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samedi 13 août 2016

Summer of Grind @ El Diablo (Lille) 12/08/2016


    Quel beau mois d’Août sérieux ! Je ne parle pas ici du temps (très en dents de scie dans nos contrées nordiques), mais bel et bien de musique. La vraie, celle qui te donne envie d’écluser des litres et des litres de mousse et de déconnecter tes neurones. La semaine dernière la date de Grind au Titans Club fut déjà tellement épique que je n’en attendais pas moins de cet enchaînement scatophile. Pour le coup, on est arrivé que 30 minutes avant le début annoncé des hostilités mais, Lille + Grind = retard. Mais on est habitué et ça me dérange absolument pas. Par contre, c’est plutôt une très mauvaise nouvelle pour ma cirrhose ces habituels retards.

    Après quelques rafraîchissements donc, c’est Essen mein Scheisse qui commence sur fond d’intro drone/noise et dialogues du Grand détournement. Inutile de te préciser que ça part quand même super bien avec de pareilles références. Longtemps j’ai vu le nom du groupe passer et forcément je pensais qu’ils étaient allemands… Mais non, on va bien manger du caca local avec ces lillois avinés et ce chanteur ultra sexy percé aux tétons. Bon par contre, je sais pas si le bandcamp m’avait vendu du rêve à grands coups de sampler débiles, mais j’ai été quand même un poil déçu. En fait les gars savent t’envoyer un gros feeling punk sur fond de grind qui lorgne sur des passages assez powerviolence, mais je pense que le son aurait carrément pu être mieux. Pas forcément besoin d’avoir un truc niquel pour du grind tu me diras, mais là j’ai pas réussi à m’éclater comme devant d’autres groupes à l’humour aussi développé que le cerveau qu’un salafiste tétraplégique. Et puis du coup, je m’attendais à beaucoup plus de sampler. Parce qu’on va pas se mentir, mais les groupes de ce soir (mis à part Unsu) sont pas très Mathcore prog à lunette hein ! Du coup, dans ce genre de trucs, les sampler apportent énormément et, bien qu’il y en ait eu avec Essen mein Scheisse, ça n’était pas assez pour moi. Après je relativise assez en reconnaissant que c’est peut-être un groupe d’ouverture quand même 100 fois mieux que ceux que je me tape à des dates de Black où ça se la joue amoureux du Cornu alors que les membres vivent du RSA chez papa maman qui leur repassent leurs vêtements. Ah oui, dernière chose (que j’ai plutôt apprécié pour le coup) : c’est ce côté répète à l’arrache dans une cave. Je pense vraiment que c’était aussi le but du groupe et justement, moi j’aime bien cette facette assumée (remarque que j’avais faite aussi dans un de mes premiers LR avec Conquerors d’ailleurs).

    Ce soir, il faut savoir qu’il n’y a pas vraiment d’ordre de groupes observé et c’est avec grand plaisir qu’Anal TV enchaîne déjà (avant que mon cerveau ne s’embrume trop). Je les avais déjà vu une fois (cf un ancien LR aussi), et depuis, j’ai pu bien écouter leur premier jet, tout de même grandiose ! Pour remettre dans le contexte, faut savoir que le groupe utilise énormément de sampler philosophiques tirés de la télé réalité entrecoupés de musiques courtes et intense sur fond de hurlements à deux chanteurs style Gronibard. Mais même si j’apprécie Gronibard, je trouve Anal TV carrément plus fun et cool. Pas de batterie (mais pourquoi s’emmerder ? J’ai l’impression que dès qu’il y a un problème dans un groupe, ça vient du batteur de toutes façons), juste une guitare et deux chanteurs déguisés en gonzesse. Vraiment un look magnifique qui donne envie de violer des mémés par la poche d’urine. Mention spéciale à celui en tutu et maquillé comme une princesse. Bon et puis, quand je disais sampler philosophiques, y’a quand même des supers  extraits de Moundir (l’aventurier de Koh Lantah), Michael Vendetta et le classique Ribery. Mais ce que j’avais moins capté la première fois et qui m’a sauté aux yeux ici, c’était le comportement du groupes qui « mime » chaque sampler en fonction de ce qui est dit. Et ça apporte carrément un truc en plus par rapport à d’autres groupes de Goregrind pipi caca. Et puis c’est toujours ENORME de finir sur la chanson Servietsky avec le mec DEGUISE en Servietsky. Une super bonne tranche de rire donc et, tout comme Wallifornian Degeneration, on se retrouve totalement propulsé en plein Obscene Extreme avec son public totalement fou qui fait n’importe quoi. Le pied ! Par contre, c’était hallucinant de voir le monde devant Anal TV. La dernière fois ou le El Diablo était aussi rempli c’était à Dodheimsgard quoi… Et pourtant, ce soir, 3 groupes lillois jouent à domicile, mais c’était vraiment pas aussi rempli sur les autres groupe de la soirée.

