de l'air guitare sur un tabouret (pas debout sur le tabouret non, le tabouret pris pour une guitare! Je te laisse imaginer la scène), ou encore des accolades avec les trois personnes susnommées et mon cher prince (je me comprends, il se reconnaîtra), t'es juste heureux d'être venu ce soir! Je peux comprendre que certains font pas de concerts et se la jouent misanthrope parce qu’il y a toujours quelques branleurs kikoolol metal qui s’y ballade (n’est-ce pas monsieur « j’ai payé deux fois ma place »…) mais hier, toux ceux présents étaient des vrais j’ai l’impression. Je préfère carrément voir 30 personnes passionnés que 120 cons qui se la jouent True Black comme la moitié du public au concert de Djevel la veille. Et que dire de Battlehammer of the inner war qui fait toujours un effet monstre!!! Putain faut vraiment que je répare ma gratte, le guitariste habite à 4 rues de chez moi et m'a promis de m'apprendre des morceaux éhé. Bref, je ne vois pas trop quoi dire de plus. Les fils de la guerre sont arrivés pour vaincre, la guerre fut déclaré et remportée avec fierté, nous endoctrinant tous d’un appel à la destruction. Et si le catholicisme ne fait plus peur à personne aujourd’hui, les deux décennies de guerres d’Excru leur a appris à cibler le véritable cancer des civilisations d’aujourd’hui, comme le prouve le futur titre Porkus Diabolikus.

SETLIST :

Infernal War Machine
Iron Blood Ashes
Sons of Warfare
Sign of Desaster
Porkus Diabolikus
Thunder in the Black Skies
Medieval War
Black Death Troopers
Rites of Torturers
Furious Thrashing Rage
Battlehammer of the Inner War
Absolute Filth Crusher



    C’est donc l’image d’un terrain dévasté qui me reste en tête après l’invasion des nordistes (et des belges de Sepulchral Voices cela dit), et je ne vois pas d’autres solution que de m’enfiler ma 3 Monts aujourd’hui pour me remettre de mes émotions. Car si hier, j’étais pas dans un état d’esprit spécialement joyeux, ce concert à réussi à me sortir d’une période un peu dépressive le temps d’une soirée et ça, c’était pas gagné. 

    Un grand merci à ce bon vieux Ulf! WOTU rennaîtra dans la grandeur mec! Et y'aura moyen de gérer quelques bonnes dates tu verras! Merci aux groupes, tous énormes. Dans ce genre de concert, c'est comme lorsqu'un fait divers pédophile et consanguin à lieu dans le coin : j'ai juste envie d'appliquer le logo "Nos régions ont du talent"... Merci au public présent, ainsi qu'à Jérém de Maltkross (pas trop eu l'occaz de discuter et d'acheter des trucs cette fois désolé..J'attends toujours ma paye....), et merci aussi au bar et à Dany, gardant la tête hors de l'eau pendant que d'autres salles sont obligées de fermer (tout mon soutien à El Diablo soit dit en passant).

    Je vous laisse, je dois appliquer de l’onguent sur ma nuque, sinon demain j’vais me bloquer un organe en zone.

Bref, tout ça ça m’a donné envie d’envahir la Pologne.

La semaine pro, date dans la continuité d’un Call of Terror avec la Night of Honor. Live report ou pas ? Hésitation, faudra que je vois avec l’orga.

Bonne bourre !


ONLY LIVE IS REAL !!!!