    Bon justement, faut dire aussi que les Unsu qui enchaînent, on les a vus et revus et rererevus depuis 5 ans. Bien qu’ils aient fait une petite pause dernièrement, je t’avouerai que c’est toujours un putain de plaisir de les voir. A ce propos, j’avais été un peu déçu de voir le chanteur Mick passer à la basse pour être remplacer par un autre (l’ancien chanteur de Goryptic si t’as un peu suivi la scène Death/Grind locale des cette dernière décennie). Mais ce soir, putain quel concert énorme ! Si j’avais encore un poil de déception sur le remaniement du line-up, franchement ça s’est ingéré, vomis, réingéré et revomis pour être violé par la bonne conscience de la qualité d'un groupe qui se rapproche plus d’un Blackheads des familles que du goregrind à proprement parler. Avec leurs chanson avoisinant les 1 minute, les mecs t’envoient une méga mandale en pleine tronche, comme un épileptique dans un lave linge rempli de vibromasseurs. Et même si on est dans un tout autre style de Grind que les trois autres groupes présents ce soir, les mecs d’Unsu s’éclatent un max sur scène et c’est une véritable bouffée de fraîcheur dans un milieu où on approche de la saturation de groupes interchangeables. Quand un truc pareil est ultra bien fait, on passe d'un groupe de plus à un groupe de plus a découvrir absolument, et putain ça change tout. Niveaux songs, même si j’ai deux sorties originales, je t’avoue ne pas vraiment avoir fait gaffe si je reconnaissais tel ou tel titre. On s’en masturbe les ovaires avec du papier de verre, car c’est le genre de groupes qui te fout une putain de montée d’adrénaline à taper des nains paraplégiques.

    Après cette immense claque, c’est au tour de Wallifornian Degeneration de monter sur scène (et il est bientôt minuit mine de rien). Troisième fois que je vois ces mecs en 2 mois, si ça c’est pas de l’amour ?!!! Du coup je risque de faire pas mal de répétitions avec mes autres LR où je parle d’eux mais osef non ? Les gars te font un truc genre Anal TV version wallonne donc, là aussi, à grands coups de sampler fun (où je comprends que la moitié tellement l’accent est huileux comme leur frites), dont l’existentielle question sur la présence de Cerise dans la Kriek Bellevue, mais aussi un extrait de notre philosophe à tous : Eddy Malou (E-doubleD-Y-Traitd’union-M-A-L-O-U) !! Et tout comme la semaine dernière, on aura la chance de recevoir des balles de ping pong, des contenants (pas d’acide, mais de lessive cette fois) et le déroulage de rouleaux de PQ histoire de se torcher le cerveau tellement cette date fut  submergée par la débilité assumée et la recherche musicale digne d’une fosse septique plein de bébés flottants à la surface.

    Du coup, je vais avoir du mal à me prendre au sérieux au Metal Méan Samedi prochain putain. Mais bon, c’est pas grave : tant qu’il y a de quoi boire, des potes et de bons groupes, c’est le principal.


    Un grand merci à l’organisation du coup, à la salle (super sélection de bières au cas où je ne l’aurai pas précisé : Anosteke en pression putain !!! Mais aussi un large choix de bières bouteilles pour un prix abordable (du moins pour le secteur lillois) où tu peux retrouver de la Bush, de la Kasteel  ou de la Trappe putain de Quadruple !!!). Bref, je m’égare mais merci surtout aux groupes (super première exportation pour WD en dehors de leurs contrées houblonnées), pour un prix vraiment sympa (le choix entre 2, 4 ou 6 balles) et aussi au public qui s’est déplacé ! Même si on revoit les même têtes, c’est quand même un public largement plus intéressant qu’aux dates de black metooool sur Lille.

samedi 6 août 2016

Death/Grind Party I @ Titans Club (Lens(Be)) 05/08/2016



    Bon j’avoue, je devais me taper Cattle Decapitation le lendemain de ce concert. Et puis bon, j’ai réécouté le groupe… Vraiment déçu : dans mes souvenirs c’était aussi brutal qu’un tractopelle lancé sur Bagdad. Alors qu'en réécoutant les skeud, ça m'a plutôt donné l'impression d'écouter un groupe assez surfait qui te balance un truc correct, mais qui casse pas trois pattes à un manchot. Du coup, sans hésitation, il subsistait cette date de Grind (dans 3 styles différents d’après l’event), où Balance of Terror devait se produire. Kaotoxin avait pas mal fait tourner le truc et, sans avoir jamais écouté, il faut dire que Nico sait nous dégoter de bon petits groupes comme ça. Malheureusement les mecs ont dû annuler parce qu’un des membres s’est brisé je n’sais plus quoi. Et c’est avec plaisir que je vois les Wallifornian Degeneration les remplacer !

    On débute donc les hostilités avec le curieux Krig, vendus comme du Grind psychédélique. En fait, le côté « psyché » du truc n’existe pas. Il s’agit juste de plusieurs passages tribaux frénétiques soutenus par un tam-tam épileptique. J’ai trouvé l’idée vraiment sympa, dans une scène où l’innovation est loin d’être le souci premier des groupes. Pour le coup, niveau musical, je me suis surpris à aimer et à comprendre pourquoi l’event nous parlait de 3 Grind différents. Et finalement, Krig, c’est un peu une triplette incestueuse où 3 sous-genres se tapent une orgie pour le moins curieuse : une base pas loin d’un Brutal Death des familles, entrecoupée de plusieurs passages purement Grind (un peu à la Nasum, Blockheads et consorts… Bref, le genre de truc purement viscéral qui te donne envie d’aller taper des mamans) et…surprise (car je suis un poil allergique à cette scène), des gros break Deathcore. Et pour le coup, j’ai vraiment aimé le mélange un peu WTF du truc. Je me suis un peu lassé sur la fin malgré tout. En même temps, comme je l’ai déjà mentionné dans plusieurs LR de ce blog, je me rends compte qu’avec le temps, si je connais pas un morceau, j’ai tendance à regarder en m'enlisant dans un mutisme corporel digne d’une huître paraplégique. Bon ici, j’irai pas jusqu’à cet extrême non plus, parce qu’ils ont bien envoyé du pâté les gaillards. Avec ce bassiste tout droit sorti d’un gorope de folk (je parle de la dégaine hein), un batteur assez survitaminé, un guitariste … bah un guitariste de Grind quoi aha, et un chanteur bestial au possible qui m’a un peu rappelé celui de Leng’Tche (et je dis pas ça pour la couleur de peau, n’est-ce pas ?). Non je sais pas, c’est son côté baraqué et sa façon de chanter aussi.
Une putain de bonne mise en bouche en somme.

    Malheureusement, ça se gâte avec le deuxième groupe. Therianthropy, groupe Death Metal du Luxembourg. Et que dire ??? Beh, je me suis emmerdé comme pas possible et j’ai même pas tenu la moitié du set. Et là, tu te dis : « Mais putain quel connard de haterz, même pas foutu de laisser une chance à un petit groupe. Total support à la scène UG. T’es pas metal. »
Beh, en même temps, quand les mecs se contentent de balancer de la riffaille aseptisée ultra chiante, sans aucun feeling, t’as un peu l’impression d’écouter en boucle la même chanson qui, de base, n’est même pas terrible. Imagine la rythmique de Cannibal Corpse, sans ce côté technique et t’auras une petite idée du truc. Très bof pour moi, j’ai l’impression d’avoir fait le tour du groupe en 5 minutes. Alors ouais, j'suis peut-être haterz, mais j'estime qu'au bout d'un certain temps, faut pas se foutre de la gueule du monde. Va faire un tour sur metal-archives et tu verras le nombre de groupes référencés (plus de 110 000) et ça se rajoute tous les jours. Perso, j'ai aucune envie de monter un groupe à cause de ça. On est putain en train de crouler sous la consommation de groupes interchangeables jusqu'à l’écœurement et il devient de plus en plus dure de faire le tri dans toute cette montagne de merdes. Voilà, c'est dit!

    Bon, du coup, la pause rallongée fut riche en émotions, notamment avec la rencontre d’un mec au bar qui me paye une bière sans raison aucune. En mode gros fan de vieux Hard et de Heavy metoooool, le gars a pas pu s’empêcher de pousser la chansonnette sur toutes les chansons qu’ils passaient en fond. Et bordel, une voix à faire se retourner Dio dans sa tombe. Tu vois, c’est exactement le genre de concert où tu tombes sur les vrais, et qu’il suffit pas de se la jouer misanthrope en gueulant satan pour être forcément un true. Bon après, je compare ce qui n’est pas forcément comparable, mais t’auras compris où je veux en venir (sinon cours lire ma chro du Throne Fest).

    J'en profite aussi pour parler un peu de la salle, le Titans Club que je ne connaissais pas du tout. Un bar bien sympa, tout en long, où la scène est pas mal (en tout cas, plus grande que dans les bars/concerts lillois) et les bières pas chères (QUE 2.20€ pour une Jupiler quoi!). Et puis la Carrefour Market pile à côté et une friture de l'autre, le tout sur une place avec un bon petit parking, bref, PARFAIT;

    Il est temps de finir en beauté avec Wallifornian Degeneration, groupe de Charleroi que j’avais déjà eu l’occasion de voir avec Vaginal Penetration of an Amelus with a Musty Carrot il y a deux-trois mois. Du coup je risque de me répéter un peu mais osef ! En gros, tu débranches ton cerveau et tu te crois propulsé à l’Obscene Extreme tellement les mecs t’envoient un Goregrind gamin à l’humour de Gronibard.  La même mandale dans la tronche que la dernière fois en fait et au moins c’est super, car tu sais à quoi t’attendre. Je parle de Gronibard, mais les mecs se rapprochent encore plus d’un Anal TV (ah bah tout de suite, c'est sûr, c'est moins connu) où les samplers de télé réalités sont remplacés par dialogues tout droit de je n’sais quel feuilleton de télévision wallonne. L’accent ne trompe pas en tout cas, tu sais que tu es bel et bien en Belgique ! Et puis enfin, les mecs dans le public se défoulent sans prise de tête, avec cette putain de bouée gonflable sortie de je n’sais où aha. Sans oublier l’incontournable lancé de balles de ping-pong, auxquels se sont rajoutés des bidons d’acide (vide hein…ça me semble logique mais je pense qu’il est préférable de le préciser) et du PQ à foison. Petite congratulation à l’un des deux chanteurs aussi qui s’est affublé d’un magnifique T shirt rose et d’une jupe de grand-mère. En somme, du Grind pipi caca qui fout un bon coup de fouet au moral!


    Putain, sacrée date sympathique. Merci à l'organisateur en tout cas, à la salle (encore une bien bonne découverte pour ma part) ainsi qu'au groupes! 
Et dire que je remets ça Vendredi prochain avec, une fois encore, Wallifornian Degeneration, mais aussi Anal TV justement ! Accompagnés de Unsu et Essen mein Scheisse, un « petit groupe guilleret de grindcore bruitiste minimaliste pour enfants sourds » lillois, d'après leur facebook!

dimanche 29 mai 2016

Metal Corporation Fest Grind Edition @ MCP Apache (Fontaine-L'évêque) 27/05/2016



    En général, une date de Grind c'est toujours bien sympa! Encore plus quand il s'agit de Goregrind. Ça change de toutes ces dates de Black Orthodoxe où le public passe son temps à faire la grimace. L'event m'avait déjà fait de l’œil il y a quelques mois, notamment parce que VxPxOxAxAxWxAxMxC (que l'on nommera par la suite Vaginal Penetration) repassait dans le coin d'une part, et les prix très attrayants (le côté dilettante) d'autre part. Putain mais 2€ le demi de Jupiler, c'est le rêve quoi! Alors c'est avec la réflexion d'un tétraplégique parkinsonien qu'on décolle vers 16h30 pour Fontaine-L'evêque où se déroulera l'égorgement de cochons. Une route qui se passera somme toute très bien, car pour une fois, je ne conduis pas, et du coup on pourra commencer à s'éthyliser un peu la tronche sur fond de Violator et Demolition Hammer qui font trembler les vitres éhé.

    Arrivés avant l'ouverture du bar, on fait le tour du proprio, une sorte de hangar réaménagé à grands coups de palettes, assez de place dans la salle, le genre qu'il nous manque sur Lille (beh oui, La rumeur, le midland, El Diablo etc sont coolos mais toujours un poil trop petite) et une cabine de chantier en guise de WC...Inutile de préciser que ces dames seront vite incommodées par le truc, mais bon, si ça va pas, y'a toujours le petit escalier en mode viol sur le côté de la salle.

    Bref, après quelques coups dès que le bar eût ouvert, c'est à KxdxG d'ouvrir les hostilités. Du goregrind "classique", vraiment cool pour une première partie. Les mecs font pas partie d'un groupe de Black mais ça les empêche pas de se masquer la tronche en mode terroriste. Mais faut dire que les lunettes posées dessus ça te casse un peu le truc aha. M'enfin, je pense sincèrement que les mecs s'en branlent. Après tout, le chanteur passera son temps à faire des marches militaires punkisantes et à se rouler par terre, tout en gruikant à la façon d'un vieux Sublime Cadaveric Decomposition. Si ce nom te dit rien, alors va te jeter direct dans la Scarpe. Le tout sonne un peu classique, mais vraiment agréable pour une première partie. Le point culminant, l'érection viscérale, la cerise sur le bout du gland, ce sera cette reprise assez inattendue de Bite it you scum de GG Allin!!! Putain quelle claque!! Manquait plus qu'un mec qui chiait à terre et on s'y serait cru.

    Mine de rien, ça a beau être du grind, je suis toujours étonné de voir à quel point ça passe vite. En fait, imagine un TGV lancé à pleine vitesse sur Bagdad, sans frein, du kebab enroulé autour des roues et le tunisien égorgeant le cochon et t'aura une idée de cette soirée. Du coup, j'ai l'impression que les balances durent autant de temps que le set des groupes. Mais ça me dérange pas, parce qu'au moins t'as tout le temps de profiter de l'instant....Mais surtout d'entretenir ton foie. Tiens, tant que j'y pense, je me répète mais ça fait plaiz' de voir des têtes qu'on connaît, à savoir David et Christine, les orgas du No Compromise (putain allez-y ça bute!) se pointer à des dates underground aux quatre coins du Nord et de la Belgique. Bref, déjà bien éméché, me voici devant Wallifornian Degeneration et là, je me demande franchement comment faudrait qualifier leur talent (pour le peu qu'ils en aient). En fait si, je sais un peu, parce que les deux chanteurs peuvent pas te faire louper la comparaison avec Gronibard! Exactement le même trip avec l'un en mode jupette et l'autre façon coreux. Un gros délire qui t'oblige à débrancher ton cerveau sous peine de finir en légume avarié à te pisser dessus et écouter du Justin Biberon. C'est ça que j'adore dans ce genre de dates en fait : tu te prends vraiment pas au sérieux, et c'est quand même vachement moins pitoyable que tous ces branleurs qui montrent leurs culs à la télé parce qu'ils sont au Hellfest, et que c'est trop metol, ce genre de gars qui pensent que Metalliquoi fait de bonnes vidéos et que Metallica font toujours du thrash. Bref, ici point de kikoololilol de raclures de merde de ce genre! Juste un groooooos trip qui nous offrira de voir un Jean-Claude Mécouille monter sur scène tenir la chansonnette et une avalanche de balles de ping-pong qui se finira en grosse baston aha. Bref, un bon moment qui nous prouvent qu'en Wallonie aussi, on sait faire du Grind. Tiens, y'avait aussi un gros côté Anal Tv avec tous ces samplers, et putain y'en avait même un d'Eddy Malou!!! (Le premier savant du congo passionné par la nucléarité des rollers). Du coup moi je dis oui putain!!!

    Arrivé à ce moment de la soirée, c'est le moment où la Jupi arrive plus trop à te nourrir en fait. Du coup, à force de s'éthyliser la tronche, on commence à avoir la dalle. Et quelle déception arrrrrgh : la promesse du burger à 2 € sur l'event ne sera pas tenue. Peut-être trop de monde ou les mecs ont tout simplement la flemme, mais on devra aller à la friture du coin histoire de pouvoir s'empiffrer d'une bonne grosse frite à la belge. Putain que ça fait du bien, malgré les deux pétasses derrière qui se pissent dessus parce qu'on est un peu ivres mais bon...Y'as des pétasses partout hein. Du coup on arrive alors que Vaginal Pentration a déjà commencé. M'enfin on aura quand même droit à une quarantaine de minutes bien sympathique. Alors le truc sympa avec eux, en plus de leur côté ultra groovy (putain mais écoute-moi cette version de Mass Suicide with a Rusty Comb !), c'est que le chanteur utilise absolument aucun effet pour sa voix. C'est du 100% naturel et, si j'étais encore hésitant face à ça, la petite discussion sympa avec le chanteur après le concert m'aura convaincue car le mec m'a lâché un bon raclement de gorge tranquille, comme ça en pleine rue. Putain de claque, comme la première fois où je les avais vus (et j'étais bien ivre encore ce jour-là!), et ce, malgré la boite à rythme, surtout que c'est le genre de groupe à nous foutre plein d'intros à la con en concert. Tu vois, les trucs à la Rompeprop bien couillons qui se prennent pas au sérieux, ils foutent jamais leurs intros ou d'autres samplers en live, mais chez Vaginal Penetration, justement, c'est ça qui fait leur force et qui rends le concert si génial! Du génie, tout simplement, surtout ce sampler de La Bamba où tout le monde tripe. Et d'ailleurs, c'est sur ce groupe que je me rend compte que le son, bien qu'un peu fort, est quand même ultra niquel, chose assez étonnante pour une salle de cette envergure. Franchement, chapeau les gars! En gros, si Vaginal Penetration passent près de chez toi, tu DOIS aller les voir!

    Bon du coup, la nuit tombe et mon foie s'affaisse dangereusement, la terre est basse mais mon gosier en réclame toujours plus. Putain mais les 50cl à 2€ célemal! Mais bon, mon foie me remerciera plus tard, j'aime trop cette soirée alors on réfléchira demain. Et c'est au tour de L.A.R.D.O.N de jouer (déjà en tête d'affiche, si l'on ne compte pas l'after party), chose que je ne comprendrai pas, car à la base ils étaient en seconde position, suivis de Vaginal Penetration en troisième et un groupe d'annulé en tête d'affiche (remplacé par le groupe d'ouverture). Je sais pas si c'est clair, mais pour le coup, j'aurais quand même vu le groupe qui vient de loin avoir le privilège de jouer en dernier. Mais bon, après tout c'est du grind, et on s'en branle autant qu'un trisomique devant un bon gros porno pédophile. Alors Lardon (la flemme de mettre les points entre chaque lettre à chaque fois, tu m'excuseras), c'est une grande histoire d'amour dans le Nord. Une sorte de Saint-Valentin qui se fête en famille. La chanteurs à toujours son super micro en forme de bite et est toujours aussi fou (bien que je l'ai trouvé plus en forme lorsqu'ils étaient passés à Hénin Beaumont en Novembre dernier). Imagine un peu une sodomie d'enfant au verre pilé et au gros gravier avec pour bande son des hurlements épileptiques, le tout en mode répète un peu à l'arrache et moi je dis bingo! Je me répète mais c'est toujours comme ça dans cette scène et je trouve que ça manque sacrément de dates de ce genre dans le coin. Voilà le genre de trucs qui te fout de bonne humeur et te fait oublier ton envie d'éradication de la race humaine (surtout sur ton lieu de travail en fait) au profit d'amour et de sodomie zoophile. Et pour le coup, j'ai l'impression que notre groupe local a quand même pu jouer pas mal de temps! C'est pas comme s'ils passaient déjà souvent dans le coin mais j'ai vraiment trouvé ça cool en tout cas. Dernier truc qui m'a quand même foutu sur le cul, c'est la batterie Oo. Je sais pas comment le mec fait mais ramasse tes bras après le concert putain. Je me rappelais pas que c'était aussi bourrin!

    Bon après, le souci avec le Grind, c'est que tu peux pas te la péter en disant "ouais ils ont joués tel morceau c'était cool". A peine le temps de réfléchir et de prononcer le titre qu'il est déjà fini. Du coup je peux pas trop te citer des morceaux mais vraiment que te parler du ressenti ou de l'ambiance du truc quoi. Bref, là on est arrivé à un point où je ressens la gravité jusque dans ma rate et je fais une petite pause en attendant Remote. Car oui, un peu à la dernière minute, le groupe parisien s'est rajouté à l'affiche et j'ai pas tilté tout de suite...Et puis j'ai vu sur leurs photos facebook la pochette de cette demo que j'ai chopé je ne sais plus où y'a une dizaine d'année (peut-être un peu moins). Je ne sais plus où ni comment mais en tout cas, le groupe m'avait foutu une belle claque mais, étonnement, je n'avais jamais poussé le truc plus loin et ça m'était carrément sorti de la tête. C'est donc nostalgique que j'assiste à une bonne dose de powerviolence sludgisante! Le truc était vendu comme du Sludge/Noise sur l'event mais c'était vraiment plus bourrin que ne laisse présager ces termes. Franchement, je m'attendais pas à ça et j'ai vraiment adoré redécouvrir ce groupe! Comme quoi, en France, on sait aussi innover et balancer quelque chose de super jouissif, crado, bien dégueulasse. En fait, j'avais l'impression de me voir dans la crasse parisienne, car c'est le genre de groupe à te casser ce cliché du Paris romantique. Et puis les gars étaient heureux de se retrouver ici, et je peux les comprendre, vu l'accueil du public! Alors ok, il y a ce côté powerviolence qui plaira aux fans du style présents ce soir, mais au risque de me répéter, t'as vraiment toute cette crasse sludge qui dégouline des enceintes jusqu'à te rendre fou et épileptique et ça, c'est vraiment cool que les gens qui sont restés jusqu'ici apprécient autant. Et puis les mecs sont rodés on dirait, ils ont de l'âge et ça se sent : une assurance pas croyable sur scène (tiens le chanteur n'est pas sans me rappeler un certain Fred de chez Noise Emission Control), et aucun foirage. Vraiment un très bon groupe à suivre, le genre de truc qui mériterait qu'on le cite comme représentant du metal français au lieu de sortir les conneries habituelles (Gojira ou Dagoba lolilol). Bon après j'ai pas pu m'empêcher d'être énervé par des gourdasses qui sautillaient dans le public... Surtout pour le seul groupe à peu près sérieux de la soirée. Ouais, comme d'hab il me faut ma dose de critique et j'aime pas les gens, mais faut quand même admettre que ce soir, j'ai pas tellement fulminé...parce que public génial, parce que goregrind, parce que aucune prise de tête, parce que pas de poseurs qui font la grimace en contractants leurs doigts pour invoquer leur pote cornu. Putain mais c'est dingue comment je crache à la gueule de la scène Black Metal alors que j'adore ce style. Mais bon, les cons n'aident vraiment pas et je pense que c'est la scène où la connerie atteint quand même son paroxysme.

    Bon, il est temps de conclure ici, c'est pas tout mais j'ai la dalle et plus rien à dire sur c'te date bien bien fat! Si ce n'est un énoooooooooorme merci à l'organisation, à la salle et leurs prix concurrentiels (mais bon, la prochaine fois, je veux les burgers les gars svp!), au public qui me redonne foi aux concerts, aux potes (David, Christine, mon petit Fen, Caroul anal et Axhell mon petit ragondin exotique, Max pour sa conduite irréprochable et qui m'a surtout permis d'entretenir mon cancer du foie), à ma blondasse, et puis absolument à CHAQUE groupe présent ce soir! Bisou sur votre testicule droit les gars et au plaisir de revoir chacun d'entre vous!!!



    Pour le prochain live report, je me tâte encore mais je risque fort bien d'aller faire un tour du côté de la vieille scène Death bien de chez nous : Mercyless qui passent à la Péniche Spits de Douai (deux minutes en caisse de chez moi ça en se refuse pas) le vendredi 10 Juin.